Entrevue avec Oscar Fugalli, expert retraité
en ressources forestières
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Oscar Fugalli apporte
à la FAO l'expérience de toute une
vie
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Oscar Fugalli a travaillé à la
FAO pendant 32 ans. Après avoir débuté
comme cadre stagiaire, il a gravi des échelons pour
atteindre le poste de Directeur avant de prendre sa
retraite, il y a 13 ans. Depuis, il a mis son
expérience et ses connaissances considérables
à la disposition de la Division des forêts,
contribuant périodiquement à son action,
notamment au travail effectué par le Service de la
mise en valeur des ressources forestières.
Pouvez-vous me parler de votre carrière à
la FAO?
C'est une longue histoire. J'ai commencé en 1951
à titre de cadre stagiaire et, au fil des
années, j'ai gravi les échelons de la
catégorie des professionnels pour être
nommé directeur alors que j'étais dans la
soixantaine. J'ai pris ma retraite avec deux ans d'avance. A
la fin de ma carrière, j'étais le Chef de la
Sous-division de la gestion des ressources
forestières et Secrétaire
général associé du Congrès
forestier mondial avant d'être détaché
au CILSS (le Comité permanent inter-Etats pour la
lutte contre la sécheresse dans le Sahel) à
titre de consultant en économie
forestière.
Que faisiez-vous lorsque vous avez commencé
à travailler à la FAO?
Je ne me souviens plus. J'étais affecté
à une section spéciale des politiques
forestières où je travaillais avec M.
René Fontaine, un des pères fondateurs de la
FAO.
Et que faites-vous aujourd'hui?
J'aide le personnel de la bibliothèque du
Département des forêts à régler
son problème d'espace. Les employés ne
possèdent pas les connaissances techniques
nécessaires pour établir la valeur du
matériel qu'ils reçoivent et je leur donne
donc un coup de main pour faire le tri entre ce qui devrait
être conservé et ce qui devrait être
jeté. Jeter est toujours l'opération la plus
difficile.
Je suis membre du Comité des utilisateurs de la
bibliothèque du Département des forêts
et travaille également avec le Service de mise en
valeur des ressources forestières (FORM),
l'unité où je travaillais auparavant à
la FAO, notamment pour le dossier de la Commission
internationale du peuplier. Cette année, nous allons
célébrer le cinquantième anniversaire
de la Commission. Il existait une autre commission, celle
des châtaigniers, mais elle n'a pas duré
longtemps. La Commission du peuplier a résisté
au temps car il s'agit d'une essence particulièrement
intéressante, à croissance rapide et
polyvalente. C'est la raison pour laquelle elle
intéresse de nombreux pays. Je crois que la
Commission compte aujourd'hui 36 pays membres. A l'occasion
de son cinquantième anniversaire, j'ai
préparé un historique de la Commission qui
sera utilisé au cours des
célébrations.
Avez-vous toujours été associé aux
travaux de la Commission internationale du peuplier?
J'ai été le Secrétaire de la Commission
pendant 20 ans. C'est un peu mon bébé.
Pouvez-vous me dire ce qui vous pousse à continuer
de travailler pour la FAO pendant votre retraite?
J'ai une grande dette envers la FAO. Lorsque j'y suis
rentré, j'étais détaché par le
Service forestier italien. Nous traversions une
période très difficile dans ce pays, juste
après la guerre, et, en un jour, mon salaire a
été multiplié par quatre, un choc dont
je ne me suis jamais remis, même pas aujourd'hui.
C'est la raison pour laquelle je fais ce que je fais
aujourd'hui sans rémunération. C'est une
façon pour moi de rendre ce que j'ai obtenu. L'autre
raison est d'aider le monde en développement, qui vit
dans la pauvreté et s'appauvrit chaque jour
davantage. Même si ce que je peux faire pour le monde
en développement est très limité, cela
représente tout de même une contribution
nécessaire. Ce que je fais est loin de suffire, mais
c'est au moins une contribution que je suis heureux
d'apporter.
Vous voulez d'autres motifs? L'idée de ne plus servir
à rien me répugne profondément. Je suis
content d'avoir le sentiment de faire partie du monde actif
et les contacts que j'entretiens me gardent en vie.
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FAO pour l'emploi des experts retraités?
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