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Le lancement de l’application mobile EMA-i de la FAO, améliore le dispositif d’alerte précoce et de réaction rapide des services vétérinaires de Guinée


08 February 2019 - L'organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) avec l’appui de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), renforce les capacités des agents du Réseau d’épidémiosurveillance des maladies animales en Guinée (REMAGUI) sur l’utilisation de l’outil de surveillance électronique des maladies animales de la FAO EMA-i « Event Mobile Application ».

EMA-i (Event Mobile Application) est une application qui a été développée par la FAO en 2013 ayant pour objectif de renforcer les capacités des Services Vétérinaires dans le cadre de la surveillance épidémiologique en assurant la collecte et la transmission de l’information sanitaire du terrain vers le niveau central en temps réel. Actuellement six pays en Afrique utilisent EMA-i grâce au soutien de la FAO ainsi que des donateurs comme l’Union Européenne, l’Irlande et l’USAID.

Le Programme d'action pour la sécurité sanitaire mondiale (GHSA) mise en œuvre par la FAO en partenariat avec l’USAID, a engagé un certain nombre d’activités pour renforcer le système de surveillance des maladies animales en Guinée. Il s’agit notamment de l’évaluation du REMAGUI, du renforcement des capacités des agents de terrain en surveillance épidémiologique et en technique de prélèvement des échantillons ainsi que de la formation de 8 000 agents communautaires sur la reconnaissance et le rapportage des différentes maladies animales et zoonotiques.

Cependant, un maillon important manque au dispositif d’alerte précoce et de réaction rapide du REMAGUI : le rapportage rapide et le partage d’informations sur les maladies animales et zoonotiques en temps réel.

Alerte précoce et réaction rapide

La surveillance et l'alerte rapide en cas d'épidémies de maladies animales, y compris des zoonoses, susceptibles d'avoir un impact sur la santé publique, permettent aux autorités nationales de conseiller les populations à risque.

Toutefois, la détection précoce et la notification rapide des maladies animales sur le terrain constituent un défi majeur pour la Guinée. Pour cette raison, la FAO en coordination avec le Ministère de l’Elevage a organisé du 28 au 30 novembre 2018, un atelier de formation des agents vétérinaires sur l’utilisation de l’outil EMA-i, une application conçue par la FAO pour soutenir les pays dans la surveillance électronique des maladies animales en utilisant les téléphones « Smartphones ».

Pour l’opérationnalisation de EMA-i dans le pays, une première phase d’implémentation sera réalisée dans quatre préfectures (Koubia, Koundara, Dabola et N’Nzérékoré), afin d’identifier les forces et faiblesses de l’outil au regard de la structure et du fonctionnement des Services Vétérinaires en Guinée et ensuite, de mettre en place les mesures correctives pour son déploiement à l’échelle nationale. Ainsi, 37 agents vétérinaires des préfectures concernées et 4 de la direction nationale des services vétérinaires ont été formés sur l’utilisation de l’outil EMA-i et des Smartphones et ordinateurs mis à leur disposition.

S’exprimant au nom du Représentant de la FAO en Guinée, le Chef d’équipe ECTAD-Guinée, Dr Mamadou Racine N’DIAYE, a indiqué que « Cette application permettra aux Services Vétérinaires d’assurer la transmission de l’information sanitaire du terrain au niveau central en temps réel, de faciliter la prise de décision à tous les niveaux et d’améliorer la communication entre les acteurs du REMAGUI tout en créant les conditions d’une réponse plus efficace et plus rapide aux maladies ».

Pour le Secrétaire général du Ministère de l’Elevage, El Hadj Mamadi CONDE, « l’initiation d’une opération pilote de surveillance des maladies animales en temps réel par l’utilisation d’outils de collecte et de transmission de dernière génération, est une révolution dans le secteur de l’élevage en Guinée ».

L’outil EMA-i de la FAO, aide les autorités vétérinaires nationales à signaler immédiatement les épidémies via un système en ligne. Il a d'abord été testé et mis en œuvre en Ouganda en 2013, puis au Mali en 2016, en Tanzanie en 2017 avec une extension en 2018, au Zimbabwé et au Lesotho en 2018.

 

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Credit: ©FAO

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  Comments: EMPRES-Animal Health webmaster

Last updated: 31 July 2018