Des facteurs générateurs de changements

L'analyse des progrès effectués dans le cadre de la lutte contre la faim ne révèle que rarement des changements spectaculaires d'une année sur l'autre. De temps à autre, une secousse majeure, d'ordre naturel ou historique - telle qu'un cyclone ou une guerre - déclenche une crise en matière de sécurité alimentaire. Mais l'incidence de tels événements est souvent temporaire, et se manifeste par une augmentation subite du nombre de personnes sous-alimentées, qui n'altère cependant pas la trajectoire à long terme. Pour que soit atteint l'objectif fixé lors du Sommet mondial de l'alimentation, il sera nécessaire de consentir - avec succès - des efforts visant à modifier les tendances à long terme et à comprendre les nombreux facteurs qui les déterminent.

Les conditions varient considérablement d'un endroit à l'autre, de même que la combinaison de facteurs qui exposent certains groupes à la faim. Le plus souvent, de nombreux facteurs démographiques, environnementaux, économiques, sociaux et politiques sont à blâmer. A la suite du Sommet, des efforts considérables ont été consentis pour mettre au point des méthodes et des indicateurs efficaces pour surveiller l'évolution de ces facteurs. Certains des premiers résultats obtenus sont présentés dans cette section, qui se concentre sur huit pays ayant enregistré des changements particulièrement notables depuis 1980. Ici sont mis en relief deux pays dans chacune des quatre régions du monde en développement: le pays où la prévalence de la faim a été réduite le plus rapidement et celui qui a souffert les pires revers.

Chocs récents: inondations, sécheresse, guerre et effondrement financier menacent le progrès
Cambodge - les dividendes de la paix
RPD de Corée - une récolte amère
Honduras - croissance économique
Cuba - perte d'un partenaire commercial
Maroc - une économie en plein essor
Afghanistan - la guerre laisse peu de place aux récoltes
Ghana - croissance économique et progrès rapides
Burundi - croissance démographique et conflit