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Allocutions

Curriculum vitae du Dr Jacques Diouf

 


Allocution du Directeur général à la vingt-cinquième Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient

Beyrouth, Liban, 20-24 mars 2000

 

Monsieur le Président du Conseil des Ministres,
Messieurs les Ministres,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,

 

C'est pour moi un immense plaisir de vous souhaiter la bienvenue à la vingt-cinquième Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient qui, après 38 années, se tient à nouveau au Liban, à la généreuse invitation du Gouvernement. Je voudrais exprimer, au nom de toutes les délégations et du personnel de la FAO, nos sincères remerciements à son Excellence le Président Emile Lahoud ainsi qu'au Gouvernement et au peuple du Liban pour la chaleur de leur accueil et la générosité de leur hospitalité. Le Liban, pays riche d'une histoire millénaire, d'une civilisation glorieuse et de traditions agricoles, a su faire, dans des conditions difficiles, des avancées significatives dans toutes les sphères de l'activité économique, et notamment du développement agricole.

Je tiens à remercier tout particulièrement Monsieur le Président du Conseil des Ministres Selim Al-Hoss qui nous fait l'honneur de participer à cette cérémonie d'ouverture.

 

La Situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Le monde est engagé dans un processus rapide de mondialisation et d'interdépendance qui ouvre toujours plus largement les frontières économiques.

Les estimations de la production céréalière mondiale en 1999 ont été récemment revues à la hausse et se situent autour de 1 872 millions de tonnes. Elle est cependant inférieure de 1 pour cent par rapport à 1998 et de 2 pour cent par rapport à 1997, année particulièrement bonne. La seule augmentation prévue concerne le riz, tandis que les récoltes de blé et d'autres céréales diminueront. Pour la première fois en quatre ans, les projections de la consommation céréalière dépasseront celles de la production. Il faudra donc puiser 8 millions de tonnes dans les stocks qui s'élèveront alors à 334 millions de tonnes. Ce niveau garantit un rapport stock/utilisation dans les limites de la marge de sécurité de 17 à 18 pour cent.

Pour les raisons que voilà, la campagne commerciale 1999/2000 pourrait enregistrer une augmentation de plus de 3 pour cent du commerce céréalier mondial, soit un volume de 222 millions de tonnes. Pourtant, les prix des céréales sur les marchés mondiaux sont généralement inférieurs à ceux de l'an passé, ce qui représente un facteur positif pour les 82 pays à faible revenu et à déficit vivrier.

On note aussi une évolution encourageante dans le secteur des pêches, qui a enregistré une reprise partielle en 1999 après les fortes baisses de production de l'année précédente.

Mais le fait le plus positif est l'indication dans le rapport de la FAO sur L'État de l'insécurité alimentaire dans le monde d'une réduction de 40 millions, entre 1990-92 et 1995-97, du nombre total de personnes mal nourries dans les pays en développement. Cette baisse annuelle de près de 8 millions de personnes en moyenne est encourageante, mais elle est très en deçà du chiffre de 20 millions nécessaire pour atteindre l'objectif fixé au Sommet mondial de l'alimentation.

 

Situations d'urgence

Dans une telle conjoncture mondiale, 35 pays ont été confrontés à des crises alimentaires. A la fin de 1999, le nombre de personnes victimes de crises alimentaires résultant essentiellement de catastrophes naturelles et provoquées par l'homme était estimé à 52 millions environ. Cependant, les données disponibles indiquent que leur fréquence relative a changé depuis une trentaine d'années. Si dans les années 70 et 80, les crises alimentaires étaient essentiellement le résultat de facteurs naturels, ces dernières années, les catastrophes provoquées par l'homme n'ont fait qu'augmenter, notamment les guerres, les troubles civils et les crises financières et économiques.

