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CHAPITRE 9
DESCRIPTION ET CLES D'IDENTIFICATION DES ESPECES DE GLOSSINE

9.1 INTRODUCTION

L'agent de terrain qui capture une tsé-tsé peut ne pas être sûr de l'espèce à laquelle elle appartient.

On appelle clé un protocole écrit que l'on utilise pour identifier l'espèce à laquelle appartient une mouche. Ces clés comportent souvent des figures, comme celles du présent chapitre.

La clé donne deux descriptions auxquelles l'agent doit comparer son spécimen. Celui-ci correspondra à une seule des deux descriptions. L'agent note alors le chiffre qui est inscrit à droite, en face de la bonne description, puis il se reporte au même chiffre, situé plus bas, sur la partie gauche de la feuille. En face de ce chiffre figurent deux nouvelles descriptions. Il leur compare une fois encore son spécimen, ce qui conduit à noter un autre chiffre… et ainsi de suite jusqu'à ce qu'a la place du chiffre de droite ne figure plus que le nom d'une espèce. Cette espèce est celle a laquelle appartient le spécimen.

Le service de lutte anti-tsé-tsé de chaque pays établira sans aucun doute, si ce n'est déjà fait, une clé simplifiée pour l'identification sur le terrain de ses propres espèces de glossines.

Pour des raisons de place, il n'était pas possible de donner dans ce manuel les clés d'identification applicables à chaque pays, aussi a-t-on préféré les établir sur une base régionale.

Ces clés sont destinées a aider le personnel de terrain à se familiariser avec les caractéristiques les plus importantes de chaque espèce.

L'identification de certaines espèces peut être très difficile. Par exemple, nombre d'espèces du groupe fusca sont malaisées a distinguer, et leur reconnaissance nécessite une dissection et une préparation minutieuse des pièces anatomiques qui doivent être examinées au microscope. Distinguer G. fuscipes de .G. palpalis peut également poser un problème.

Etant donné que la plupart des espèces du groupe fusca n'ont guère d'importance économique, les clés de ce manuel ne cherchent pas a distinguer d'autres espèces que G. longipennis et G. brevipalpis. Les différences entre G. fuscipes et G. palpalis sont très tenues et il est recommandé à l'agent de terrain d'utiliser les cartes de répartition géographique de ces espèces pour l'aider à décider à laquelle appartient son spécimen.

Si l'une de ces espèces doit être identifiée de façon précise, il est préférable d'envoyer les spécimens à un spécialiste.

La plupart des caractéristiques figurant dans les clés se prêtent a une utilisation sur le terrain et il suffit d'une loupe grossissant 10 fois pour les examiner; toutefois, on a tout de même indiqué quelques caractères microscopiques. Il s'agit de la forme des forcipules inférieurs (G. tachinoides, G. palpalis) et des détails des forcipules supérieurs (groupe morsitans).

9.2 ENTRETIEN ET UTILISATION DE LA LOUPE

Tenir d'une main la loupe près de l'oeil; de l'autre main, approcher la mouche de la lentille jusqu'à obtention d'une image nette. Le mieux est de faire cet examen en tenant la mouche au soleil. Ne jamais regarder le soleil directement à travers la loupe.

La lentille doit être propre. On peut commodément la nettoyer avec un mouchoir en papier. Ne pas toucher la lentille avec les doigts et ne pas la tremper dans l'eau.

9.3 CARACTERES UTILES POUR L'IDENTIFICATION DES ESPECES DE GLOSSINES

9.3.1 Forme et proportions de l'antenne (Fig. 9.1). Permet de distinguer G. morsitans de G. pallidipes.

Le troisième article de l'antenne de G. morsitans est moins de 4 fois plus long que large; chez G. pallidipes, il est environ 5 fois plus long que large.

L'extrémité libre de l'antenne (troisième article antennaire) s'étend beaucoup plus loin en avant chez G. pallidipes que chez G. morsitans .

9.3.2 Bord de l'antenne (frange antennaire) (Fig. 9.1). Permet de distinguer G. morsitans et G. pallidipes.

Les soies portées par le bord antérieur du troisième article antennaire sont beaucoup plus longues chez G. pallidipes que chez G. morsitans, de sorte que celles de la première espèce se voient très facilement à l'aide d'une loupe grossissant 10 fois. Les soies de l'autre espèce sont beaucoup plus difficiles à voir à la loupe.

9.3.3 Couleur de la face inférieure du bulbe (Fig. 9.2). Permet de distinguer G. longipennis des autres espèces du groupe fusca et de distinguer ce groupe du groupe palpalis et du groupe morsitans.

Fig. 9.1

Fig. 9.1 Tête de Glossina morsitans et de G. pallidipes (vue de trois quarts), montrant:

  1. les soies du bord antennaire, visible chez G. pallidipes, mais invisibles à la loupe (x 10) chez G. morsitans.

  2. La forte saillie vers l'avant du troisième article antennaire de G. pallidipes, par comparaison avec G. morsitans.

Fig. 9.2

Fig. 9.2 Aspect de la face ventrale du bulbe labial chez G. morsitans (caractéristique du groupe morsitans), G. palpalis (caractéristique du groupe palpalis), G. tabaniformis (caractéristique du groupe fusca à l'exception de G. longipennis) et G. longipennis (noter l'assombrissement apical du bulbe chez cette espèce).

Vu par en-dessous, le bulbe labial du groupe morsitans et du groupe palpalis est brun fonce ou presque noir; et celui du groupe fusca, brun très pâle. La seule exception est G. longipennis, dont l'apex (extrémité étroite) est plus fonce que le reste du bulbe, brun pâle. Ce caractère permet de distinguer cette espèce de G. brevipalpis dont l'aire de répartition chevauche celle de G. longipennis.

9.3.4. Grandes soies sur les côtes du thorax, sous le point d'insertion des ailes (Fig. 9.3). Permet de distinguer les mouches du groupe fusca de celles des deux autres groupes.

