l'utilisation de retraités,
d'universitaires et de chercheurs en année
sabbatique défavorise l'appel à des
consultants onéreux.
Au total, les effectifs de
l'Organisation, toutes sources de financement et lieux
d'affectation confondus, sont réduits de 158
postes par rapport au 1er janvier 1994. Ces mesures qui
procèdent d'une longue et profonde analyse de
gestion et de changements importants dans le modus
operandi de l'Organisation vont être
amplifiées au cours de l'exercice prochain et
feront économiser à l'Organisation 43
millions de dollars.
Le contrôle de l'utilisation des
ressources a été renforcé. Le
premier audit global de l'ensemble des bureaux
extérieurs de l'Organisation, à l'exception
de ceux situés dans des pays en crise, a
été effectué en juin et juillet 1994
et a abouti à la production de 60 rapports sur une
période de cinq semaines. Cet exercice
inédit a retenu l'attention du "Journal
International de l'Audit Gouvernemental" et a conduit la
revue "L'Auditeur Interne" à écrire qu'il
s'agissait du "projet d'audit interne le plus complet
jamais réalisé dans le Système des
Nations Unies".
En outre des dispositions ont
été prises pour que la gestion
financière des bureaux extérieurs fassent
dorénavant l'objet d'un contrôle mensuel par
des sociétés privées
spécialisées, permettant à
l'auditeur interne de la FAO de se concentrer sur le
siège et les bureaux régionaux.
Enfin le système de double
signature sur les comptes de l'Organisation est
maintenant étendu aux projets de terrain, aux
bureaux régionaux et sous-régionaux ainsi
qu'aux bureaux de représentation et de liaison.
Au niveau de la
décentralisation:
Les bureaux régionaux ont
été renforcés par l'affectation d'un
nombre important d'experts. Cependant, ce mouvement a
été ralenti dans certaines régions
à cause des retards résultant des travaux
et problèmes d'aménagement des locaux
d'accueil fournis par les autorités nationales.
Quatre sièges des bureaux
sous-régionaux sur cinq ont été
identifiés. Deux accords de siège ont
été signés. Les deux autres sont en
cours de finalisation. Des mesures appropriées
seront prises pour la solution du problème
sensible du bureau sous-régional du groupe du
Proche-Orient qui était prévu en Afrique du
Nord.
Dans l'ensemble, 106 postes
supplémentaires ont été
transférés au cadre organique des bureaux
régionaux, sous-régionaux et de liaison.
Parmi ces postes, 86 sont transférés du
siège ou des anciennes divisions conjointes. 31
experts ont déjà rejoint leur affectation,
les autres devraient suivre dans les meilleurs
délais.
Les agents internationaux de programme
ont été redéployés dans des
postes correspondant à leur profil; quelques uns
n'ont pas encore trouvé d'affectation
appropriée. La sélection des agents
nationaux de programme est pratiquement terminée.
Le document cadre pour l'utilisation
d'agents/correspondants nationaux fait, en ce moment,
l'objet de consultations internes.
Au niveau des nouveaux programmes:
Il s'agit de relancer la
coopération avec les partenaires extérieurs
et renforcer le recours aux compétence nationales.
L'accord relatif à
l'utilisation d'experts pour la coopération
technique entre pays en développement a
été signé par 75 gouvernements et
les candidatures de 3700 experts ont été
présentées. L'accord similaire pour la
coopération technique entre pays en transition a
été signé par 6 gouvernements et 122
experts ont été proposés.
Jusqu'à présent, 14 missions ont
été organisées dans le cadre de ces
accords mais beaucoup d'autres sont en préparation
et le niveau d'utilisation de ces experts devrait
fortement s'accélérer au cours de 1996.
L'accord de coopération avec
les institutions académiques et de recherche a
été signé par 9 pays membres de
l'OCDE. Quatre personnalités scientifiques ont
déjà été
détachées auprès de l'Organisation
dans le cadre de ces accords.
Enfin, 38 pays ont signé des
accords visant à promouvoir le programme
d'utilisation des experts retraités. Un nombre
important de retraités ont ainsi fait savoir
qu'ils étaient prêts à continuer
d'oeuvrer au service du développement et
près de 70 d'entre eux ont déjà
été utilisés.
Au cours du prochain biennium, le
programme d'utilisation de jeunes professionnels des pays
en développement, qui est en cours
d'élaboration, sera mis en oeuvre.
