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BELGIQUE

Introduction

Les premières conversions de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture biologique ont eu lieu au cours des années 60, mais un nombre significatif d’agriculteurs s’est seulement tourné vers l’agriculture biologique ces 10 dernières années environ.

La plupart des agriculteurs biologiques se trouvent en Région wallonne, où l’agriculture conventionnelle dans la zone vallonnée est déjà extensive (principalement des pâturages pour la production laitière), permettant aux agriculteurs d’obtenir la certification biologique sans modification majeure de leurs pratiques agricoles. Les pratiques agricoles conventionnelles dans le nord du pays, la Région flamande, sont assez intensives, particulièrement dans le cas de la production de fruits et légumes. A ce jour, un plus petit nombre d’agriculteurs se sont convertis à l’agriculture biologique dans cette partie du pays; néanmoins, un ajustement récent de la politique a eu lieu, suite auquel les subventions par hectare de production légumière biologique ont plus que triplé en Belgique; or, cet ajustement devrait entraîner une augmentation significative du nombre des agriculteurs biologiques en Région flamande ces prochaines années.

En 1999, le nombre des agriculteurs biologiques était de 550 (tableau 1), alors qu’il est passé à 636 en 2000 (une croissance de près de 16 pour cent) (Ministère de l’Agriculture, 2001). A côté de ces agriculteurs biologiques, on trouve 571 entreprises certifiées biologiques: 529 grossistes, professionnels du conditionnement, distributeurs, etc., le reste étant des importateurs (42).

Malgré le taux de croissance élevé observé au cours de la dernière décennie (taux moyen de croissance annuelle d’environ 20 pour cent), l’agriculture biologique est encore un petit secteur en Belgique, représentant environ 1 pour cent de la surface cultivée totale.

Tableau 1: Nombre d’exploitations (biologiques) par région et pourcentage des exploitations totales (1999)


Région flamande

Région wallonne

Belgique (total)

Nombre total d’exploitations

42 289

21 558

63 848

Nombre d’exploitations biologiques

172

378

550

Pourcentage

0,41

1,75

0,86

Source: Heuschen, 2000
Pendant l’année 2000, la superficie totale en production biologique est passée de 18 515 hectares à 20 663 hectares (une croissance de presque 12 pour cent). La plus forte croissance est celle des pâturages biologiques. La superficie en production horticole biologique (y compris les fleurs) représente 3,6 pour cent de la superficie biologique totale (751 hectares (tableau 2)) (Ministère de l’Agriculture, 2001).

Tableau 2: Superficie en production biologique (y compris superficie en conversion) et croissance, par région (2000)



Agriculture biologique totale (y compris les pâturages)

Dont l’horticulture biologique (y compris les fleurs)

Superficie (ha)

Croissance en % (par rapport au chiffre de 1999)

Superficie (ha)

Croissance en % (par rapport au chiffre de 1999)

Région wallonne

16 905

6,8

205

34,6

Région flamande

3 758

43,5

546

12,6

Total Belgique

20 663

11,4

751

17,9

Source: Ministère de l’Agriculture, 2001.
1. Les produits biologiques

La majeure partie de la superficie certifiée biologique est consacrée aux pâturages pour l’agriculture laitière (environ 75 pour cent). La seconde utilisation principale est la production de céréales (9 pour cent de la superficie biologique totale). La production biologique de fruits et légumes est modeste (3 pour cent), et se trouve principalement dans la Région flamande. Le tableau 3 donne la répartition par région de la superficie en production fruitière et légumière biologique (1999).

Tableau 3: Superficie des fruits et légumes (en conversion, biologique et cumulée) par région, 1999

Année 1999


En conversion (ha)

Biologique (ha)

Cumulée (ha)

Région flamande

 

Fruits

55,5

139,4

194,9

Légumes

32,1

257,1

289,2

Région wallonne

 

Fruits

12,4

47,6

60,0

Légumes

1,4

66,6

68,0

TOTAL

Fruits et légumes

101,4

510,7

612,1

Source: Ministère de l'agriculture, 2001.
Les produits les plus courants parmi les légumes sont les pommes de terre, les carottes, les choux et les oignons, alors que la pomme est le principal fruit biologique produit, suivie d’assez loin par les poires. Les quantités par produit n’ont pas pu être obtenues.

1.1 La politique gouvernementale à l’égard de l’agriculture biologique

En Belgique, le Règlement du Conseil (CE) No. 2092/91 s’applique aux acteurs du secteur biologique: les agriculteurs, l’industrie alimentaire, les négociants, etc. L’autorité étatique pour l’agriculture biologique est le Ministère de l’Agriculture [Direction Générale 4 (pour la production végétale) et Direction Générale 5 (pour la production animale)]. Le Ministère reconnaît deux organismes d’inspection: Blik et Ecocert. Tous deux sont accrédités selon les normes EN 45005 et EN 45011.

Les agriculteurs et les industriels de l’alimentaire qui satisfont aux normes privées de Biogarantie et Nature & Progrès (en plus des normes officielles pour la production biologique) peuvent utiliser les labels Biogarantie® (principalement utilisé dans la Région flamande) et Nature & Progrès (utilisée dans la Région wallonne, voir Figure 1) (Heuschen, 2000).