Les mouches du groupe fusca portent de longues soies sur les cotés du thorax, juste sous le point d'insertion de l'aile. Les mouches du groupe morsitans et du groupe palpalis ne possèdent pas de grandes soies à cet endroit, mais il peut y en avoir de beaucoup plus petites.

9.3.5 Coloration du thorax. Permet de distinguer G. longipennis des autres espèces. La coloration du thorax est tout à fait variable et n'est en général pas d'une grande utilité pour l'identification. Toutefois, le thorax de G. longipennis est pâle (souvent avec une légère nuance de rose) et porte 4 taches sombres disposées en rectangle plus deux taches centrales (Fig. 9.4).

9.3.6 Soies des cuillerons (Fig. 9.3). Permettent de distinguer les mouches du groupe fusca de celles des deux autres groupes.

Les cuillerons se présentent sous la forme de deux minces lobes situes à la base de l'aile, et qui recouvrent parfois partiellement les haltères. Chez les mouches du groupe morsitans et du groupe palpalis, les soies qui recouvrent le bord des cuillerons ne sont ni très longues, ni ondulées.

Fig. 9.3

Fig. 9.3 Face latérale du thorax de G. pallidipes (caractéristique des groupes morsitans et palpalis) et de G. brevipalpis (caractéristique du groupe fusca), montrant l'aspect du bord velu des cuillerons et la présence (groupe fusca) ou l'absence (gruope palpalis et morsitans) de grandes soies au-dessous du point d'insertion de l'aile sur le thorax.

Fig. 9.4

Fig. 9.4 Face dorsale du thorax de G. langipennis montrant (flèche) la disposition des taches sombres.

Fig. 9.5

Fig. 9.5 Nervuration alaire de G. brevipalpis (vue partielle montrant la marque sombre à l'extrémité antérieure de la nervure transverse antérieure).

Chez les mouches du groupe fusca, elles sont plus longues et ondulées et paraissent embrouillées et désordonnées.

9.3.7 Longueur des grosses soies médianes du scutellum. Permettent de distinguer les femelles de G. morsitans et G. swynnertoni de celles de G. longipalpis et G. pallidipes.

Le scutellum porte une paire de grosses soies près de son centre, qui font saillie en arrière, au-dessus de l'abdomen. Chez les femelles de G. morsitans et de G. swynnertoni elles sont très courtes (Fig. 9.11, 9.12) mais chez celles de G. longipalpis et G. pallidipes elles sont presque aussi longues que chez le mâle (Fig. 9.10). L'agent de terrain devra observer attentivement le spécimen pour s'assurer que les soies n'ont pas été brisées.

9.3.8 Taches foncées sur les ailes (Fig. 9.5). Permettent de distinguer G. brevipalpis et les femelles de G. schwetzi des autres espèces.

Il y a une tache noire sur la nervure antérieure transverse chez les deux sexes de G. brevipalpis et chez la femelle de G. schwetzi; il n'y a pas de tache tout a fait aussi noire chez les autres espèces, mais il faut dire que ce caractère morphologique n'apparaît pas toujours très distinctement.

9.3.9 Couleur des articles tarsaux des pattes postérieures. Permet de distinguer la plupart des mouches du groupe morsitans de celles du groupe palpalis.

Chez la plupart des mouches du groupe morsitans (G. morsitans, G. swynnertoni, G. pallidipes, G. longipalpis), les deux derniers articles tarsaux de la patte postérieure sont sombres, presque noirs, alors que les autres articles de la patte postérieure sont pâles (Fig. 9.10, 9.11, 9.12).

Chez G. austeni (Fig. 9.13) la couleur des segments tarsaux des pattes postérieures est variable, et la teinte sombre s'étend habituellement à la plupart des articles. Dans le groupe palpalis. la plupart des articles tarsaux des pattes postérieures sont sombres (Fig. 9.14, 9.15).

9.3.10 Couleur des articles tarsaux des pattes antérieures. Permet de distinguer G. pallidipes de G. morsitans et G. swynnertoni.

L'avant-dernier article tarsal de la patte antérieure est noir chez G. morsitans et G. swynnertoni (Fig. 9.11 et 9.12). Il est pâle, comme le reste de la patte, chez G. pallidipes (Fig. 9.10).

9.3.11 Bandes colorées abdominales. Permettent de distinguer G. morsitans de G. pallidipes et d'identifier G. tachinoides et G. austeni.

Les bandes pales situées sur la face dorsale de l'abdomen de G. morsitans (Fig. 9.11) sont plus larges et plus visibles que chez G. pallidipes (Fig. 9.10), de sorte que G. morsitans présente en générale une striation plus nette.

Chez Glossina tachinoides (Fig. 9.15), les bandes abdominales sont également bien marquées, rappelant celles de G. morsitans. mais certains spécimens sont plutôt sombres. Chez G. austeni les bandes abdominales ne sont pas discernables (Fig. 9.13).

9.3.12 Teinte générale de l'abdomen. Permet d'identifier G. austeni, G. longjpennis et les espèces du groupe palpalis.

La teinte générale de l'abdomen est souvent très foncée chez les mouches du groupe palpalis (un peu moins chez G. tachinoides).

La teinte générale est couleur sable, voire un peu rougeâtre chez G. austeni.

La teinte générale est brun pâle chez G. longipennis et brun moyen à brun foncé chez les autres espèces du groupe fusca.

9.3.13 Forme des angles internes des bandes sombres transversales de l'abdomen. Permet de distinguer G. morsitans de G. swynnertoni.

Au niveau du troisième segment abdominal, le coin intérieur de la bande sombre forme un angle presque droit (forme carrée) chez G. swynnertoni (Fig. 9.12); il est beaucoup plus arrondi chez G. morsitans (Fig. 9.11).