Ces changements dans l'Organisation,
conduits simultanément avec la mise en oeuvre des
programmes, ont exigé un effort exceptionnel des
agents pour mener de front les transformations et leur
travail normal. Je voudrais ici et solennellement les
remercier pour leur abnégation, leur
compétence ainsi que leur foi dans l'Organisation
et ses objectifs.
Les programmes ont cependant souffert
des restrictions budgétaires dictées par la
situation de trésorerie de la FAO.
C'est ainsi que les activités
de formation prévues pour 1994-95 ont
été réduites de 17 pour cent et les
publications de 6 pour cent comme indiqué dans le
Rapport d'exécution du Programme. En outre
certaines activités spécifiques ont
dû être reportées à plus tard
ou même annulées. Je citerai à titre
d'exemple la collecte d'information sur la production
d'engrais et leur prix et l'expérimentation d'un
nouveau cadre d'intervention dans le domaine des
activités post messiales. Les manuels de formation
pour la lutte contre la trypanosomiase n'ont pu
être publiés. Les travaux que nous devions
exécuter avec l'OMS sur les zoonoses ont dû
être éliminés. La mise en oeuvre du
programme de conservation et de réhabilitation des
terres africaines a été fortement ralentie.
Des publications aussi importantes que "Perspectives de
l'alimentation" et "Cultures et pénuries
alimentaires" qui étaient mensuelles ne sont plus
produites que tous les deux mois. Nous avons
également dû réduire la
fréquence de publication d'autres annuaires
statistiques. Les travaux d'évaluation des
ressources halieutiques dans les Caraïbes ont
été suspendus. Enfin, dans le secteur des
forêts, les travaux de mise à jour de
l'évaluation des ressources forestières
1990 ont dû être retardés.
Quoiqu'il en soit les
réalisations pour ce biennium ont
été substantielles et je voudrais vous en
donner un bref aperçu en commençant par le
Programme spécial pour la production alimentaire
à l'appui de la sécurité alimentaire
dans les pays à faible revenu et à
déficit vivrier.
Après un travail important de
conception effectué avec l'appui d'éminents
experts, le Programme spécial fut lancé en
octobre 1994. A ce jour il est opérationnel dans
15 Etats membres.
Dans l'ensemble de ces pays, les
activités préparatoires au démarrage
des opérations de terrain ont été
réalisées. Ce qui veut dire que des
missions exploratoires ont été
menées, les activités à entreprendre
ont été définies, des
mécanismes nationaux de suivi et de contrôle
du programme ont été mis en place, des
équipes nationales de formulation du programme ont
été constituées et des programmes
nationaux et des plans d'opération ont
été élaborés.
Les activités de terrains ont
été mises en route afin de profiter des
saisons agricoles dans la plupart des pays. Ainsi, en
Chine et au Kenya, le programme national est entré
dans sa deuxième campagne agricole tandis que dans
7 autres pays d'Afrique les activités de
première campagne sont en cours. Enfin, en Zambie,
Tanzanie, Haïti, Bolivie,
Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Népal, les
activités de première campagne vont
débuter incessamment. Par ailleurs, dans tous les
pays concernés, une composante irrigation à
faible coût est en cours ou à
l'étude.
Je voudrais également ajouter
que pour toutes les activités liées au
Programme spécial, la communauté des
donateurs a été informée soit
à travers des réunions spécifiques
à Rome, soit par le biais des réunions
périodiques dans les pays participants.
La préparation du Sommet
mondial de l'alimentation a mobilisé les
différentes composantes de l'Organisation sous la
coordination d'un petit Secrétariat
constitué à partir de ressources humaines
détachées. D'ores et déjà,
trois documents techniques de base ont été
diffusés sous une forme provisoire et les 12
autres le seront d'ici la fin de l'année ou
dès le début de 1996. La moitié
d'entre eux sont préparés en collaboration
avec d'autres institutions. La structure et le contenu du
document de politique générale et du plan
d'action qui seront soumis au Sommet ont
été examinés par le Comité de
la sécurité alimentaire et le Conseil. Un
Comité directeur et plusieurs sous- comités
ont été mis en place pour assurer la mise
en oeuvre de toutes les activités
préparatoires indispensables: mobilisation des
ressources, activités promotionnelles
auprès des Gouvernements, des ONG, du secteur
privé et des médias, aspects logistiques et
opérationnels, etc. Enfin, la réunion
ministérielle de Québec,
préparatoire au Sommet, a eu lieu avec le
succès que l'on sait.