Figure 1: Les logos de Nature & Progrès et Biogarantie

Un soutien direct aux agriculteurs biologiques est octroyé depuis 1994 par le gouvernement belge. En 2001, la subvention annuelle par hectare pour la production légumière a plus que triplé, passant de 300 Euros par hectare à 930 Euros (chiffre moyen pendant les deux premières années de conversion) (voir tableau 4). Les autres montants de l’aide n’ont pas été modifiés.

Tableau 4: Aide gouvernementale par hectare (2001)

Utilisation des terres

1ère et 2ème années de conversion (en Euros)

3 années suivantes (années 3-5) (en Euros)

Cultures annuelles ayant droit au paiement des surfaces arables (comme les céréales et les oléagineux)

180,52

111,55

Autres cultures annuelles

300,87

223,10

Pâturages

297,47

173,52

Cultures légumières

1ère année: 991,57

743,68


2ème année: 867,63


Cultures pérennes (arbres fruitiers)

842,46

743,68

Source: Ministère de l’Agriculture (2001).
D’autres activités de soutien de l’État comprennent le cofinancement de deux centres de recherche d’agriculture biologique: (i) Proefcentrum voor de biologische teelt (PCBT) (dans la Région flamande); et (ii) Centre technique pour le développement de l’agriculture et de l’horticulture biologique (CEB) (dans la Région wallonne). Ces centres sont spécialisés dans les expérimentations en plein champ pour l’agriculture biologique.

1.2 Les contraintes à la production

Comme nous l’avons vu clairement plus haut, malgré des chiffres de croissance remarquables ces dernières années, l’agriculture biologique en Belgique représente encore seulement un pour cent de la production agricole totale. Dans le nord de la Région flamande, les méthodes de production intensive conventionnelle nécessitent un changement majeur de la gestion des exploitations pour une conversion à l’agriculture biologique. La subvention par hectare octroyée par le gouvernement belge n’a pas été suffisante pour attirer de nombreux agriculteurs. En 2001, la prime par hectare pour la production légumière a plus que triplé. On s’attend maintenant à ce que le nord du pays aussi devienne plus biologique.

Cependant, la production biologique est en retard sur la demande. En tenant compte de la période de conversion de trois ans, la production nationale de légumes biologiques ne pourra pas rattraper la demande avant 2004. De ce fait, il y a de fortes chances qu’une part significative de la consommation belge de légumes biologiques continue d’être importée.

Un problème identifié par divers opérateurs du marché est l’absence d’«esprit biologique» chez les agriculteurs. On dit que de nombreux agriculteurs intéressés par une conversion sont seulement intéressés par le montant de la subvention par hectare, au lieu d’être engagés sérieusement dans d’autres pratiques agricoles. Beaucoup voient une alternative de revenus attractive dans le court terme, mais ne regardent pas le plus long terme. Ce manque d’engagement observé pourrait avoir pour conséquence qu'un grand nombre d’agriculteurs nouvellement convertis arrêtent l’agriculture biologique au bout de quelques années.

2. Le marché belge des fruits et légumes biologiques

La valeur totale des ventes biologiques en Belgique est estimée à 6 milliards de Francs belges (2000), dont environ un quart sont des ventes de fruits et légumes biologiques.

2.1 Les ventes de fruits et légumes biologiques en valeur et en volume

Les produits biologiques sont vendus sur les exploitations et dans certains magasins spécialisés en alimentation biologique depuis que les premiers agriculteurs ont commencé à produire de manière biologique dans les années 60 ; cependant, la sensibilisation de la plupart des consommateurs à l’offre de fruits et légumes biologiques a commencé une fois que les principales chaînes de supermarchés ont inclus ces produits dans leur gamme, il y a environ 10 ans. Le premier détaillant à vendre des produits biologiques était Delhaize, qui a débuté en 1989, suivi par Colruyt et GB (détenu aujourd’hui par le détaillant français Carrefour) en 1991. Ces supermarchés ont demandé que les produits biologiques soient (au moins) de la même qualité que les produits non biologiques, refusant les produits d’aspect visuel inférieur. De plus, les produits biologiques devaient avoir aussi bon (ou meilleur) goût que les produits conventionnels.

Initialement, seulement quelques produits étaient exposés, à savoir ceux facilement disponibles durant ou après la période de production nationale (principalement des légumes ayant une plus longue durée de conservation, comme les pommes de terre, les carottes et les oignons). Progressivement, au cours des 10 dernières années, de plus en plus de produits et de variétés ont été ajoutés, et la disponibilité au cours de l’année a augmenté (y compris les importations pendant la période de contre-saison) ; le résultat est une offre actuelle de plus de 50 fruits et légumes frais pendant l’année. Toutefois, les produits initiaux mentionnés plus haut (pommes de terre, carottes, oignons) restent ceux qui font les plus gros volumes de vente.

La plus forte croissance du marché biologique belge a été observée dans la seconde moitié des années 90, particulièrement pendant les trois dernières années (1998-2000). Nourrie par des scandales alimentaires majeurs, y compris la crise de la dioxine qui a durement frappé la Belgique, la filière biologique a connu un essor considérable. Immédiatement après le début des crises de la dioxine en 1999, lorsque de hauts niveaux de dioxine et d’autres toxiques ont été trouvés d’abord dans la viande de poulet et les œufs, puis dans d’autres aliments également, les ventes biologiques ont augmenté de 80 pour cent par rapport à l’année précédente. On a observé des taux de croissance annuelle moyens de 50 pour cent pendant la période 1998-2000.