9.3.14 Forme des forcipules supérieurs chez le mâle. Permet de distinguer les trois groupes d'espèces. Chez des spécimens frais, on peut découvrir les forcipules supérieurs à l'aide d'un brin d'herbe ou d'une aiguille et les examiner à la loupe. Leur forme est différente chez chacun des 3 groupes (Fig. 9.6). La méthode ne convient pas aux spécimens desséchés car ces pièces se brisent trop facilement et des techniques spéciales ont été mises au point pour leur examen en laboratoire (voir 10.1).

Dans le groupe morsitans. les forcipules supérieurs (ou cerques) sont élargis à l'apex et réunis par les lobes médians.

Fig. 9.6

Fig. 9.6 Aspect des forcipules supérieurs (cerques) chez les glossines des groupes morsitans, palpalis et fusca. La flèche indique:

  1. l'élargissement des cerques et la position des lobes médians dans le groupe morsitans;

  2. la membrane connective qui relie les cerques dans le groupe palpalis;

  3. l'absence de membrane dans le groupe fusca.

Fig. 9.7

Fig. 9.7 Face latérale de l'abdomen du mâle dans les groupes fusca et palpalis La flèche indique:

  1. le gros renflement postérieur au niveau du septième segment dans le groupe fusca;

  2. l'absence de ce renflement dans le groupe palpalis (et également dans le groupe morsitans).

Fig. 9.8

Fig. 9.8 Différentes formes de forcipules inférieurs (gonopodes) chez G. fuscipes et G. tachinoides. la flèche indique;

  1. la petite “tête” des gonopodes chez G. fuscipes et leur “cou” long et étroit;

  2. la grosse “tête” lobée des gonopodes de G. tachinoides, portée par un large “cou”.

Fig. 9.9

Fig. 9.9 Les différentes formes de cerques chez quatre espèces du groupe morsitans. La flèche indique les lobes médians.

Carte 9.1

Carte 9.1 Carte d'Afrique montrant les régions couvertes par les clés régionales (voir texte).

Dans le groupe palpalis ils se présentent sous la forme de griffes minces reliées par une membrane (appelée membrane connective).

Dans le groupe fusca, les forcipules supérieurs se terminent en griffes dans leur partie apicale; aucune membrane ne les relie.

9.3.15 Renflement à l'extrémité abdominale postérieure du mâle. Permet de distinguer les mâles du groupe fusca de ceux des deux autres groupes.

Le segment qui porte l'hypopyge possède généralement un renflement postérieur bien visible chez les mâles du groupe fusca (Fie. 9.7) sauf chez G. brevipalpis. où il n'est pas aussi developpé. Ce renflement n'existe ni dans le groupe morsitans ni dans le groupe palpalis.

9.3.16 Forme des forcipules inférieurs (gonopodes) du mâle. Permet de distinguer G. tachinoides de G. palpalis.

Chez G. tachinoides, chaque gonopode a un “cou” large et court et une “tête” à gros lobe; chez G. palpalis. le “cou” est long et mince et la “tête” petite (Fig. 9.8). L'examen des forcipules inférieurs ne peut se faire qu'au microscope.

9.3.17 Position des lobes médians entre les forcipules supérieurs (mâles du groupe morsitans) (Fig. 9.9). Permet de distinguer G. morsitans de G. pallidipes, G. longipalpis et G. swynnertoni.

Chez G. morsitans (et G. austeni) les lobes médians dépassent les cerques, ce qui n'est pas le cas chez G. pallidipes et G. longipalpis. Les lobes médians de G. swynnertoni sont à peu près alignés avec le bord des cerques.

9.4 CLES REGIONALES

9.4.1 Région 1.

  1. Aire géographique: Bande de 400 km de large le long de la cote orientale del'Afrique;

  2. Espèces de glossines: G. morsitans, G. swynnertoni, G. pallidipes, G. austeni, G. longipennis, G. brevipalpis.

  3. Grandes lignes de la clé pour la Région 1:

Groupe morsitans2
Groupe fusca5
2àusteni 
morsitans, swynnertoni, pallidipes3
3 pallidipes 
morsitans, swynnertoni4
4swynnertoni 
morsitans 
5longipennis 
brevipalpis 
  1. Clé pour la Région 1:

    1. Bordure des cuillerons simple, dont les soies ne sont ni longues ni bouclées(Fig. 9.3).

      Pas de grandes soies juste au-dessous du point d'attache de l'aile (Fig. 9.3).

      Face inférieure du bulbe labial brun foncé (Fig. 9.2).

      Chez le mâle, pas de gros renflement postérieur sur le 7ème segment de l'abdomen (Fig. 9.7).

      Chez le mâle, les cerques (forcipules supérieurs) ne se terminent pas par une griffe libre (Fig. 9.6).

Groupe morsitans2

Bordure des cuillerons avec des soies longues et bouclées (Fig. 9.3).

Plusieurs grandes soies juste au-dessous du point d'attache de l'aile (Fig. 9.8).

Face inférieure du bulbe labial brun pâle, s'assombrissant peut-être a l'apex (Fig. 9.2).

Chez le mâle, présence d'un gros renflement postérieur à l'extrémité du 7ème segment abdominal (Fig. 9.7), moins développé chez G. brevipalpis que chez G. longipennis.

Chez le mâle, les cerques se terminent en longues griffes (Fig. 9.6).

Groupe fusca5
  1. Mouches de petite taille (7,5 – 8,5 mm).

    Face dorsale brun rougeâtre, pas de bandes abdominales tris marquées.

    Teinte sombre des tarses postérieurs non limitée aux deux derniers articles tarsaux (Fig. 9.13).

    Cerques comme sur la Fig. 9.9.

    G. austeni

    Mouches de plus grande taille (8 – 11 mm).

    Face dorsale brune (et non brun rougeâtre) avec ou sans bandes abdominales bien marquées.

