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Les Ougandais initi
és aux méthodes indiennes de transformation des aliments

Hampapura Narasimha enseigne à des femmes ougandaises un nouveau procédé de vannerie


Il est normal que les experts du monde en développement connaissent mieux que leurs homologues du monde développé les problèmes et les solutions pour d'autres pays en développement confrontés à des difficultés et des conditions comparables. Et même si la distance en kilomètres de l'Inde à l'Ouganda semble considérable, ces deux pays ne sont après tout pas si éloignés l'un de l'autre sur le plan culturel.

Hampapura Narasimha, chercheur principal du Central Food Technological Research Institute de Mysore, en Inde, a récemment passé plus de deux mois en Ouganda dans le cadre d'un projet financé par le Programme des Nations Unies pour le développement et le Programme CTPD de la FAO. Sa mission consistait à introduire une technologie simple de transformation des céréales dans les campagnes ougandaises, où les conditions sont étonnamment semblables à celles que l'on retrouve en Inde.

"Les habitudes de consommation sont très proches de celles de l'Inde. Le mil rouge est transformé en une bouillie épaisse qui est ensuite consommée", a indiqué le Dr Narasimha lors d'une entrevue donnée au siège de la FAO au retour de sa mission, sa première affectation pour la FAO.

"La tradition en Ouganda consiste à écraser le mil avec un moulin mécanique. Je leur ai enseigné une technique pour retirer le son du mil qui utilise un procédé humide, suivi d'un broyage avec un moulin à meules verticales ou un broyeur à marteaux, a poursuivi le Dr Narasimha. L'avantage est que l'on obtient une farine plus pure une fois le son enlevé. Les Ougandais ont esayé et cela leur a plu."

Le Dr Narasimha n'a pas simplement dispensé des connaissances mais a lui-même appris un certain nombre de choses lors de son premier voyage en Afrique: "J'ai été surpris de constater que les femmes faisaient l'essentiel du travail, que ce soit à la maison ou dans les champs. J'ai également beaucoup apprécié l'astuce que les femmes utilisent pour réduire le temps de cuisson en ajoutant du bicarbonate de soude dans l'eau."

Si un élément de technologie post-récolte fait des adeptes, un appareil que l'on retrouve dans toutes les cuisines indiennes, le chakki, pourrait également devenir populaire sur un autre continent, en Ouganda. Le Dr Narasimha a introduit le chakki - une meule manuelle en pierre et en bois pour les grains - dans un village pilote. Il a plu aux villageois: trois ou quatre fois plus rapide que la meule plate traditionnelle et, à un coût de 10 à 12 dollars EU, abordable pour les petits agriculteurs qui possèdent moins de deux cinquièmes d'hectare de terre. Un futur projet CTPD pourrait former des artisans locaux à la fabrication du chakki.

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