En Afrique, les situations d'urgence résultent surtout de troubles civils et de sécheresses à répétition, tandis qu'en Asie, des millions de personnes ont du mal à se nourrir en raison de la baisse du pouvoir d'achat dans des pays dont les économies ont été frappées de plein fouet par la crise financière de 1997-98. En Amérique latine, beaucoup de pays souffrent encore des dégâts provoqués par le phénomène El Niño et le cyclone Mitch en 1998, et aggravés par les pluies diluviennes et les inondations de 1999. De plus, à la fin de l'année dernière, un grave cyclone et des crues dévastatrices ont frappé le Venezuela. Au Proche-Orient, la sécheresse de 1999 qui a été la plus terrible des dernières décennies a réduit considérablement la production alimentaire de plusieurs pays. Dans cette région du monde, outre les aléas climatiques, le problème de l'accès à l'eau pour la production alimentaire sera sans doute la cause principale des difficultés d'approvisionnement.

Le rôle de la FAO, dans une telle conjoncture, est plus important que jamais, notamment pour l'évaluation de la situation de l'alimentation et de l'agriculture, la détermination des besoins d'aide alimentaire et l'information de la communauté internationale, grâce au Système mondial d'information et d'alerte rapide de la FAO, qui collabore avec le Programme alimentaire mondial, le PNUD et un vaste réseau d'organisations gouvernementales et non gouvernementales.

Ces crises amènent aussi la FAO à relancer la production agricole en évaluant les besoins, en collaboration avec les autres organisations des Nations Unies dans le cadre des appels communs pour une aide humanitaire, et plus particulièrement, en fournissant une assistance directe aux agriculteurs. En 1999, l'aide agricole mise en oeuvre par la FAO au Proche-Orient s'est élevée à 132 millions de dollars environ, répartis entre 10 pays. Elle se traduit par la fourniture, aux communautés agricoles démunies, de facteurs de production essentiels tels que semences, outils, engrais, engins de pêche et bétail, ainsi que du matériel vétérinaire. Cette aide est une réponse aux catastrophes naturelles, notamment les graves sécheresses qui se sont abattues l'an dernier sur plusieurs pays de la région; les inondations et les tremblements de terre. La FAO est également venue en aide aux agriculteurs victimes de troubles provoqués par l'homme.

 

Autres "crises"

Mais le monde est aussi confronté à d'autres "crises" de plus en plus nombreuses. Elles concernent la qualité et surtout l'innocuité des produits alimentaires, ainsi que l'incidence des nouvelles techniques agricoles, qui sont notamment le résultat des avancées rapides de la biotechnologie. Parmi les problèmes récents auxquels les gouvernements ont dû faire face, il y a eu la crise de la "vache folle", la présence de dioxine et de listeria dans la chaîne alimentaire ainsi que [et] la commercialisation de produits contenant des organismes génétiquement modifiés.

C'est un domaine dans lequel la FAO sera indubitablement appelée à jouer un rôle accru. L'opinion publique, sensibilisée par les médias, veut des informations objectives sur les risques éventuels et demande des mesures de protection efficaces. Ces "crises" ont eu lieu dans des pays développés, mais elles suscitent des inquiétudes parmi les autorités et les populations des pays en développement qui ne disposent pas d'une capacité d'analyse suffisante.

L'Organisation doit continuer de répondre à ces défis et à ces demandes. Ses organismes compétents, comme la Commission des ressources génétiques, travaillent activement à l'élaboration de codes de conduite. Un programme interdépartemental a été lancé pour examiner tous les aspects techniques de ces problèmes. Les programmes de la Division mixte FAO/AIEA des techniques nucléaires dans l'alimentation et l'agriculture seront renforcés pour accroître leur contribution dans ces domaines. Pour ce qui est des questions d'éthique, elles sont examinées par un comité interne bénéficiant du soutien d'un groupe d'experts. Enfin, le Codex Alimentarius reste le principal instrument d'élaboration des normes internationales, activité devenue cruciale dans un contexte de mondialisation et d'expansion commerciale.

La FAO doit cependant, tout en reconnaissant l'importance et l'urgence de ces questions, veiller à ce que les informations fournies se fondent sur des bases scientifiques et émanent d'experts internationaux aux compétences reconnues.