    Teinte sombre des tarses postérieurs limitée aux deux derniers articles.

    3

  2. Tous les tarses des pattes antérieures de teinte pâle (Fig. 9.10).

    Frange antennaire visible à la loupe (grossissement 10) (Fig. 9.1).

    La longueur du troisième article antennaire représente plus de 4 fois sa largeur; son extrémité est fortement recourbé vers l'avant (Fig. 9.1).

    G. pallidipes

    L'avant dernier article tarsal des pattes antérieures est noir, mais les autres sont pâles (Fig. 9.11 et 9.12).

    La frange antennaire n'est pas visible à l'aide d'une loupe grossissant 10 fois (Fig. 9.1).

    La longueur du troisième article antennaire représente moins de 4 fois sa largeur; son extrémité est moins recourbée vers l'avant (Fig. 9.1).

    4

  3. Sur le troisième segment abdominal, la bordure intérieure de la bande sombre forme presque un angle droit, rendant très distincte la ligne pâle médiane (Fig. 9.12).

    G. swynnertoni

    Sur le troisième segment abdominal, la bordure intérieure de la bande sombre est courbe et ne fait pas très bien ressortir la ligne pâle médiane (Fig. 9.11).

    G. morsitans

  4. Espèce rosé pâle ou brun jaune.

    Face dorsale du thorax présentant 4 taches sombres disposées en rectangle (Fig. 9.4).

    Apex du bulbe labial plus foncé que la base, lorsqu'on l'examine pardessous (Fig. 9.2).

    Aile sans tache sombre sur la nervure transverse antérieure.

    G. longipennis

    Teinte générale brun foncé.

    Le thorax ne porte pas 4 taches sombres distinctes disposées en rectangle.

    Bulbe labial uniformément brun pâle lorsqu'il est examiné par-dessous (Fig. 9.2 comme pour G. tabaniformis).

    Aile avec marque sombre sur la nervure transverse antérieure (Fig. 9.5).

    G. brevipalpis

9.4.2 Région 2.

  1. Aire géographique: Soudan, Ethiopie, Somalie.

  2. Espèces de glossines: G. morsitans, G. pallidipes, G. austeni, G. fuscipes, G. tachinoides, G. longipennis, G. fuscipleuris, G. brevipalpis.

  3. Grandes lignes de la clé pour la Région 2:

1.Groupe morsitans et palpalis2
Groupe fusca6
2.austeni, fuscipes, tachinoides3
morsitans, pallidipes5
3.austeni 
fuscipes, tachinoides4
4.fuscipes 
tachinoides 
5.pallidipes 
morsitans 
6.longipennis 
brevipalpis, fuscipleuris7
7.brevipalpis 
fuscipleuris 
  1. Clé pour la Région 2:

    1. Bordure des cuillerons simple, avec des soies ni longues ni bouclées (Fig. 9.3).

      Pas de grandes soies juste au-dessous du point d'attache de l'aile (Fig. 9.3).

      Face inférieure du bulbe labial brun fonce (Fig. 9.2).

      Chez le mâle, pas de gros renflement postérieur à l'extrémité du 7èmesegment abdominal (Fig. 9.7).

      Chez le mâle, les cerques sont reliés par une membrane (Groupe palpalis) ou par des languettes (lobes médians) (Groupe morsitans) (Fig. 9.6).

      2

      Bordure des cuillerons avec des soies longues et bouclées (Fig. 9.3).

      Plusieurs grandes soies juste en-dessous du point d'attache de l'aile (Fig. 9.3).

      Face inférieure du bulbe labial brun pâle, s'assombrissant quelquefois à l'apex (Fig. 9.2).

      Chez le mâle, présence d'un gros renflement postérieur à l'extrémité du 7ème segment abdominal (Fig. 9.7), moins prononcé chez G. brevipalpis.

      Chez le mâle, les cerques se terminent en longues griffes non reliées par une membrane (Fig. 9.6).

Groupe fusca6
  1. Tous ou presque tous les articles tarsaux des pattes postérieures sont noirs.

    3

    Seuls les deux derniers articles tarsaux des pattes postérieures sont noirs; les autres sont jaunâtres.

    5

  2. Face dorsale brun-rougâtre, sans bandes abdominales très marquées (Fig. 9.13).

    Chez le mâle, cerques larges relies par des lobes médians (Fig. 9.9).

    G. austeni

    La face dorsale n'est pas brun-rougeâtre; bandes abdominales absentes ou bien marquées.

    Chez le mâle, les cerques se terminent en longues griffes et sont reliés par une membrane (Fig. 9.4).

    4

  3. Espèces généralement très sombres(Fig. 9.14).

    Bordure pâle des tergites très étroite.

    Les gonopodes du mâle ont un “cou” long et mince et une petite “tête” (Fig. 9.8)

    Longueur 8–11 mm.

    G. fuscipes

    Espèce généralement plus pâle avec des marques abdominales rappelant celles de G. morsitans (Fig. 9.15).

    Bordure pâle des tergites plus large, mais on connaît des spécimens très sombres.

    Les gonopodes du mâle ont un “cou” large et court, et une grosse “tête” (Fig. 9.8).

    Longueur 6,5 – 9 mm.

    G. tachinoides

  4. Tous les articles tarsaux des pattes antérieures sont pâles (Fig. 9.10).

    Frange antennaire visible à la loupe grossissant 10 fois (Fig. 9.1).

    La longueur du troisième segment antennaire représente plus de 4 fois sa largeur; son extrémité est fortement recourbée vers l'avant (Fig. 9.1).

    Chez le mâle, les lobes médians ne font pas saillie (Fig. 9.9).

    Chez la femelle, les soies scutellaires médianes sont longues (Fig. 9.10).

    G. pallidipes

    L'avant-dernier article tarsal des pattes antérieures est noir, les autres sont pâles (Fig. 9.11).

    La frange antennaire n'est pas visible avec une loupe grossissant 10 fois (Fig. 9.1).