Au niveau du Département
économique et social, outre les activités
régulières relatives à l'ajustement
agricole international et à la publication du
rapport annuel sur la situation de l'alimentation et de
l'agriculture, je signalerai la publication sous forme
d'ouvrage d'une mise à jour de l'étude
"Agriculture: Horizon 2010", l'appui fourni à 80
Etats Membres dans le suivi de la Conférence
mondiale sur la nutrition, l'établissement de
liens de coopération avec la nouvelle Organisation
mondiale du Commerce, notamment dans le domaine des
normes pour les produits alimentaires et l'étude
de l'impact de l'Uruguay Round sur le secteur agricole
ainsi que la revue du fonctionnement des groupes
inter-gouvernementaux sur les produits.
Le Système mondial
d'information et d'alerte rapide sur l'alimentation et
l'agriculture (SMIAR) a élargi sa couverture
géographique et a amélioré ses
méthodes de travail et de diffusion des
données. Il constitue toujours l'une des pierres
angulaires des activités de la FAO. A ce sujet,
j'attire votre attention sur les dernières
prévisions du SMIAR qui vous sont
communiquées dans les documents mis à votre
disposition. En effet, les perspectives de l'offre et de
la demande mondiales de céréales pour
1995/96 se sont encore aggravées. La production
céréalière mondiale en 1995 sera de
3 pour cent inférieure à celle de l'an
dernier. Pour la troisième année
consécutive, la production sera donc
inférieure aux besoins. Les prix montent et la
marge de sécurité que représentaient
les stocks de report a pratiquement disparu. Pour
satisfaire les besoins en 1996/97, il faudra que la
production céréalière mondiale
augmente d'au moins 5 pour cent en 1996.
Je signalerai ici aussi les
progrès réalisés dans la mise en
oeuvre du Centre mondial d'information agricole qui doit
incorporer les données statistiques et textuelles
de l'ensemble de l'Organisation. La composante FAO STAT
est opérationnelle. Les donnés sont
accessibles aux utilisateurs externes sur disquette ou
à travers Internet ou même en ligne.
Plusieurs bases de données ont été
introduites dans la composante FAO INFO telles que les
normes du Codex Alimentarius qui sont disponibles sur
disques optiques numériques.
La réorganisation en profondeur
a touché les activités à
caractère horizontal qui sont maintenant
rassemblées au sein du Département du
développement durable. Cependant, la mise en
oeuvre a été poursuivie pour les principaux
programmes dans les domaines de la
télédétection, du système
global d'information géographique et de
l'agro-météorologie, en particulier pour la
surveillance des précipitations et des conditions
agro-climatiques sur l'ensemble de l'Afrique, dans le
cadre du système ARTEMIS. L'intégration de
ces trois activités dans un seul service jouera un
rôle essentiel dans le développement des
activités futures pour le suivi de l'environnement
et la mise en oeuvre de projets tels que l'atlas
électronique de la FAO et la mise au point de
cartes d'utilisation des sols.
Le Département a
également repris à son compte la
coordination des activités de l'Organisation pour
le suivi de la Conférence des Nations Unies pour
l'environnement et le développement.
La nouvelle Division de la femme et de
la participation populaire a été
particulièrement active dans la mise en oeuvre du
Plan d'action pour l'intégration des femmes dans
le développement. En outre, c'est notamment
grâce à la participation active de
l'Organisation que la femme rurale a reçu la place
qui lui revient dans la Plate-forme d'action
adoptée par la quatrième Conférence
mondiale sur les femmes qui a eu lieu à Beijing.
Une action similaire en faveur des populations rurales en
général a été menée
pour la Conférence du Caire sur la population.
Enfin les deux autres nouvelles
divisions de la recherche, de la vulgarisation et de la
formation d'une part et du développement rural et
de la réforme agraire d'autre part se sont
concentrées sur la définition de leurs
programmes et méthodes de travail pour le prochain
biennium tout en poursuivant les activités
héritées de la structure ancienne.
Les mesures relatives à la
conception et au lancement du programme EMPRES, ou
Système de prévention et de réponse
rapide contre les ravageurs et les maladies
transfrontières des animaux et des plantes ont
été prises. Le programme de lutte contre le
criquet pèlerin se concentre dans une
première étape sur la région
centrale autour de la mer Rouge tandis que pour la peste
bovine, les activités menées dans le cadre
d'EMPRES viennent renforcer la campagne mondiale
d'éradication et ses trois composantes
régionales en Afrique, Asie occidentale et Asie
méridionale.