On ne dispose d’aucune statistique sur la transformation et la commercialisation des produits biologiques ou sur leur développement (Heuschen, 2000). De ce fait, ce qui suit se base sur les informations obtenues à travers des entrevues en face-à-face et par téléphone avec des négociants et des détaillants.

Les ventes totales de fruits et légumes biologiques étaient estimées en 2000 à 1,5 milliards de Francs belges (37,2 millions d’Euros). Ceci est une estimation relativement fiable car la plupart des informateurs, à la fois au niveau de la vente de gros et de la vente au détail, ont confirmé ce chiffre. Le volume total est estimé à environ 15 000 tonnes, dont la majorité (70-80 pour cent) sont des légumes (cultivés localement ou importés de pays voisins comme les Pays-Bas ou la France). Les principaux débouchés de vente sont les supermarchés, suivis d’assez loin par les magasins spécialisés dans l’alimentation biologique, et enfin par d’autres réseaux de distribution (voir section 2.3).

Les principaux produits incluent (par ordre d’importance décroissant): les pommes de terre, les pommes, les oignons, les carottes, les choux (rouges et blancs), les tomates, les brocolis, les choux-fleurs, les bananes et les kiwis, entre autres (voir tableau 5).

2.2 Les prix moyens au niveau de la vente au détail

Les montants des prix au niveau de la vente au détail et des primes par rapport aux produits conventionnels sont difficiles à obtenir ; ils varient radicalement entre les différents produits et les différentes saisons dans l’année. Cependant, des informations anecdotiques recueillies auprès de sources professionnelles et certains échantillons non représentatifs obtenus par l’auteur suggèrent que la prime de prix moyenne se situe entre 30 et 50 pour cent par rapport aux produits conventionnels, avec des exceptions au-delà de cette estimation. Ces observations confirment des évaluations précédentes de primes de prix en Belgique (Michelsen et al, 1999) selon lesquelles les primes pour les légumes étaient estimées à 40 pour cent au-dessus du prix conventionnel, et à 50 pour cent pour les fruits.

Au cours de certaines entrevues, il est ressorti qu’en moyenne les primes de prix avaient baissé au cours des dix dernières années. Beaucoup ont dit s’attendre, au vu de la taille croissante du marché et du nombre croissant de producteurs, de grossistes et de débouchés biologiques, à ce que les différences de prix entre les produits biologiques et conventionnels continuent probablement à diminuer ces prochaines années.

Tableau 5: Marché des fruits et légumes biologiques par produit

Produit

Quantité (in tonnes)

Légumes

Pommes de terre

1 600 - 1 700

Oignons

1 100 - 1 200

Choux (blancs/rouges)

850 - 900

Choux-fleurs

700 - 750

Brocolis

800 - 850

Carottes

1 000 - 1 100

Poireaux

450 - 500

Céleri

350 - 400

Laitue

500 - 550

Concombres

450 - 500

Tomates

750 - 800

Poivrons

650 - 700

Autres

n.d.

Fruits

Pommes

1 350 - 1 400

Bananes

800 - 850

Kiwis

650 - 700

Oranges

550 - 600

Baies

200 -225

Poires

850 - 900

Autres

n.d.

TOTAL

14 000 - 15 500

Source: Calculs de l’auteur basés sur les informations obtenues auprès des sources professionnelles.
2.3 Les réseaux de distribution

Figure 2: Le marché biologique belge des fruits et légumes

Source: Calculs de l’auteur basés sur les informations obtenues auprès des sources professionnelles.
Les réseaux de distribution sont généralement courts: il ne faut que quelques intervenants pour acheminer le produit du champ (ou du port d’importation) au débouché final de vente. Deux grossistes (Biofresh et Biomarché) représentent environ 70-80 pour cent du total des ventes en gros de fruits et légumes frais biologiques. Biofresh, qui en plus des fruits et légumes frais biologiques commercialise d’autres produits frais comme des produits laitiers, de la viande et des spécialités végétariennes, ne fournit que des magasins spécialisés (pas de supermarchés). Sur un total de 700 de ces débouchés, plus de 50 pour cent sont approvisionnés par Biofresh.

Biomarché, spécialisé dans les fruits et légumes, est l’unique fournisseur de Delhaize, une chaîne de supermarchés. Biomarché a quelques lignes d’emballage, où les produits biologiques qui sont achetés en vrac sont conditionnés dans des sacs, des filets et des corbeilles (la législation exige que les produits biologiques vendus en magasins où des produits conventionnels sont également offerts soient emballés séparément). D’autres distributeurs incluent Brava (une coopérative d’environ 50 agriculteurs sous contrat) et de petites sociétés.

En 2000, environ 60-70 pour cent de tous les fruits et légumes biologiques étaient vendus dans les chaînes de supermarchés (presque 10 000 tonnes avec une valeur estimée à 24 millions d’Euros ou 975 millions de Francs belges, voir Figure 2). La majeure partie est vendue par Delhaize, qui représente environ 30 pour cent de tous les fruits et légumes biologiques vendus en Belgique. Les deux autres principales chaînes de supermarchés qui vendent des produits biologiques sont GB et Colruyt. Ces trois chaînes de supermarchés ont leurs propres marques biologiques, dont les logos sont montrés en Figure 3.