    La longueur du troisième article antennaire représente moins de 4 fois sa largeur; son extrémité est moins recourbée vers l'avant (Fig. 9.1).

    Chez le mâle, les lobes médians font saillie entre les cerques (Fig. 9.9).

    Chez la femelle, les soies scutellaires médianes sont courtes (Fig. 9,11).

    G. morsitans

  5. Espèce rose pâle ou brun jaune.

    Face dorsale du thorax présentant 4 taches sombres disposées en rectangle (Fig. 9.4).

    Apex du bulbe labial plus foncé que la base, lorsqu'on l'examine par-dessous (Fig. 9.2).

    G. longipennis

    La teinte générale n'est pas brun clair.

    Le thorax ne porte pas 4 taches sombres distinctes disposées en rectangle.

    Vu par-dessous, le bulbe labial est uniformément brun pâle (Fig. 9.2 comme pour G. tabaniformis) .

  6. Aile portant une marque sombre au niveau de la nervure transverse antérieure (Fig. 9.5).

    G. brevipalpis

    Aile sans marque aussi sombre au niveau de la nervure transverse antérieure.

    G. fuscipleuris

    A ce stade, il est nécessaire de faire appel à un spécialiste pour identifier G. brevipalpis et G. fuscipleuris.

9.4.3 Région 3.

  1. Aire géographique: Ouganda, Kenya, Tanzanie.

  2. Espèces de glossines: G. morsitans. G. swynnertoni, G. pallidipes, G. austeni, G. fuscipes, G. longipennis, G. brevipalpis, G. fusca, G. fuscipleuris. G. nigrofusca.

  3. Grandes lignes de la clé pour la Région 3:

1.Groupes morsitans et palpalis2
Groupe fusca6
2.austeni, fuscipes,3
swynnertoni, morsitans, pallidipes4
3.austeni 
fuscipes 
4.pallidipes 
swynnertoni, morsitans5
5.swynnertoni 
morsitans 
6.longipennis 
brevipalpis, fusca, fuscipleuris 
nigrofusca7
7.brevipalpis 
fusca, fuscipleuris, nigrofusca 
  1. Clé pour la Région 3:

    1. Bordure des cuillerons simple, avec des soies ni longues ni bouclées (Fig. 9.3).

      Pas de grandes soies juste au-dessous du point d'attache de l'aile (Fig. 9.3).

      Face inférieure du bulbe labial brun foncé (Fig. 9.2),.

      Chez le mâle, pas de gros renflement postérieur a l'extrémité du 7ème segment abdominal (Fig. 9.7).

      Chez le mâle, les cerques sont reliés par une membrane (groupe palpalis) ou par des lobes médians (groupe morsitans) (Fig. 9.6).

      2

      Bordure des cuillerons avec des soies longues et bouclées (Fig. 9.3).

      Plusieurs grandes soies juste au-dessous du point d'attache de l'aile (Fig. 9.3).

      Face inférieure du bulbe labial brun pâle, s'assombrissant quelquesfois à l'apex (Fig. 9.2) .

      Chez le mâle, présence d'un gros renflement postérieur à l'extrémité du 7ème segment abdominal (Fig.9.7), moins prononcé chez G. brevipalpis.

      Chez le mâle, les cerques (forcipules supérieurs) se terminent en longues griffes, ils ne sont reliés ni par une membrane ni par des languettes (Fig. 9.6).

Groupe fusca6
  1. Tous ou presque tous les articles tarsaux des pattes postérieures sont noirs (Fig. 9.14).

    3

    Sur les pattes postérieures, seuls les deux derniers articles sont noirs; les autres articles sont jaunâtres (Fig.9.11).

    4

  2. Mouches de petite taille (7,5 – 8,5 mm).

    Face dorsale brun-rougeâtre.

    Chez le mâle, les cerques sont larges et reliés par des lobes médians (Fig. 9.9).

    Chez la femelle, les soies scutellaires médianes sont courtes (Fig. 9.13). Cette espèce n'est prèsente que le long de la côte est de l'Afrique, dans une bande de 450 km de large.

    G. austeni

    Mouches de plus grande taille (8 – 11 mm),

    Face dorsale brun tris foncé, presque noire.

    Cerques du mâle se terminant en griffes et reliés par une membrane (Fig. 9.6).

    Chez la femelle, les soies scutellaires médianes sont longues (Fig. 9.14). Absent de la cote est de l'Afrique.

    G. fuscipes

  3. Tous les articles tarsaux des pattes antérieures sont pâles (Fig. 9.10).

    La frange antennaire est visible avec une loupe grossissant 10 fois (Fig. 9.1).

    La longueur du troisième article antennaire représente plus de 4 fois sa largeur; son extrémité est fortement recourbée vers l'avant.

    Chez la femelle, les soies scutellaires médianes sont longues (Fig. 9.10).

    G. pallidipes

    L'avant-dernier article des pattes antérieures est noir, les autres sont pâles (Fig. 9.11, 9.12).

    La frange antennaire n'est pas visible avec une loupe grossissant 10 fois (Fig. 9.1).

    La longueur du troisième article antennaire représente moins de 4 fois sa largeur; son extrémité est moins recourbée vers l'avant (Fig. 9.1).

    Chez la femelle, les soies scutellaires médianes sont courtes (Fig. 9.11, 9.12).

    5

  4. Sur le troisième segment abdominal, la bordure intérieure de la bande sombre forme presque un angle droit, rendant très distincte la ligne pâle médiane (Fig. 9.12). Les lobes médians du mâle ne font pas saillie.

    G. swynnertoni

    Sur le troisième segment abdominal, la bordure intérieure de la bande sombre est courbe et ne fait pas très bien ressortir la ligne pâle médiane (Fig. 9.11).

    Les lobes médians font très nettement saillie chez le mâle (Fig. 9.9).

