Manioc: un remède à la faim

Epluchage de racines de manioc

Le Ghana et le Nigéria sont deux des rares pays au monde à avoir réduit la prévalence de la sous-alimentation de plus de 30 points de pourcentage entre 1979-81 et 1996-98. Un facteur important de cette réussite a été l'accroissement rapide, durant la période, de l'offre de produits du manioc, dont ont particulièrement bénéficié les pauvres et les personnes souffrant de malnutrition.

Le manioc supporte la sécheresse et peut pousser sur des sols médiocres de terres marginales où d'autres cultures sont impossibles. En outre, vu qu'il peut être récolté jusqu'à trois ans après la plantation, il peut être laissé en terre pour se prémunir contre des pénuries alimentaires imprévues. Les racines de manioc sont une source excellente d'énergie, et ses feuilles sont riches en vitamine A et C, ainsi qu'en fer, calcium et protéines.

Depuis 1980, le Ghana et le Nigéria connaissent une explosion de la production et de l'offre de manioc, en grande partie grâce à la recherche qui a permis d'introduire de nouvelles variétés à haut rendement, résistantes aux maladies. Ces nouvelles variétés, associées à des mesures et des investissements en faveur des cultivateurs de manioc, se sont avérées extrêmement efficaces dans la lutte contre la faim.

De vastes régions d'Afrique centrale et australe sont adaptées à la culture du manioc, tout comme certaines zones d'Amérique latine et d'Asie. Une stratégie mondiale a été élaborée pour la promotion du manioc en tant qu'importante denrée de base et source de revenus pour ses producteurs.

Stratégie mondiale de développement du manioc (seulement en anglais)
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Fichier photos sur le manioc