Figure 3: les marques bio des chaînes de supermarchés Delhaize, Colruyt et GB (Carrefour)




Sources: www.delhaize-le-lion.be, www.colruyt.be et www.gb.be
On estime que 25 pour cent des fruits et légumes biologiques sont vendus dans les magasins spécialisés (3 750 tonnes, avec une valeur estimée à 9,3 millions d’Euros ou 375 millions de Francs belges). Le reste est vendu sur les exploitations, par les systèmes d’abonnement, sur les marchés hebdomadaires et ce qu’on appelle les «food teams» (groupes de consommateurs, la plupart voisins, effectuant des achats groupés de produits biologiques).

Aujourd’hui existe en Belgique le «supermarché biologique», qui ne vend que des produits biologiques. En mars 2001, le premier supermarché biologique appelé «Bio Square» s’est ouvert à Uccle, un quartier aisé de Bruxelles. Le magasin, relativement petit (120 m2), qui opère sous le logo de Delhaize, devrait être le premier d’une série de cinq magasins entièrement biologiques, opérationnels avant la fin 2002. Au moment de la rédaction de ce rapport (mi 2001), Bio Square est ouvert depuis quatre mois, et il semble que les ventes sont quatre à cinq fois supérieures aux prévisions. Le principal problème rencontré est l’approvisionnement du magasin, à savoir la logistique. Il semble qu’une autre chaîne de supermarchés, Colruyt, envisage une initiative similaire.

2.4 Les caractéristiques comportementales du consommateur

Le profil des consommateurs biologiques n’a pas encore été étudié (Heuschen, 2000); du moins, aucune étude n’a été rendue publique. Cependant, un numéro de BioVisie (Blivo, 2000), le magazine trimestriel de la filière biologique de la Région flamande, présente deux questionnaires concernant les produits alimentaires biologiques (pas seulement les fruits et légumes!). Bien que les résultats de la recherche ne reflètent pas nécessairement tout à fait l’attitude de tous les consommateurs belges vis-à-vis des produits biologiques (1 000 et 750 personnes respectivement ont répondu), ils donnent quelques indications utiles.

Le rapport conclut qu’il est probable que le nombre de clients biologiques n’augmentera pas très rapidement, et que la croissance du marché proviendra surtout d’une augmentation des achats par consommateur biologique.

Des informations anecdotiques recueillies auprès des sources professionnelles suggèrent que le consommateur biologique type fait partie de la couche sociale avec une éducation et des revenus supérieurs, ayant souvent de jeunes enfants. Ce n’est pas une coïncidence si le nouveau supermarché biologique Delhaize est situé à Uccle, un quartier aisé de Bruxelles, où beaucoup de ces consommateurs biologiques types résident.

2.5 Les tendances

Le marché a connu ces dernières années des taux de croissance allant jusqu’à 50 pour cent. Cette croissance, alimentée par les scandales alimentaires touchant les produits conventionnels, est due à l’effet combiné de plus grandes quantités vendues par produit biologique (en partie grâce à un approvisionnement toute l’année basé sur les importations) et de l’introduction de nouvelles variétés biologiques.

Les nouveaux produits lancés récemment sur le marché biologique incluent entre autres les tomates cerises (importées d’Israël et d’Italie), les pomelos rouges, le maïs emballé sous vide et les betteraves rouges.

Les magazines mensuels publiés par les principaux supermarchés consacrent de plus en plus de place à l’alimentation biologique. Afin d’accroître et de renforcer la sensibilisation des consommateurs vis-à-vis des produits biologiques, ces magazines donnent des informations sur de nouveaux produits, des explications sur la signification des labels biologiques, et des recettes de cuisine biologique. Certains magasins spécialisés dans le biologique ont associé leurs efforts dans cette «éducation du consommateur» et impriment ensemble des brochures similaires.

Une autre tendance observée est l’utilisation d’emballages biodégradables pour de nombreux produits biologiques (voir Figure 4). (Poirier, 1999.)

Figure 4: Emballage biodégradable: un plus pour le consommateur d’aliments biologiques sensibilisé à l’écologie

Source: www.colruyt.be
2.6 Les principales contraintes au développement du marché

Le marché biologique devrait continuer à se développer rapidement, et la demande devrait continuer à dépasser l’offre nationale. Les scandales alimentaires majeurs qui ont frappé ces dernières années le continent européen en général et la Belgique en particulier ont définitivement miné la confiance de certains groupes de consommateurs dans les produits conventionnels.

Cependant, comme mentionné dans la section 2.3, environ la moitié des personnes interrogées ne connaissent pas le label Biogarantie et plus de 55 pour cent ne reconnaissent pas un produit biologique. En outre, plus de 60 pour cent considèrent que les produits biologiques sont trop chers. Sur la base de cette information, nous pouvons valablement tirer la conclusion suivante: la croissance rapide des ventes biologiques ces dernières années en Belgique est le résultat des importants volumes d’achats par un groupe de consommateurs; en revanche, d’autres groupes de consommateurs ne sont pas (encore) familiarisés avec les produits biologiques et/ou n’en achètent pas pour diverses raisons. Leur argument prédominant est la différence de prix significative entre les fruits et légumes biologiques et conventionnels.

