Le poisson est une excellente source de protéines animales, de vitamines et de sels minéraux, notamment vitamine A et D, phosphore, magnésium, sélénium et iode pour ce qui est du poisson de mer. Ses protéines - équivalentes à celles des produits carnés - sont faciles à digérer et sont un complément aux protéines alimentaires des céréales et des légumineuses, typiques des régimes de maints pays en développement. Les experts conviennent que, même en petite quantité, le poisson peut améliorer la valeur nutritionnelle des régimes à base de féculents, en apportant les acides aminés souvent présents en faibles quantités. Cependant, de récentes études montrent que le poisson n'est pas seulement une source de protéines animales de remplacement. Les poissons gras contiennent un type d'acides gras vital au développement du cerveau humain chez le foetus et le nourrisson. Les grossesses très rapprochées, typiques des pays en développement, peuvent épuiser les réserves d'acides gras de la mère, ce qui prive les jeunes enfants de cet élément vital à un stade crucial de leur croissance. D'où l'importance des poissons gras tels que le thon, le maquereau et la sardine - que l'on trouve couramment dans les pays en développement - dans le régime alimentaire des femmes enceintes et allaitantes. En général, le poisson occupe une place beaucoup plus importante dans l'alimentation journalière des habitants des pays en développement que dans les pays avancés. Les données de 1995 montrent que si le poisson fournit un peu plus de 7 pour cent des protéines animales en Amérique du Nord et en Amérique centrale, et plus de 9 pour cent en Europe; en Afrique, ce chiffre passe à plus de 17 pour cent, en Asie à plus de 26 pour cent et dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier à près de 22 pour cent.
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