D'autres réalisations
importantes ont pu être conduites à terme:
l'expansion de l'utilisation du
logiciel Microbanker de la FAO dans plus de 600
établissements bancaires ruraux.
Dans le domaine des forêts, les
efforts ont porté sur la promotion des
activités nationales et internationales en vue de
l'exploitation durable et de la conservation des
forêts et des ressources connexes. C'est ainsi que
l'Organisation a organisé plusieurs
réunions pour mieux définir la
stratégie à adopter en vue d'assurer une
parfaite complémentarité entre conservation
et exploitation des forêts et mieux comprendre le
rôle attendu de la FAO dans ce secteur. Ce
processus a été clôturé par la
tenue en mars de cette année de la première
réunion mondiale des ministres chargés des
forêts qui ont débattu exclusivement de la
mise en valeur durable des forêts et ont
adopté la "Déclaration de Rome sur la
foresterie". A cette occasion, la FAO a publié le
premier "Rapport mondial sur la situation des
forêts" qui sera dorénavant produit tous les
deux ans. Parallèlement le Département
à poursuivi ses activités notamment
l'assistance à la préparation de plans
d'action forestiers nationaux dans de nombreux pays.
Je terminerai cette revue rapide des
programmes techniques par le secteur des pêches en
mentionnant bien sûr la mise au point finale, dans
un délai très court, du Code de conduite
pour une pêche responsable qui est soumis à
votre approbation. L'Organisation a également
publié pour la première fois le "Rapport
sur la situation mondiale des pêches et de
l'aquaculture". Ce dernier a été
présenté à la réunion des
Ministres en charge du secteur des pêches qui a eu
lieu en mars 1995 et qui a adopté le "Consensus de
Rome sur la pêche mondiale". Je signalerai enfin la
participation de la FAO à la préparation de
la Conférence de Kyoto sur la contribution durable
des pêches à la sécurité
alimentaire qui aura lieu en décembre 1995
à l'invitation du Gouvernement du Japon.
Pour ce qui est des activités
opérationnelles menées par le
Département de la coopération technique, la
priorité a été donnée au
développement de nouveaux partenariats. La
collaboration avec les institutions financières
internationales telles la Banque mondiale, le FIDA et les
Banques régionales et sous-régionales a
été renforcée. Pour illustrer ce
propos, permettez-moi de citer quelques exemples:
Durant le biennium 41 projets,
représentant un niveau d'investissement total de
plus 2 500 millions de dollars EU ont été
préparés par le Centre d'investissement
pour la Banque mondiale. 45 autres projets sont à
divers stades de formulation. Pour le FIDA 15 projets ont
été préparés. Pour la Banque
asiatique de développement, le Centre
d'investissement a préparé des projets en
Chine en Indonésie et en Mongolie et d'autres sont
en cours en Inde, au Pakistan, au Sri Lanka et au
Vietnam. Avec la Banque interaméricaine de
développement cette collaboration a abouti
à la formulation de 2 projets d'irrigation en
Bolivie et au Nicaragua.
D'autres projets ont été
préparés pour être
présentés au financement de la Banque
ouest-africaine de développement, de la Banque
islamique de développement, de la Banque africaine
de développement et de la Banque de
développement des Caraïbes.
De même, la collaboration
existant avec nombre d'Organisations en particulier
l'Union européenne a été
renforcée. De nouveaux accords de
coopération ont été signés
notamment avec l'Institut interaméricain de
coopération pour l'agriculture (IICA).
La coopération avec le
Programme des Nations Unies pour le développement,
qui pour diverses raisons s'était notablement
ralentie au cours des dernières années,
amorce actuellement une reprise. 18 projets ont
été ainsi approuvés durant les
premiers six mois de 1995. Il est à noter
cependant que le PNUD montre une certaine propension
à exécuter ses propres programmes ce qui
comporte des risques de duplication de nos
activités.
Durant ce même biennium
1994-1995, 800 requêtes ont été
reçues par le Programme de coopération
technique et plus de 400 projets ont été
approuvés. A la fin du mois de septembre, le
niveau d'approbation pour ce biennium s'élevait
à 78 millions de dollars.