De ce fait, les contraintes à la croissance future du marché incluent l’effet combiné de l’absence de sensibilisation chez certains groupes de consommateurs et de la différence de prix entre les produits biologiques et conventionnels. Les chaînes de supermarchés sont tenues de jouer un rôle dominant dans l’«éducation du consommateur» à travers leurs magazines mensuels ; néanmoins, une campagne de promotion au niveau national pourrait également accroître la sensibilisation du consommateur vis-à-vis des produits biologiques et réduire la méconnaissance et les malentendus actuels.

De plus, la pénurie mentionnée de l’offre en fruits et légumes biologiques, due à une production nationale faible, ralentit la croissance future du marché. Nous analyserons en section 3 dans quelle mesure la faible offre nationale donne des opportunités aux pays exportateurs de produits biologiques, en particulier aux pays en développement, pour satisfaire la demande biologique belge.

3. Les importations de fruits et légumes biologiques

3.1 L’accès au marché

Le Règlement du Conseil (CE) No. 2092/91 s’applique aux importations de fruits et légumes en Belgique. Cependant, la certification biologique est seulement l’une des exigences pour entrer sur le marché. Comme mis en évidence dans la section précédente, les chaînes de supermarchés (de loin le débouché dominant en Belgique pour les ventes de fruits et légumes biologiques) requièrent des normes de produits élevées puisqu’elles n’acceptent aucune qualité ou aucun goût inférieur. Ainsi, le traitement après récolte et le transport sont des éléments clés, et doivent garantir que le produit parvient au consommateur avec une qualité optimale.

3.2 Les importations totales de fruits et légumes biologiques

Comme dans la plupart des autres pays où des études de marché ont été effectuées pour cette publication, aucune donnée officielle sur les importations de fruits et légumes biologiques n’existe en Belgique.

En février 2001 un nouveau projet intitulé «Bio-theek» a été mis en route, coordonné par BioForum, l’organisation belge qui fédère la filière biologique. L’objectif du projet est de recueillir et disséminer gratuitement les données disponibles les plus récentes sur la production, la consommation, les importations et exportations de produits biologiques. Cependant, l’information ne devant pas être disponible avant début 2002, ce qui suit dans cette section est une analyse des importations de fruits et légumes biologiques basée sur des entrevues avec des importateurs et des négociants.

Au cours de l’analyse, nous avons rencontré une longue série d’incertitudes et autres difficultés, ce qui inclut entre autres les points suivants:

Ces éléments, associés à une certaine réticence de négociants et importateurs à donner des informations détaillées, impliquent que cette section se fonde sur des estimations approximatives. Ainsi, la prudence est de mise quant aux conclusions pouvant être tirées sur la base des informations fournies.

Le tableau 6 donne les estimations des quantités de fruits et légumes biologiques importés (année 2000), ainsi que les principaux pays d’origine. Pour certains produits, les importations représentent 50 pour cent de l’offre (par exemple les pommes de terre, les oignons, les carottes, les pommes, les poires, etc.), alors que pour d’autres produits la part des importations se situe entre 70 et 80 pour cent (par exemple les brocolis, le céleri, les tomates). Les taux d’importation pour les fruits comme les kiwis, les oranges et les bananes, etc. sont évidemment de 100 pour cent, puisqu’aucune production nationale n’existe.

On estime que les importations totales se situent entre 10 000 et 11 000 tonnes, soit environ deux tiers de tous les fruits et légumes biologiques consommés en Belgique.

Tableau 6: Importations de fruits et légumes biologiques par produit (année 2000)

Produit

Quantité (en tonnes)

Pays d’origine

Légumes

Pomme de terre

800 - 850

Pays-Bas, Italie, Espagne, Égypte

Oignons

550 - 600

Pays-Bas, France, Italie, Espagne


650 - 675

Pays-Bas, France

Choux-fleurs

500 - 550

Pays-Bas, Italie, France, Espagne

Brocolis

575 - 625

Pays-Bas, Italie, Espagne

Carottes

500 - 550

Pays-Bas, France, Espagne

Poireaux

225 - 275

Italie, Espagne, France

Céleri

300 - 350

Italie, Espagne, France

Laitue

375 - 425

Italie, Espagne, France

Concombres

450 - 500

Pays-Bas,

Tomates

600 - 650

Italie, Espagne, Maroc, Israël

Poivrons

600 - 650

Pays-Bas, Espagne, Maroc

Ail

75 - 100

Argentine

Asperges

< 25

Argentine

Autres

n.d.

n.d.

Fruits

Pommes

650 - 700

Pays-Bas, Argentine, Nouvelle-Zélande

Bananes

800 - 850

République dominicaine, Équateur, Pérou, Colombie, Burundi, Rwanda

Kiwis

650 - 700

Italie, Nouvelle-Zélande

Oranges

550 - 600

Espagne, Italie, Israël

Baies

150 - 175

France, Italie, Espagne

Poires

500 - 550

Pays-Bas, Argentine, Nouvelle-Zélande

Autres

n.d.

n.d.