    G. morsitans

  5. Espèce rose pâle ou brun jaune.

    Face dorsale du thorax présentant 4 taches sombres disposées en rectangle (Fig. 9.4).

    Apex du bulbe labial plus foncé que la base, lorsqu'on l'examine par-dessous (Fig. 9.2).

    G. longipennis

    La teinte générale n'est pas brun clair.

    Le thorax ne porte pas 4 taches sombres distinctes disposées en rectangle.

    Vu par-dessous, le bulbe est uniformément pâle (Fig. 9.2) comme G. tabaniformis.

    7

  6. Aile portant une marque sombre au niveau de la nervure transverse antérieure (Fig. 9.5).

    G. brevipalpis

    Aile ne portant pas de marque sombre au niveau de la nervure transverse antérieure.

    G. fusca. G. fuscipleuris, G. nigrofusca. Ces espèces ne peuvent être distinguées à l'aide de cette clé.

    Il est nécessaire à ce stade de faire appel à un spécialiste pour distinguer G. brevipalpis des autres.

9.4.4 Région 4

  1. Aire géographique: Namibie, Zambie, Malawi, Mozambique, Zimbabwe, Botswana, Afrique du Sud, Swaziland.

  2. Espèces de glossines: G. morsitans, G. pallidipes. G. austeni, G. fuscipes, G. brevipalpis.

  3. Grandes lignes de la clé pour la Région 4 :

1.Groupes palpalis et morsitans2
brevipalpis 
2.austeni, fuscipes,3
pallidipes, morsitans,4
3.austeni 
fuscipes 
4.pallidipes 
morsitans 
  1. Clé pour la Région 4:

    1. Bordure des cuillerons simple, avec des soies ni longues ni bouclées (Fig. 9.3).

      Pas de grandes soies juste au-dessous du point d'attache de l'aile (Fig. 9.3).

      Face inférieure du bulbe labial brun foncé (Fig. 9.2).

      Chez le mâle, les cerques sont reliés par une membrane (groupe palpalis) ou par des lobes médians (groupe morsitans) (Fig. 9.6).

      Aile sans marque sombre au niveau de la nervure transverse antérieure.

      2

      Bordure des cuillerons avec des soies longues et bouclées (Fig. 9.3).

      Plusieurs grandes soies juste sous le point d'attache de l'aile (Fig. 9.3).

      Face inférieure du bulbe labial brun pâle (Fig. 9.2 comme pourG. tabaniformis).

      Chez le mâle, cerques se terminant en longues griffes (Fig. 9.6).

      Aile portant une marque sombre au niveau de la nervure transverse antérieure (Fig. 9.5).

      G. brevipalpis

    2. Tous, ou presque tous les articles tarsaux des pattes postérieures sont noirs (Fig. 9.14).

      3

      Seuls les deux derniers articles tarsaux des pattes postérieures sont sombres, les autres sont jaunâtres (Fig. 9.11).

      4

    3. Mouches de petite taille (7,5 – 8,5 mm).

      Face dorsale brun rougeâtre.

      Chez le mâle, les cerques sont larges et reliés par des lobes médians (Fig. 9.9).

      Chez la femelle, les soies scutellaires médianes sont courtes (Fig. 9.13). Cette espèce n'est présente que le long de la côte est de l'Afrique, dans une bande de 450 km de large.

      G. austeni

      Mouches de plus grande taille (8 – 11 mm).

      Face dorsale brun très foncé, presque noir.

      Chez le mâle, les cerques se terminent par des griffes et sont reliés par une membrane (Fig. 9.6).

      Chez la femelle, les soies scutellaires sont longues (Fig. 9.14).

      Espèce absente de la côte est de l'Afrique.

      G. fuscipes

    4. Tous les articles tarsaux des pattes antérieures sont pâles (Fig. 9.10).

      Frange antennaire visible avec une loupe grossissant 10 fois (Fig. 9.1).

      La longueur du troisième article antennaire représente plus de 4 fois sa largeur; son extrémité est fortement recourbée vers l'avant (Fig 9.1).

      Chez le mâle, les lobes médians ne font pas saillie (Fig. 9.9).

      Chez la femelle, les soies scutellaires médianes sont longues (Fig. 9.10).

      G. pallidipes

      L'avant-dernier article tarsal des pattes antérieures est noir, le resteest pâle (Fig. 9.11).

      Frange antennaire non visible avec une loupe grossissant 10 fois (Fig. 9.1).

      La longueur du troisième article antennaire représente moins de 4 fois sa largeur; son extrémité est moins recourbée vers l'avant (Fig. 9.1).

      Chez le mâle, les lobes médians font saillie entre les cerques (Fig, 9.9).

      Chez la femelle, les soies scutellaires médianes sont courtes (Fig. 9.11).

      G. morsitans

9.4.5 Région 5

  1. Aire géographique: Zäire, Rwanda, Burundi, Angola, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Nigéria, Niger, Bénin, Togo, Ghana, Côte d'Ivoire, Haute-Volta, Libéria, Guinée, Mali, Sierra Leone, Guinée-Bissau, Sénégal, Gambie.

  2. Espèces de glossines: G. morsitans, G. longipalpis, G. pallidipes, G.palpalis, G. fuscipes, G. tachinoides, G. pallicera, G. caliginea, G. fusca, G. fuscipleuris, G. tabaniformis, G. nigrofusca, G. haningtoni, G. schwetzi, G. severini, G. vanhoofi, G. nashi, G. medicorum, G. brevipalpis.

