Reflétant fidèlement la répartition de la population mondiale, 84 pour cent des pêcheurs et aquaculteurs en 1990 étaient concentrés en Asie, et principalement en Chine. Toutefois, l'Inde, l'Indonésie et le Viet Nam ont également fait état de plus d'un million de pêcheurs à temps plein en 1990. Si, dans la plupart des pays à faible et moyen revenu, le nombre de personnes employées dans la pêche et l'aquaculture a augmenté régulièrement, dans la majorité des pays industrialisés, il a diminué ou est resté stable. Au Japon et en Norvège, le nombre de pêcheurs a diminué de moitié entre 1970 et 1990. Toutefois, dans l'ensemble de l'Europe, leur nombre a augmenté en termes absolus entre 1980 et 1990 avec l'essor de l'aquaculture, qui a largement compensé le recul enregistré dans les pêches de capture. De 1970 à 1990, le nombre de pêcheurs a augmenté plus vite en Asie qu'ailleurs dans le monde. En 1970, les pêcheurs asiatiques représentaient 77 pour cent du total mondial. En 1990, ils étaient 83 pour cent. Durant la même période en Afrique, où la pêche artisanale domine encore, le nombre de pêcheurs a également augmenté mais à un rythme plus lent. Les pêcheries africaines représentaient environ 6,5 pour cent du total mondial en 1990. Les pêcheurs "à temps partiel" sont de plus en plus nombreux en AsieLe nombre de pêcheurs à temps partiel a augmenté plus vite que le nombre de pêcheurs à temps plein dans le monde entier. En 1990, on comptait neuf pêcheurs à temps partiel pour dix à plein temps. Vingt ans plus tôt, le rapport était de 6 à 10. Toutefois, ce phénomène est surtout le fait de l'Asie. Dans le reste du monde, l'augmentation du nombre de pêcheurs à temps partiel de 1970 à 1990 a été relativement faible. Les données concernant l'Asie portent à croire que la pêche pourrait avoir été une activité de dernier recours durant cette période.
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