TOTAL

10 000 - 11 000

-

Source: Calculs de l’auteur basés sur les informations obtenues auprès des sources professionnelles.
Les importations de pays hors de la Communauté Européenne, autres que ceux listés dans l’Article 11 du Règlement du Conseil (CE) No. 2092/91, sont répertoriées auprès du Ministère de l’Agriculture. Les informations décrivent le produit importé, le pays d’origine et les organismes de certification impliqués, mais ne fournit pas d’information quantitative (tableau 7).

Tableau 7: Importations de fruits et légumes frais biologiques en provenance de pays tiers en 2000

Produit

Pays d’origine

Organisme de contrôle dans le pays tiers

Organisme de contrôle en Belgique

Raisin

Afrique du Sud

Ecocert International

Ecocert Belgique

Bananes

 

Colombie

Ecocert International

Ecocert Belgique

Pérou

BCS-Öko Garantie

Ecocert Belgique

Équateur

Q.A.I

Blik vzw

République dominicaine

BCS - Ökogarantie

Blik vzw

Burundi

Ecocert International

Ecocert Belgique

Rwanda

Ecocert International

Ecocert Belgique

Pommes (biologiques et en conversion)

Nouvelle-Zélande

S.G.S-Pays-Bas

Blik vzw

Ananas

Togo

Ecocert International

Ecocert Belgique

Avocats

Burundi/Afrique du Sud/Mexique

Ecocert International

Ecocert Belgique

Fruits de la passion

Burundi

Ecocert International

Ecocert Belgique

Papayes

Burundi

Ecocert International

Ecocert Belgique

Mangues

Rwanda/Afrique du Sud/Mexique

Ecocert International

Ecocert Belgique

Courgettes

Burundi

Ecocert International

Ecocert Belgique

Aubergines

Burundi

Ecocert International

Ecocert Belgique

Poireaux

Burundi

Ecocert International

Ecocert Belgique

Asperges

Burundi

Ecocert International

Ecocert Belgique

Prunes

Afrique du Sud

Ecocert International

Ecocert Belgique

Citrons verts

Mexique

Ecocert International

Ecocert Belgique

Source: Ministère de l’Agriculture, 2001 et sources professionnelles.
3.3 Les réexportations

Les réexportations de fruits et légumes biologiques existent dans plusieurs pays d’Europe occidentale, dont la France, les Pays-Bas et la Belgique. La Belgique importe un certain nombre de produits depuis la France et les Pays-Bas, et il est donc difficile de vérifier, en particulier pour les produits des zones tempérées, si les importations en Belgique consistent en des réexportations à partir de ces pays, ou si ces produits sont produits en France ou aux Pays-Bas.

Un exemple de la difficulté d’analyser les échanges commerciaux est celu i des kiwis importés en Belgique. Les informations données par le Ministère de l’Agriculture en Belgique, l’autorité étatique responsable des licences d’importation pour les produits biologiques de pays autres que ceux listés dans l’Article 11 (comme décrit dans le Règlement du Conseil (CE) No. 2092/91), ne mentionnent aucune importation de kiwis biologiques depuis la Nouvelle-Zélande, bien que ces fruits soient facilement disponibles sur le marché.

Zespri, un producteur et importateur vers la Belgique de kiwis néo-zélandais, dit vendre environ un cinquième de ses kiwis biologiques aux Pays-Bas, alors qu’un grossiste belge a affirmé acheter «toutes les importations hors de la Communauté Européenne» à Eosta, un grossiste biologique aux Pays-Bas. Ainsi, il semble probable qu’une partie des kiwis néo-zélandais soit importée vers les Pays-Bas, par le biais des bureaux belges de producteurs/importateurs néo-zélandais, d’où ils poursuivent leur voyage (retour) vers la Belgique. Le fruit de Nouvelle-Zélande est finalement consommé en Belgique, mais aucune licence d’importation concernant les importations à partir des pays non listés dans l’Article 11 n’est enregistrée auprès du Ministère de l’Agriculture en Belgique.

3.4 Les principaux importateurs

Certains des principaux importateurs incluent les sociétés grossistes Biofresh et Biomarché (voir section 2). D’autres importateurs majeurs comprennent des sociétés étrangères comme Zespri (Nouvelle-Zélande), Enzafruit (Nouvelle-Zélande) et Capespan (Afrique du Sud). Bien que basées en Belgique, leurs activités englobent tous les principaux marchés européens. De Grieck et Havenbedrijf Noord font partie des plus gros importateurs nationaux. Les coordonnées des principaux importateurs sont données en Annexe I.

3.5 Les contraintes à la croissance des importations

A première vue, il n’existe aucune contrainte majeure aux importations. La demande sur le marché biologique belge devrait continuer à dépasser l’offre nationale, si bien que les importations devraient probablement garder leur position dominante en termes d’offre de fruits et légumes biologiques. De plus, certains négociants ont fait référence aux débats actuels sur le bilan énergétique par produit biologique (toute l’énergie utilisée au cours du cycle de vie du produit: production, transport, stockage, réfrigération, etc.) et ont noté que cela n’est pas forcément discriminatoire face aux produits importés. Certaines sources professionnelles ont indiqué une nette préférence pour les produits frais biologiques (de contre-saison) en provenance de pays lointains par rapport à des aliments produits en Belgique et stockés plusieurs mois dans des entrepôts réfrigérés (‘Mieux vaut une poire fraîche de l’hémisphère sud plutôt qu’une poire du pays stockée pendant 4 mois’).

