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CONCLUSIONS GENERALES

Cette étude a permis d'analyser les capacités sociales, économiques et environnementales du secteur forestier au Burundi, à pouvoir satisfaire les besoins des populations d'ici l'an 2020.

Le Burundi comme d'autres pays africains est un pays pauvre avec un accroissement démographique assez élevé (3%) pour une population de 6,4 millions d'habitants en 2000 avec une densité moyenne de 230 hab./km.

L'économie burundaise est essentiellement basée sur l'agriculture, elle offre 90% des emplois et 50 % du produit intérieur brut.

Le secteur forestier fournit 2% du PIB et 6% d'emplois. Les ressources forestières sont diversifiées : forêts naturelles, les plantations, les arbres hors forêts.

Malheureusement, ces ressources sont menacées de dégradation liée notamment à la pression démographique et l'exploitation anarchique de ces même ressources, une situation qui a été exacerbée par la crise socio-politique de 1993. A titre indicatif, nous aimerions citer que 30 000 ha de plantations et plus de 12 000 ha de formations naturelles ont été détruites entre 1993-1997. A partir de 1997, les besoins de reconstruction avaient été estimés à 10 000 ha.

Aujourd'hui la demande est assez élevée et ce taux de développement de ce secteur na pas suivi le même rythme. Cette situation exige d'étendre les superficies boisées et de gérer durablement la ressource existante. En effet, le bois, continuera à être l'élément central de toute stratégie des énergies domestiques.

Selon les résultats de cette étude, la ressource forestière représentera plus de 600 000 ha en 2020 soit 16 000 000 m3 de bois sur pied à condition que les pays continue à financer le reboisement. A la même période, les estimations concernant la demande en bois seront de l'ordre de 15 millions m3 de bois sur pied.

Au cours des dix dernières années, 4 450 ha de formations forestières en défens ont été défrichés. Eu égard à cela, près de 12 000 ha d'aires protégées seront perdus d'ici l'an an 2000 et cela en fonction de l'accroissement démographique.

L'étude propose des stratégies à adopter dans le but de limiter la vitesse de dégradation des formations forestières naturelles et de leur biodiversité à savoir:

La création de nouvelles aires protégées ;

Le financement du reboisement à grande échelle ;

L'éducation environnementale, etc.

Au niveau de la transformation du bois (industrie forestière) la capacité d'exploitation demeure limitée et les produits sont de faible qualité ; en effet le pays utilise des équipements peu modernes. Très peu de ces produits sont exportés vers les marchés étrangers : 10 tonnes de bois et ouvrages en bois et 51 tonnes d'écorce de quinquina ont été exportées en 1997.

A l'horizon 2020 le secteur forestier répondra aux attentes sociales de la manière suivante :

218 000 emplois supplémentaires seront créés par l'industrie forestière. Cette dernière fera vivre près de 1 250 000 personnes soit 20 % de la population burundaise.

Pour cela, le pays devra prendre des mesures stratégiques principalement celle visant l'amélioration de la technologie afin de mieux valoriser la ressource forestière.

 

 

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