| Dans l’environnement
à haut risque du Sahel, l’élevage contribue
de manière vitale aux moyens d’existence. Il
génère des revenus, constitue une forme d’assurance
contre l’irrégularité des pluies et représente
souvent la seule source de richesse. La région se caractérise
par la transhumance et le nomadisme qui permettent de s’adapter
de manière efficace à des conditions climatiques
et physiques contraignantes.
L’Union économique et monétaire ouest-africaine
(UEMOA) a été instituée en 1994 afin
de consolider le développement de la région.
Huit États en sont membres: le Bénin, le Burkina
Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau,
le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Afin
de promouvoir la coopération et la croissance économique,
l’UEMOA a pour objectif d’harmoniser les politiques
sectorielles, de supprimer les restrictions commerciales et
de faciliter la circulation des biens et des services.
Bien que le bétail et les produits d’origine
animale de la région soient bannis du marché
international en raison de problèmes sanitaires, le
renforcement du commerce national et intra-régional
est reconnu comme l’une des options susceptibles d’accroître
les revenus des éleveurs des zones arides et semi-arides
de la région. Les pays du Sahel élèvent
des ruminants à faible coût tandis que ceux situés
sur la côte, où les grandes villes s’agrandissent
rapidement, sont de grands importateurs de bétail et
de produits animaux.
À l’heure actuelle, le commerce transfrontalier
du bétail est limité par les coûts de
transport et de transformation élevés, par le
montant excessif d’impôts directs, indirects et
illégaux, et par l’insuffisance d’informations
sur les marchés. Le manque de capital et les difficultés
d’obtention de crédits portent également
préjudice aux divers acteurs commerciaux dans ce sous-secteur.
Les échanges intra-régionaux sont en outre entravés
par les restrictions imposées sur les déplacements
des troupeaux afin d’éviter la propagation de
maladies animales contagieuses et par diverses lois zoosanitaires.
L’Initiative de politiques d’élevage en
faveur des pauvres (PPLPI) et l’UEMOA se sont engagées
à développer le commerce intra-régional
par le biais de l’harmonisation des lois zoosanitaires
conformément aux Mesures sanitaires et phytosanitaires
(MSP) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et
en renforçant les capacités des services vétérinaires
nationaux des États membres de l’UEMOA.
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