Malgré les pourcentages élevés de fruits et légumes biologiques importés, il faut noter que la majeure partie des importations provient des autres pays européens. De ce fait, les possibilités d’exportation vers la Belgique existent pour les pays tiers, mais la concurrence de l’offre biologique des pays européens est rude pour certains produits et pendant certains mois.

4. Conclusions et opportunités commerciales pour les pays en développement

Les scandales alimentaires majeurs qui ont frappé ces dernières années le continent européen en général et la Belgique en particulier ont définitivement miné la confiance de certains groupes de consommateurs dans les produits conventionnels ; le résultat a été la croissance rapide du marché horticole biologique ces trois dernières années, avec des taux de croissance annuelle de 50 pour cent. La demande en fruits et légumes biologiques en Belgique a dépassé l’offre nationale, donnant lieu à des importations significatives cette dernière décennie. Jusqu’à présent, un nombre relativement restreint d’agriculteurs belges se sont convertis en abandonnant les pratiques agricoles conventionnelles ; on s’attend à ce que le récent ajustement de la politique, suite auquel les subventions par hectare pour la production légumière biologique ont plus que triplé, entraîne une augmentation de l’offre biologique nationale. Néanmoins, les importations devraient rester la source principale de fruits et légumes frais biologiques.

Malgré le pourcentage généralement élevé des importations biologiques vers la Belgique, la plupart de ces produits sont importés d’autres pays européens, comme les Pays-Bas, la France, l’Italie et l’Espagne. Les importations en provenance de l’extérieur de la Communauté Européenne sont beaucoup moins importantes, et incluent entre autres des pays comme le Maroc, l’Égypte, Israël, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, la République dominicaine, le Burundi et le Rwanda.

Les meilleures perspectives commerciales pour les exportations horticoles biologiques des pays en développement vers la Belgique sont considérées être celles des produits de contre-saison des zones tempérées ainsi que des fruits exotiques.

Il faudrait insister sur le fait que l’effet combiné des exigences de certification biologique, des contrôles que cela implique, et des exigences de haute qualité, du goût et de l’aspect visuel du produit font du traitement après récolte, du stockage et du transport des éléments clés, afin de réussir à livrer au consommateur belge des produits frais biologiques dans une condition optimale.

Références

Biogarantie (2000), Liste des operateurs par code postal, Biogarantie®, St. Joris Weert, November 2000

Blivo (2000a), BioVisie, Quaterly magazine, various issues (September 1999, December 1999, March 2000, October 2000 and December 2000), Blivo, Berchem, 1999 and 2000

Blivo (2000b), Evolutie biologische landbouw, Blivo, Berchem, 2000

Boer&Tuinder (2001), Nog heel wat werk aan de ‘bio’ winkel, and Bioconsumptie in stroomversnelling, 16 February, 2001

CELCAA (1999), Minutes of the first meeting of the Standing Group on «Organic Farming» of the Advisory Committee on «Agricultural Product Qualtity and Health»,on 13 October 1999, Comité Européen de Liaison des Commerces Agro-Alimentaires, Brussels, 1999

Heuschen, C. (2000), Organic farming in Belgique, http://www.organic-europe.net/country_reports/Belgique/default.asp

Michelsen, J. et al (1999), The European Market for Organic Products: Growth and Development, Organic Farming in Europe: Economics and Policy, volume 7,

Ministry of Agriculture (2001), L’agriculture biologique, Ministry of Agriculture, Brussels, February 2001

Poirier, J. (1999), The Agri-Food Market in Belgique, The Canadian Embassy in Belgique, August 1999

USDA (1999), Belgique-Luxembourg Organic, The number of Organic Farmers in Belgique has the Potential to Increase Ten-fold, U.S. Embassy, Brussels

www.colruyt.be

www.delhaize-le-lion.be

www.gb.be

Annexe I

Organisations de la filière biologique

Bioforum
Chemin de la Haute Baudecet 1,
B-1457 Walhain
Tel. 32-81-601540
Fax 32-81-600521

Organisations de producteurs biologiques

Belbior
Statiestraat 164 C
2600 Berchem
Tel. 32-3-287 37 72
Fax 32-3-287 37 71
wim.vdb@agris.be

UNAB
Union Nationale des
Agrobiologistes Belges
Secretariaat: Philippe Loeckx,
Le Quesniau 14,
7870 Montignies-Lez-Lens,
Tel./Fax 32-65-227260
unab@skynet.be

Organisations de transformateurs

Probila-Unitrab
Kerkplein 5
9667 Horebeke
Tel. 32-55-456741
Fax 32-55-456742
Secretariaat: Leuvensebaan 368,
B-3040 Sint-Agatha-Rode
Tel. 32-16-470198
Fax 32-16-470199
hugo.baert@skynet.be

Biogarantie
BP1, Stationstraat 24
B-3051 Sint-Joris-Weert
Tel. 32-16-470198
Fax 32-16-470199
hugo.baert@skynet.be

Organisations de consommateurs

Nature et Progrès
Rue de Dave 520
5100 Jambes
Tel. 32-81-303690
Fax 32-81-310306
natpro@skynet.be