Dans l'ensemble, grâce au
maintien du niveau global de financement extérieur
obtenu sur les fonds fiduciaires, le programme de terrain
de la FAO pour la seule année 1994
représente une dépense totale de 275
millions de dollars.
Les activités
opérationnelles tout comme les activités
normatives reçoivent un appui souvent
décisif de la part du Bureau juridique, qui en
outre a fourni une assistance à plus de 70 pays
pour leur législation nationale ainsi que les
aspects légaux liés à leurs
programmes de développement agricole et aux
accords internationaux négociés par
l'Organisation.
Je dirai enfin un mot des
réalisations des Départements en charge des
services d'appui qui ont particulièrement
été mis à contribution pour appuyer
le processus de restructuration, définir les
nouvelles fonctions des différentes unités,
préparer les descriptions de poste en
collaboration avec les services techniques et enfin
assurer les mouvements du personnel.
Parallèlement, l'aménagement des locaux a
été poursuivi et l'installation au
Siège du réseau de communication
intégré voix/données est
terminée.
Le nombre de postes de travail
informatisés a fortement augmenté et des
équipements et logiciels plus performants ont
été installés. Ces postes ont
accès au courrier électronique et à
toute une gamme d'informations techniques et
administratives. L'Organisation est maintenant
entièrement reliée à Internet, ce
qui permettra de réaliser des économies
substantielles dans les communications car,
parallèlement, l'équipement des bureaux
décentralisés est en cours pour leur
permettre d'être connectés entre eux et avec
le Siège.
Je signalerai à ce sujet que
nous étudions les possibilités d'utiliser
les équipements informatiques qui, tout en
étant toujours opérationnels, ne
correspondent plus aux besoins de l'Organisation ainsi
que les publications en stockage en les distribuant dans
les pays en voie de développement aux
administrations, aux chambres d'agriculture, aux
institutions de recherche et de formation.
Les études ont
été réalisées en vue du
remplacement du système de gestion
financière de l'Organisation (FINSYS) et tout est
fait pour préparer un appel d'offre pour
l'acquisition, dès le début de
l'année prochaine si nos ressources le permettent,
d'un système performant et qui aura fait ses
preuves dans une organisation ayant des besoins
similaires à ceux de la FAO. Quant au remplacement
du système de gestion du personnel (PERSYS), nous
sommes en train d'examiner les possibilités
d'utilisation de celui récemment introduit au
Secrétariat général des Nations
Unies.
En outre, une revue complète
des procédures administratives et
financières a été effectuée
en vue de les rationaliser et de les simplifier. Dans ce
cadre, les formulaires administratifs informatisés
et automatisés pourront être
conservés électroniquement, ce qui
permettra des économies substantielles en papier
et frais de stockage.
Enfin, une revue complète des
procédures de voyages internationaux des agents a
été faite; là aussi des
possibilités certaines de rationalisation
existent.
Je terminerai ce tour d'horizon de nos
réalisations en mentionnant que nous venons de
terminer l'élaboration d'une politique globale de
communication avec le monde extérieur qui non
seulement conduira à introduire une nouvelle
culture de l'information au sein de l'Organisation, mais
aussi servira de base à la restructuration du
Département des affaires générales
et de l'information. Cette politique fondée sur
une approche décentralisée touchera
également nos méthodes de production et de
distribution des publications en utilisant au maximum les
moyens électroniques. Ceci constitue un autre
domaine qui présente de grandes
potentialités.
Beaucoup de nos activités sont
réalisées en coopération avec les
autres institutions du Système des Nations Unies
dans le cadre de programmes conjoints. Mais il faut aussi
signaler celles que nous devons réaliser à
la demande expresse de ces institutions et en particulier
du Secrétariat général en
application des décisions de l'Assemblée
générale ou du Conseil économique et
social. Il s'agit de contribuer à leurs propres
activités ou de participer à des
réunions de coordination. J'attache beaucoup
d'importance à cette coopération et
à ces activités de coordination
indispensables pour éviter les duplications.
Toutefois, cette coordination a un coût que nous
venons d'évaluer, en excluant la coordination au
niveau des bureaux nationaux, à environ 12
millions de dollars pour 1994 soit 5 pour cent de nos
dépenses pour le Programme régulier.