  3. Grandes lignes de la clé pour la Région 5:

1.Groupes palpalis et morsitans2
Groupe fusca8
2.Groupe palpalis3
Groupe morsitans,6
3.pallicera, caliginea4
palpalis, fuscipes, tachinoides5
4.pallidipes 
caliginea 
5.palpalis, fuscipes ( pas d'autre subdivision) 
tachinoides 
6.pallidipes, longipalpis 
morsitans7
7.pallidipes 
longipalpis 
8.brevipalpis 
reste du groupe fusca (pas d'autre subdivision) 
  1. Clé pour la Région 5:

    1. Bordure des cuillerons simple, avec des soies ni longues ni bouclées (Fig. 9.3).

      Pas de longues soies juste sous le point d'attache de l'aile (Fig. 9.3).

      Face inférieure du bulbe brun foncé (Fig. 9.2).

      Chez le mâle, pas de gros renflement postérieur sur le 7ème segment abdominal (Fig. 9.7).

      Chez le mâle les cerques sont relies soit par une membrane (groupe palpalis), soit par des lobes médians (groupe morsitans) (Fig. 9.6).

      2

      Bordure des cuillerons avec des soies longues et bouclées (Fig. 9.3).

      Plusieurs longues soies juste au-dessous du point d'attache de l'aile (Fig. 9.3).

      Face inférieure du bulbe uniformément brun pâle (Fig. 9.2).

      Chez le mâle, présence d'un gros renflement postérieur sur le 7ème segment abdominal (Fig. 9.7), moins prononcé chez G. brevipalpis.

      Chez le mâle, les cerques se terminent en longues griffes, ils ne sont pas reliés par une membrane (Fig. 9.6).

Groupe fusca8
  1. Tous ou presque tous les articles tarsaux des pattes postérieures sont noirs (Fig. 9.14).

    Chez le mâle, les cerques se terminent en griffes et sont relies par une membrane (Fig. 9.6).

Groupe palpalis3

Seuls les deux derniers articles tarsaux des pattes postérieures sont noirs (Fig. 9.11).

Chez le mâle, les cerques ont des extrémités élargies et sont reliés par des lobes médians (Fig. 9.6).

Groupe morsitans6
  1. Face dorsale de l'abdomen très sombre, sans bande.

    4

    Tergites abdominaux à bordure postérieure plus pâle, dessinant vaguement des bandes transversales.

    5

  2. Troisième article antennaire avec une frange de soies blanchâtres bien visibles à la loupe.

    G. pallicera

    Antenne sans cette frange de soies blanchâtres.

    G. caliginea

  3. Bordure pâle des tergites très étroite (Fig. 9.14).

    Chez le mâle, les gonopodes (forcipules inférieurs) ont un “cou” long et mince et une petite “tête” (Fig. 9.8).

    G. palpalis,

    G. fuscipes

    cette clé ne permet pas la distinction entre ces 2 espèces.

    En se reportant la carte 5.4, on verra de quelle espèce il s'agit.

    Bordure pâle des tergites habituellement plus large (Fig. 9.15), mais certains spécimens peuvent être assez foncés.

    Chez le mâle, les gonopodes ont un “cou” large et court et une grosse “tête” (Fig. 9.8).

    G. tachinoides

  4. Frange antennaire visible à la loupe grossissant 10 fois (Fig. 9.1).

    Chez le mâle, les lobes médians ne font pas saillie entre les cerques (Fig. 9.9).

    Chez la femelle, les soies scutellaires médianes sont longues (Fig. 9.10).

    7

    Frange antennaire invisible a la loupe grossissant 10 fois (Fig. 9.1).

    Chez le mâle, les lobes médians font saillie entre les cerques (Fig. 9.9).

    Chez la femelle, les soies scutellaires médianes sont courtes (Fig. 9.11).

    G.morsitans

  5. Avant-dernier article tarsal des pattes antérieures noir (comme sur la Fig. 9.11).

    G. longipalpis

    Tous les articles des pattes antérieures pâles (comme dans le Fig. 9.10).

    G. pallidipes

  6. Mâle et femelle portent une marque sombre sur la nervure transverse antérieure (Fig. 9.5).

    G. brevipalpis

    Mâle et femelle sans marque sombre sur la nervure transverse antérieure (exception: la femelle de G. schwetzi a également une marque sombre â cet endroit).

    reste du groupe fusca (pas d'autre subdivision)

    Il faut faire appel à un spécialiste à ce stade pour distinguer G. brevipalpis du reste du groupe.

9.5 DESCRIPTION DES ESPECES LES PLUS IMPORTANTES

9.5.1 Glossina longipalpis (taille 9,5 – 11 mm).

  1. Les deux derniers articles tarsaux des pattes postérieures de couleur sombre.

  2. Avant-dernier article tarsal des pattes antérieures de couleur sombre.

  3. Frange de longues soies sur le troisième article antennaire visible a la loupe (10 x).

  4. Cerques du mâle pointus; les lobes médians ne font pas saillie.

  5. Chez la femelle, longues soies scutellaires.

9.5.2 Glossina pallidipes (taille 8,5 – 11 mm)
(Fig. 9.10).

  1. Les deux derniers articles tarsaux des pattes postérieures de couleur sombre.

  2. Tous les articles tarsaux des pattes antérieures pâles.

  3. Frange de longues soies sur le troisième article antennaire visible a la loupe (10 x).

  4. Longueur du troisième article antennaire = plus de 4 fois sa largeur.

  5. Extrémité du 3ème article antennaire fortement recourbée et effilée.

  6. Chez la femelle, longues soies scutellaires.

  7. Cerques du mâle pointus; les lobes médians ne font pas saillie.

9.5.3 Glossina morsitans (taille 7,5 – 10 mm)
(Fig. 9.11).

  1. Les deux derniers articles tarsaux des pattes portérieures de couleur sombre.

Fig. 9.10

Fig. 9.10 Face dorsale d'une femelle de G. pallidipes. La flèche indique:

  1. le 4ème article tarsal de la patte antérieure, de teinte pâle

  2. les longues soies scutellaires médianes

  3. les deux derniers articles tarsaux de la patte postérieure, de teinte foncée

Fig. 9.11

Fig. 9.11 Face dorsale d'une femelle de G. morsitans. La flèche indique:

  1. l'anneau sombre au niveau du 4ème article tarsal de la patte antérieure

  2. les courtes soies scutellaires médianes (elles sont longues chez le mâle)

  3. les deux derniers articles tarsaux de la patte postérieure, de teinte sombre.