 

La Situation de l'alimentation et de l'agriculture dans la région Proche-Orient

Excellences, Mesdames et Messieurs,

J'aimerais à présent me concentrer sur la région Proche-Orient. Cette région est de plus en plus dépendante des importations de produits alimentaires tels que céréales, produits laitiers, sucre et huile végétale. En 1998 et 1999, la plupart des pays de la région ont entrepris, à des degrés divers, des programmes de réformes, notamment macro-économiques, et des politiques de libéralisation et de dérégulation du marché agricole. En outre, un accord de coopération économique a été signé par 18 pays en 1998 pour l'établissement d'une zone de libre-échange entre pays arabes (AFTA). Le principal objectif de l'AFTA est une libéralisation du commerce destinée à encourager et promouvoir les échanges intrarégionaux par une réduction progressive des droits de douane, qui devrait atteindre 19 pour cent dans dix ans. Par ailleurs, plusieurs pays méditerranéens ont conclu des accords commerciaux avec l'Union européenne.

La production agricole de la région a été gravement compromise par plusieurs problèmes internes et externes en particulier des catastrophes naturelles, des troubles civils, des guerres et des changements climatiques. Les deux sécheresses dévastatrices qui ont frappé plusieurs pays de la région en 1997 et 1999 ont eu des effets négatifs sur l'agriculture et l'élevage.

Depuis 1997, la FAO met en œuvre la composante agricole du Programme "pétrole-contre-vivres" en Iraq avec une affectation initiale de crédits de 46,15 millions de dollars. En 1999, l'Organisation s'est vue confier la mise en œuvre de la même composante agricole pour un montant de 128,4 millions de dollars dans les trois Gouvernorats du nord de l'Iraq. Elle a été chargée de l'achat international, ainsi que de la distribution équitable aux bénéficiaires, d'une grande variété d'intrants dans tous les sous-secteurs de l'agriculture et de l'élevage. La FAO exécute en outre en Iraq des projets d'assistance financés par des donateurs, par le PNUD et par le Programme de coopération technique de la FAO pour lutter contre les épizooties et combattre les ennemis des cultures par des pulvérisations aériennes, ainsi que pour accroître la production de semences et de miel dans tout le pays.

Dans cette région, presque toutes les ressources hydriques traditionnelles aisément accessibles sont déjà exploitées; à l'avenir, il faudra donc chercher à améliorer l'efficacité des systèmes d'aménagement de l'eau et s'efforcer d'exploiter de nouvelles ressources hydriques non conventionnelles pour accroître la production agricole. Les politiques d'aménagement hydraulique de la région sont lentement mais sûrement modifiées dans le but d'améliorer la gestion de la demande. Cela consiste à promouvoir la gestion et le fonctionnement efficaces des institutions pour garantir la conservation et la qualité, mais aussi à prendre en considération le problème crucial de la valeur économique attachée à l'utilisation de l'eau en agriculture. Tout doit être mis en œuvre pour accroître la participation des parties prenantes aux décisions en matière de gestion responsable de l'eau, afin que cette ressource soit utilisée de façon plus rationnelle.

Dans quelques pays de la région seulement, les exportations agricoles sont d'importantes sources de devises. Généralement, la valeur des exportations de produits agricoles est limitée par rapport à la valeur totale des exportations de la région - 6 pour cent seulement en moyenne - et ces exportations consistent essentiellement en poissons, fruits, légumes et coton. En revanche, la valeur des importations de produits agricoles reste trois fois supérieure à la valeur des exportations. Le commerce intrarégional est peu développé - à peine 8 pour cent du volume total du commerce extérieur - et reste stationnaire depuis de nombreuses années.

 

Principales activités de la FAO dans la région Proche-Orient

La situation de la sécurité alimentaire continue à être préoccupante pour de nombreux pays de la région. Malgré les efforts louables qui ont été faits par plusieurs d'entre eux, notamment avec l'appui de la FAO, la situation reste grave. L'Organisation a ainsi aidé les pays de la région à concentrer leurs efforts sur un certain nombre d'améliorations majeures de la production vivrière et agricole - en particulier dans les domaines de la gestion de l'eau, des accroissements de rendement et d'un accès plus équitable aux vivres pour la majorité des populations.

