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à l’adoption des Objectifs du Millénaire
pour le développement, la communauté internationale
s’est engagée à mettre en œuvre tous
les moyens possibles pour éradiquer la pauvreté
extrême et la faim. Environ 70% des pauvres ruraux du
monde vivent de l’élevage. Ce secteur est une
source limitée, mais régulière, d’alimentation
et de revenus; il permet également de renforcer la
productivité agricole globale, d’accroître
les ressources productives et de diversifier les risques.
Le bétail contribue en outre à l’amélioration
de l’état nutritionnel des ménages à
faible revenu, confère un statut social, possède
une valeur culturelle et crée des possibilités
d’emplois au sein et à l’extérieur
des ménages.
L’augmentation de la demande pour les protéines
animales dans les pays à faibles et moyens revenus
offre aux pauvres ruraux une opportunité d’améliorer
leurs moyens de subsistance. Le type d’élevage
est toutefois déterminé par des cadres politiques
et institutionnels généralement peu favorables
aux intérêts des plus démunis. En 2001,
l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation
et l’agriculture (FAO) a donc décidé de
lancer une Initiative pour des politiques en faveur des pauvres
(PPLPI) afin de formuler et d’encourager des politiques
et des réformes institutionnelles à l’avantage
des éleveurs pauvres du monde entier. À cette
fin, l’Initiative s’appuie à la fois sur
la participation des divers acteurs concernés, la recherche,
l’analyse et la diffusion de l’information ainsi
que le développement des capacités.
La PPLPI dispose d’un service centralisé, financé
par le Département pour le développement international
du Royaume-Uni et basé au siège de la FAO à
Rome. Ce service, qui guide et coordonne les activités,
entend devenir un point de référence pour l’élaboration
de politiques d’élevage en faveur des pauvres.
Afin de couvrir tous les niveaux auxquels se prennent les
décisions de politiques publiques, que ce soit à
l’échelle internationale, nationale ou infranationale,
et de dialoguer directement avec les parties concernées,
l’Initiative complète les travaux du service
centralisé en participant activement à certains
des processus politiques engagés dans des régions
choisies de façon stratégique.
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