Fig. 9.12

Fig. 9.12 Face dorsale d'une femelle de G. swynnertoni. La flèche indique les coins carrés des bandes sombres abdominale

Fig. 9.13

Fig. 9.13 Face dorsale d'une femelle de G. austeni. Les flèches indiquent:

  1. l'absence de bandes sombres sur l'abdomen

  2. la teinte foncée de la majorité des articles tarsaux de la patte postérieure.

Fig. 9.14

Fig. 9.14 Face dorsale d'une femelle de G. fuscipes. Les flèches indiquent:

  1. la zone pâle très étroite entre chaque segment abdominal

  2. la teinte foncée de la majorité des articles tarsaux de la patte postérieure .

Fig. 9.15

Fig. 9.15 Face dorsale d'une femelle de G. tachinoides. Les flèches indiquent la teinte foncée de la plupart des articles tarsaux de la patte postérieure.

  1. Avant-dernier article tarsal des pattes antérieures de couleur sombre,

  2. Pas de longue frange de soies sur le troisième article antennaire visible à la loupe ( 10 x).

  3. Longueur du troisième segment antennaire = moins de quatre fois sa largeur.

  4. Extrémité recourbée du troisième article antennaire moins longue et moins pointue que chez G. pallidipes.

  5. Chez la femelle, soies scutellaires médianes courtes.

  6. Cerques du mâle a bord ondule, pas très pointus; les lobes médians font saillie entre les cerques.

9.5.4 Glossina swynnertoni (taille 8 – 9,5 mm)
(Fig. 9.12).

i–vi.   Comme G. morsitans.

  1. Lobes médians au même niveau que le bord des cerques, ne faisant pas saillie.

  2. Bandes colorées abdominales à coins carrés délimitant bien la ligne pâle médiane.

9.5.5 Glossina austeni (taille 7,5 -8,5 mm)
(Fig. 9.13).

  1. Tous ou presque tous les articles tarsaux des pattes postérieures de couleur sombre.

  2. Teinte générale de la face dorsale légèrement brun-rougeâtre.

  3. Pas de bandes abdominales transversales ou du moins très faiblement marquées,

  4. Cerques très incurvés; lobes médians triangulaires et faisant saillie.

9.5.6 Glossina palpalis (taille 8–11 mm).

  1. Tous, ou presque tous les articles tarsaux des pattes postérieures de couleur sombre.

  2. Teinte générale de la face dorsale de l'abdomen très sombre.

  3. Cerques du mâle se terminant en griffes acérées; reliés par une membrane.

  4. Gonopodes (forcipules inférieurs) du mâle à long “cou” mince et à petite “tête”.

9.5.7 Glossina fuscipes (taille 8–11 mm)
(Fig. 9.14).

i–iv.   Comme G. palpalis.

9.5.8 Glossina tachinoides (taille 6,5 – 9 mm)
(Fig. 9.15).

  1. Tous, ou presque tous les articles tarsaux des pattes postérieures de couleur sombre.

  2. Abdomen strié de bandes sombres séparées par des zones jaunâtres, mais on peut trouver des spécimens très foncés qui ressemblent à G. palpalis.

  3. Cerques du mâle se terminant en griffes acérées; reliés par une membrane.

  4. Gonopodes du mâle a “cou” large et court etI grosse “tête” lobée.

9.5.9 Glossina longipennis (taille 11,5 – 13,5 mm).

  1. Teinte générale brun pâle, parfois avec une nuance de rose au thorax.

  2. Quatre taches sombres disposées en rectangle sur le thorax.

  3. Face inférieure du bulbe pâle, s'assombrissantI l'apex.

9.5.10 Glossina brevipalpis (taille 10,25 – 13,5 mm).

  1. Marque sombre sur l'aile, au niveau de la nervure transverse antérieure (cependant il faut un spécialiste pour identifier G. brevipalpis lorsqu'elle est présente dans un pays ou d'autres espèces du groupe fusca coexistent avec G. longipennis).

9.6 IDENTIFICATION DES PUPES

Toutes les pupes de tsé-tsé possèdent des lobes polypneustiques à leur extrémité postérieure et ont l'aspect des pupes représentées sur la Fig. 9.16.

Il peut être très difficile de reconnaître l'espèce à laquelle appartient une pupe; c'est en général un travail de spécialiste.

Deux caractères morphologiques sont utilisés pour l'identification, à savoir:

  1. la taille,

  2. la forme des lobes polypneustiques (protubérances caudales).

Cependant, la taille des pupes peut varier selon la saison et la forme des lobes polypneustiquespeut sembler différente selon l'angle sous lequel on les observe. Celles qui sont représentées sur la Fig. 9.16 sont vues par la face ventrale.

En général, on connaît déjà les espèces de glossines qui infestent un secteur où l'on a découvert une pupe et il s'agit alors simplement d'identifier à laquelle de ces quelques espèces cette pupe appartient.

Cas où la distinction est particulièrement difficile:

  1. la pupe de Glossine tachinoides ressemble à celle d'une petite G. palpalis,

  2. La pupe de G. fuscipes ressemble à celle de G. palpalis.

  3. La pupe de G. longipalpis ressemble à celle de G. morsitans.

  4. les pupes de G. schwetzi et G. haningtoni (et probablement de plusieurs autres espèces du groupe fusca) ressemblent à celles de G. fusca.

Fig. 9.16

Fig. 9.16 Formes de pupes de glossine: A, G. brevipalpis; B, G. longipennis; C, G. tabaniformis; D, G. morsitans; E, G. palpalis; F, G. pallidipes; G, G. austeni


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