 

Programme spécial pour la sécurité alimentaire

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, la FAO a lancé le Programme spécial pour la sécurité alimentaire en 1994 après son approbation à l'unanimité par le Conseil. Le Programme doit aider les pays à faible revenu et à déficit vivrier à accroître rapidement la production vivrière et la productivité de manière durable, à réduire la variabilité de la production d'une année sur l'autre, et à améliorer l'accès aux vivres, comme contribution à l'équité et à la lutte contre la pauvreté. À ce jour, plus de 75 pays en développement ont demandé à participer au Programme. Les leçons tirées de l'expérience et les résultats déjà obtenus ont permis de prolonger des programmes en cours dans les pays et d'inclure rapidement de nouveaux pays. J'ai le plaisir de vous annoncer qu'en janvier 2000, le Programme était opérationnel dans 55 pays, dont cinq pays au Proche-Orient.

Dans le contexte du Programme spécial pour la sécurité alimentaire, l'Organisation a assuré le suivi de la coopération trilatérale entre les pays du Proche-Orient, d'autres pays en développement et la FAO, conformément aux dispositions de l'Initiative de coopération Sud-Sud.

 

Programme de formation pour les négociations commerciales multilatérales

La FAO a en outre poursuivi son soutien aux pays de la région pour évaluer les incidences des négociations commerciales de l'Organisation mondiale du commerce sur le développement agricole et la sécurité alimentaire durable. Quatorze pays de la région sont actuellement membres de l'OMC, et six autres ont demandé à le devenir. La plupart des pays de la région étant relativement dépendants du commerce, il est impératif de comprendre les forces qui influencent l'évolution des échanges internationaux agricoles. Or, la plupart des pays de la région n'ont pas toujours la capacité pour relever efficacement les défis ou profiter des opportunités découlant des accords de l'Uruguay Round, et pour se préparer au prochain cycle de négociations commerciales multilatérales.

La FAO assure une assistance technique à plusieurs pays de la région, en matière de formulation et d'exécution des politiques et programmes nationaux concernant les produits. Récemment, la FAO a lancé un "Programme cadre pour la formation au Cycle d'Uruguay et aux futures négociations commerciales multilatérales sur l'agriculture", 14 ateliers de formation sous-régionaux seront organisés, dont deux pour la région Proche-Orient: le premier a eu lieu au Caire en septembre 1999, et le second est prévu pour mai 2000 à Mascate.

Parallèlement, la FAO continue à fournir des informations et à faire des évaluations de la situation des marchés mondiaux et des perspectives pour quelque 80 produits agricoles.

 

Système d'information et de cartographie sur l'insécurité alimentaire et la vulnérabilité

Un vaste effort est également en cours pour créer le Système d'information et de cartographie sur l'insécurité alimentaire et la vulnérabilité, conformément aux décisions du Sommet mondial de l'alimentation. Ce système est mis en place au niveau international et surtout au niveau national, avec la pleine coopération des partenaires du système des Nations Unies dans le cadre d'un comité interinstitutions. Le système permet de concevoir et de mettre en œuvre des politiques et programmes appropriés de lutte contre la pauvreté et l'insécurité alimentaire. Deux pays de la région ont déjà demandé une assistance pour créer des systèmes nationaux.

 

Coopération économique et technique régionale

La FAO soutient et encourage les mesures collectives visant à affronter des problèmes communs et l'utilisation conjointe de ressources au profit de tous les pays concernés. Elle a ainsi encouragé le développement de projets régionaux et la création de réseaux et d'associations d'institutions agricoles pour la promotion de la coopération technique ainsi que des échanges d'expériences et d'informations. La coopération technique entre pays en développement est un de ces cadres de promotion et de coopération basés sur les intérêts mutuels, les avantages partagés et l'interdépendance. Dans ce contexte, la FAO a continué à renforcer les efforts de collaboration avec les donateurs internationaux, bilatéraux et multilatéraux et les organismes régionaux de financement tels que la Banque islamique de développement, le Fonds arabe pour le développement économique et social et les autres fonds de développement régionaux et nationaux. La FAO continuera ses efforts dans ce cadre.

 

Stratégies régionales pour le développement agricole et la sécurité alimentaire

L'Organisation a progressivement développé sa coopération avec les groupements économiques régionaux et sous-régionaux des pays en développement et des pays en transition. Dans ce contexte et en collaboration avec les institutions régionales et sous-régionales pertinentes, elle élabore des stratégies régionales pour le développement agricole et la sécurité alimentaire en vue de favoriser la production agricole et alimentaire durable, un meilleur accès aux vivres, la sécurité alimentaire et la promotion du commerce des produits alimentaires et agricoles. Chaque stratégie régionale s'inspire très largement des résultats, conclusions et recommandations figurant dans les stratégies pour le développement agricole national - Horizon 2010 qui ont été préparées à la suite du Sommet mondial de l'alimentation.