VELT
Uitbreidingstraat 392c
2600 Berchem
Tel. 32-3-2817475
Fax 32-3-2817476
velt@village.uunet.be
http://gallery.uunet.be/velt/

Services d’appui et d’ information

BLIVO vzw
Instituut voor Voorlichting en
Onderzoek vzw,
Statiestraat 164 c te
2600 Berchem
Tel. 32-3-287 37 70,
Fax 32-3-287 37 71
blivo@agris.be

Carab asbl
Chem. de la Haute Baudecet 1,
B-1457 Walhain
Tel. 32-81-601540
Fax 32-81-600521
http://users.swing.be/carab/

Certification

ECOCERT Belgique bvba
Schermlaan 85
B-1150 Brussels
Tel. 32-2-7794721
info@ecocert.be
http://www.ecocert.be

BLIK vzw
Statiestraat 164 B
B - 2600 Berchem
Tel. 32-3-2873750
Fax 32-3-2873751
info@blik.be
www.blik.be

Autres

Vlaams Informatiecentrum
Over Land- En Tuinbouw
Leuvenseplein 4 te
1000 Brussels
Tel. 32-2-5106391
Fax 32-2-5106393
info@vilt.be
http://www.vilt.be

Importateurs et grossistes

Belfruco N.V.
Rostockweg 1
2030 Antwerpen
Tel. 32-3-540 5990,
Fax: 32-3-541 6543
(fruit imports)

Biofresh N.V.
Dirk Thienpont
Fortsesteenweg 40
2860 St. Katelijne Waver
Tel. 32-15-56 0160
Fax 32-15-56 0185
info@biofresh.be
www.biofresh.be
(packer and importer)

Biomarché
Dirk van den Broek
Z.l. rue de la Basse Sambre 24
B-5140 Sombreffe
Tel. 32-71-82 31 00
Fax 32-71-82 31 09
info@biomarche.be

Capespan Continent
(North) Atlantic Houses
10th floor
Noorderlaan 147
2030 Antwerpen
Tel. 32-3-546 0900
Fax 32-3-546 0909
www.capespan.be
BenTaieb@capespan.be
(importer of fruits)

Döhler België GCV,
Schuurhovenveld 1131
3800 Sint-Truiden
Tel. 32-11-69 01 11
Fax 32-11-69 01 90
(fruit imports)

Mondi Foods
Gammel 91
Rijkevorsel
Ms Schellekens
Tel. 32-3-314 65 55
Fax 32-3-314 89 56
Mr Paul Vieftsema (Importer)

Havenbedrijf Noord
Stadswaag 7/8
2000 Antwerpen
Mr Frederic Claeys
Tel. 32-3-541 31 06
Fax 32-3-542 3368 (importer)

S-In-O bvba
Postbus 4
2860St. Kateline Waver
Tel. 32-15-55 59 08
Fax 32-15-55 01 54
Mr Isag (importer)

Atalanta CV
Vlaanderenlaan 4A
8970 Poperinge
Tel.: 32 -57-33 55 99
Fax; 32-57-33 43 00
(importer vegetables)

Bio-DS nv
Rechtervaartoever 49-51
9800 Deinze
Tel. 32-93-81 85 55
Fax 32-93-81 85 60
(importer potatoes)

Degrieck nv
Igor Donckels
Werkenstraat 43
B-8600 Vladslo
Tel. 32-51-51 01 84
Fax 32-51-50 15 19
igor.donckels@degrieck.be
(importer vegetables)

Enzafruit New Zealand
Tongersesleenweg 135
3800 St. Truiden
Tel. 32-11-68 99 99 41
Fax 32-11-67 39 56
(importer apples/pears)

Maya
Oude Kuringerbaan 2
3500 Hasselt
Tel. 32-11-87 30 64
Fax 32-11-87 30 64
(importer vegetable specialities)

Zespri International nv
De Keyserlei 5
Postbus 43
B-2018 Antwerpen
Tel. 32-32-31 13 24
Fax 32-32-317411 or

32-32-010891
parmenv@zespri.co.nz
(importer of kiwi fruit)

Distributeurs

Delhaize
Alain Hautman
Broekooi 5
1731 Asse (Zellik)
Tel. 32-24-812614
Fax 32-24-812618
ahautman@delhaize.be
www.delhaize-le-lion.be

Colruyt
Ms Martine van Schoorisse
Brussels
Tel. 32-2-236 01040
www.colruyt.be

GB (Carrefour)
www.gb.be

Gouvernement

Ministry of Agriculture, DG 4
Mr Ch. Papeians or Mr Olivier
Wastiaux
WTC3 - Simon Bolivarlaan 30,
6th floor
1000 Brussels
Tel. 32-2-208 32 11
Fax 32-2-208 37 05

Autres

EUCOFEL
European Union of the Fruit and
Vegetable Wholesale, Import and
Export Trade
Mr Luc Hellebuyck, Secretary
General a.i.
29 Rue Jenneval
B - 1000 Brussels
Tel. 32-2-736 1584
Fax 32-2-732 1747
eucofel.fruittrade.org@skynet.be

Haest Consultancy for the Organic Sector
Mr Carol Haest
Parvis Saint-Roch 1
B-1325 Chaumont-Gistoux
Tel. 32-10-68 1387
Fax 32-10-68 112
carol.haest@euronet.be


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