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PRÉPARATION DE CE DOCUMENT

Le deuxième volume de l’étude sur la «Promotion de l’aquaculture commerciale en Afrique subsaharienne» a été préparé dans le cadre des efforts constants du Département des pêches de la FAO pour contribuer, grâce au développement de l’aquaculture commerciale durable, à la réduction de la pauvreté et à l’éradication de la faim dans les pays en développement, particulièrement dans les pays du sud du Sahara. L’objectif spécifique de ce volume est d’aider ces pays à développer et mettre en place des politiques qui favorisent l’émergence ou l’essor d’entreprises aquacoles dans le but d’assurer le développement durable de ce secteur. Le présent rapport se penche sur un des obstacles majeurs au développement de l’aquaculture en Afrique subsaharienne, à savoir les difficultés des entrepreneurs à avoir accès aux capitaux, en particulier en zones rurales. D’autres contraintes au développement sont abordées dans les Volumes 1, 3 et 4 de cette étude.

Les informations rapportées ici ont été obtenues à partir d’une large gamme d’études couvrant les aspects socio-économiques, le marché, les politiques, le domaine juridique et institutionnel de l’aquaculture commerciale; ces études ont été commandées en Côte d’Ivoire, à Madagascar, au Malawi, au Mozambique, au Nigéria, en Zambie, au Costa Rica et au Honduras. On a également largement fait usage des documents relatifs à l’accès au crédit, en particulier dans les pays en développement.

Distribution:

Membres de la FAO
Autres nations et organisations nationales et internationales intéressées
Département des pêches de la FAO
Bureaux régionaux et sous-régionaux de la FAO

Hishamunda, N.; Manning, P.

Promotion de l’aquaculture commerciale durable en Afrique subsaharienne. Volume 2: Investissements et faisabilité économique.

FAO Document technique sur les pêches. No. 408/2. Rome, FAO. 2003. 55p.

RÉSUMÉ

Cette partie du rapport apporte un éclairage particulier sur un des obstacles majeurs au développement de l’aquaculture commerciale dans les pays d’Afrique subsaharienne, et qui est la difficulté des entrepreneurs à accéder aux capitaux. Le problème semble venir, en partie, du manque de garanties, des taux d’intérêts de remboursement d’emprunts trop élevés, de l’idée des banquiers que l’aquaculture est risquée, et du manque de connaissance des éleveurs des modalités d’accès aux institutions financières allouant des prêts. Le problème est aggravé par le manque de connaissance des prêteurs des entreprises aquacoles qui réussissent dans la région.

Tandis que certaines impressions des prêteurs sont justifiées, surtout lorsque le secteur n’est pas encore stabilisé, et que des difficultés peuvent naître de l’indisponibilité locale en intrants de première nécessité, d’un marché non établi et qu’il n’existe pas d’exemple de succès commercial montrant sa viabilité, il semblerait à première vue que les banques tendent à exagérer le risque d’échec des projets d’aquaculture commerciale en Afrique subsaharienne. Les emprunteurs doivent être capables de préparer et présenter leurs projets d’une façon précise et concise pour donner aux prêteurs une vue attrayante de l’entreprise, montrer qu’elle sera profitable et comment ils seront capables de rembourser les emprunts. Le problème des garanties peut être résolu grâce à la mise en place de formules «sans garanties» telles les emprunts de groupes, les banques villageoises et les groupes de solidarité, ou des garanties sur des titres de propriété et des propriétés cessibles, ce qui, dans plusieurs cas, en appelle à des réformes juridiques et réglementaires; et enfin à travers des garanties de prêts publics. Ces dernières ainsi que des taux d’intérêt subventionnés, lorsqu’ils sont possibles, peuvent aussi être un moyen de diminuer les problèmes de taux d’intérêt élevés.

AVANT-PROPOS

La non disponibilité des prêts pour le développement de l’aquaculture commerciale en Afrique subsaharienne, comme dans d’autres pays, représente un problème majeur. A l’origine de ce problème, la perception des bailleurs du risque élevé d’échec en aquaculture, le manque de connaissance des éleveurs des procédures et modalités d’obtention de prêts bancaires auprès des institutions financières, le manque de garanties suffisantes et des taux d’intérêts bancaires élevés. Le présent rapport propose un certain nombre de politiques et de stratégies nécessaires pour affronter ces problèmes. Bien que l’information concernant le problème d’accès au capital pour investir en aquaculture commerciale dans les pays au sud du Sahara ne soit pas exhaustive, les politiques et stratégies qui sont discutées ici seront, je pense, utiles pour améliorer l’accès au capital dans la région. Il est de mon avis que Nathanael Hishamunda de la Division des politiques et de la planification de la pêche de la FAO, et Peter Manning, Consultant, ont apporté une contribution très utile pour surmonter l’un des obstacles majeurs au développement de l’aquaculture en Afrique. Je tiens à reconnaître leur sens du devoir et leur dévouement dans ce travail.

Ulf Wijkström

Chef, Service de la planification du développement

Département des pêches de la FAO


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