 

TeleFood

Dans le cadre de la Journée mondiale de l'alimentation, la FAO a lancé en 1997 le TeleFood qui est une campagne mondiale destinée à sensibiliser l'opinion à la situation tragique des 790 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde. Ce programme permet en outre de mobiliser des fonds pour financer des petits projets visant à améliorer la productivité et le niveau de vie des paysans pauvres dans les pays en développement. Depuis lors, de nombreuses agences nationales d'information des États Membres de la région, notamment des chaînes par satellite, ont aidé la FAO à promouvoir les objectifs du TeleFood. Au niveau régional, la Radio et la Télévision arabe (ART) et le Réseau des nouvelles arabes (ANN) sont les principaux opérateurs pan-arabes qui ont assuré la promotion des objectifs du TeleFood dans la région. Une vente aux enchères très réussie, patronnée par des célébrités et organisée par la FAO et ART, a eu lieu au Caire le 19 octobre 1999.

Des projets financés par le TeleFood sont en cours dans au moins 12 pays de la région Proche-Orient. De plus, un certain nombre de propositions sont en préparation et les projets seront lancés dans un proche avenir.

 

Réunions parallèles à l'occasion de la vingt-cinquième Conférence régionale de la FAO

J'ai le plaisir de souligner que parallèlement à cette vingt-cinquième Conférence régionale, deux autres grandes réunions présentant un grand intérêt pour la sécurité alimentaire de la région ont été organisées. La première est un forum pour les organisations non gouvernementales régionales et de la société civile, tandis que l'autre porte sur le commerce intrarégional.

Les organisations non gouvernementales jouent un rôle important dans le développement rural et agricole de nos États Membres. L'engagement des ONG et de la société civile au Sommet mondial de l'alimentation a été très apprécié et a contribué à renforcer le Plan d'action; celui-ci à son tour demande des efforts de coopération par tous les secteurs de la société pour atteindre les objectifs fixés à Rome. Dans ce contexte, la FAO a décidé d'organiser la Consultation ONG et société civile à l'occasion de ses conférences régionales afin de bénéficier des expériences de ces acteurs dynamiques dans les domaines qui relèvent du mandat de la FAO et d'aider l'Organisation à formuler sa politique et sa stratégie en coopération avec les organisations sur le terrain. Les recommandations de la Consultation ONG/société civile seront soumises à la Conférence pour examen.

En même temps que la Conférence aura lieu une Consultation sur le commerce intrarégional au Proche-Orient. Cette Consultation sera consacrée aux questions majeures liées au développement d'une coopération entre les pays de la région pour favoriser les échanges dans le cadre de l'objectif de développement agricole national et de sécurité alimentaire.

 

Ordre du jour de la Conférence régionale

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Cette vingt-cinquième conférence régionale examinera les questions majeures liées à la lutte contre l'insécurité alimentaire et la vulnérabilité, la pauvreté et la dégradation des ressources naturelles. Les principales questions inscrites à votre ordre du jour sont notamment les suivantes:

  • Le Suivi du Sommet mondial de l'alimentation examinera les mesures prises par la FAO pour soutenir la mise en œuvre des sept engagements du Sommet en novembre 1996 et du Plan d'action du Sommet avant l'examen à moyen terme, prévu pour 2006.
  • Le Cadre pour un développement agricole durable concerne l'examen des ressources agricoles de la région, leur utilisation, l'analyse de la structure du secteur et de l'évolution de ses résultats.
  • Le Forum de la santé animale traitera de la nécessité de créer "un forum régional ou une commission de la santé animale", car si certains problèmes de la production animale peuvent être gérés au niveau des pays, la lutte contre les maladies animales transfrontières nécessite des efforts régionaux cohérents et concertés.

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Votre Conférence régionale devra relever le défi de la lutte contre la faim et la pauvreté sur le continent. J'attends donc avec beaucoup d'intérêt les résultats de vos délibérations et je souhaite le plein succès de vos travaux.

Je vous remercie.

 


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