Pour revenir au sujet principal qui
nous occupe aujourd'hui, à savoir le Programme de
travail et budget 1996-97, j'ai proposé lors de la
préparation du schéma au début de
cette année, un budget à croissance
réelle nulle. Je l'ai fait à contre coeur
pour tenir compte des impératifs de rigueur
budgétaire qui prévalent dans
l'environnement politico-économique actuel et
malgré les importants défis auxquels
l'Organisation doit faire face.
A cette époque, la provision
pour augmentation des coûts avait été
estimée à 59 millions de dollars. Elle a
ensuite été revue à un peu moins de
32 millions de dollars pour le Sommaire du Programme de
travail et budget après que des réductions
supplémentaires aient été
effectuées. Dans la proposition qui vous est
soumise aujourd'hui, elle est à nouveau
réduite à 24,7 millions de dollars. Nos
estimations les plus récentes indiquent que les
augmentations de coûts auraient dû
s'élever à 45 millions de dollars. Le
budget de 698 millions qui vous est proposé
conformément aux orientations des Comités
du programme et des finances comporte un accroissement de
3,7 pour cent seulement par rapport à la base
budgétaire de 1994/95 et représente donc
une absorption de coûts qui est estimée
à 20 millions. Nous prenons également le
risque de devoir absorber au cours du prochain biennium
d'autres augmentations de coûts liées aux
ajustements des salaires proposés par la
Commission de la fonction publique internationale et aux
variations du taux de change entre le dollar et la lire,
ce qui porterait le montant total des coûts que
nous absorberions à plus de 28 millions.
Enfin, je voudrais attirer votre
attention sur quelques faits qui permettront de placer
cette proposition de budget dans une véritable
perspective:
Parmi les organisations du
système des Nations Unies, c'est la FAO qui a
connu la plus faible croissance dans le montant des
contributions des Etats membres au cours des six
dernières années.
Aucune des instances de
décision des organisations des Nations Unies dont
le budget a récemment été
approuvé n'a accepté un montant
inférieur en valeur nominale au budget
précédent. Au contraire, certaines ont
bénéficié d'augmentations
substantielles. Je citerai l'Organisation internationale
du travail dont le budget est augmenté de 24 pour
cent; le budget de l'Organisation de l'aviation civile
internationale augmentera de 3,7 à 7,7 pour cent
et enfin l'OMS dont le budget a été
augmenté de près de 2,5 pour cent.
Même l'Institut
inter-américain de coopération pour
l'agriculture, qui est financé à 60 pour
cent par un de ses Etats membres, conservera le
même montant de ressources en valeur nominale.
La FAO est votre Organisation, Vous,
les Etats membres, avez la grande opportunité de
la conduire sur les chemins d'un succès si
indispensable aux millions de personnes qui n'ont pas un
accès adéquat à la nourriture et aux
millions d'enfants de moins de cinq ans qui souffrent de
déficit protéinique et calorique.
Vous avez aussi le redoutable pouvoir
d'entraîner l'Organisation sur les pentes
escarpées de ressources aléatoires, au
risque de provoquer sa chute dans l'abîme d'un
échec qui serait certes funeste pour les
déshérités de la terre, mais qui ne
serait pas sans conséquences graves pour les plus
nantis vivant sur la même planète Terre.
Le Secrétariat de
l'Organisation est votre secrétariat. Il ne
prendra pas d'engagements démagogiques
dictés par les péripéties d'une
conjoncture difficile, mais il appliquera
fidèlement et loyalement vos décisions. Il
vous apportera toutes les informations pour
éclairer vos choix et vous donnera ses avis en
ayant "exclusivement en vue les intérêts de
l'Organisation". Il s'évertuera à
être un "exemple de transparence, de
responsabilité, de prévisibilité,
d'efficacité, de respect des règles et du
droit".
A l'heure où vous prendrez des
décisions qui seront lourdes de sens, pensez
surtout à ces "images d'enfants affamés et
d'adultes faméliques qui ne cessent de hanter nos
consciences".
Pensez aussi que, par delà les
chiffres, il y a des mesures qui vont affecter des
personnes de chair et de sang qui souffrent de la
pauvreté à travers le monde.
Pensez enfin que le projet de budget
de la FAO, qui doit aider 800 millions d'êtres
humains pauvres, ne représente que le montant
dépensé en nourriture pour chiens et chats
pendant 6 jours seulement dans 9 pays
développés.
Réfléchissez-y et que
Dieu vous guide et vous garde pour le bien de
l'Humanité.