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Selon les données les plus récentes dont on dispose, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde en développement est descendu à 790 millions, soit 40 millions de moins que le nombre estimé lors du Sommet mondial de l'alimentation en 1996. Le déclin du pourcentage d'individus qui sont sous-alimentés est également important &endash; de 20 pour cent durant la période de référence utilisée lors du Sommet, à savoir 1990-1992, à un peu moins de 18 pour cent en 1995-1997.
Mais le rythme de cette diminution n'est pas assez rapide pour que l'objectif fixé par le Sommet (quelque 400 millions en 2015) soit réalisé. En effet, si la tendance actuelle se poursuit, avec une réduction d'environ 8 millions par an, le total des individus sous-alimentés s'élèvera encore à 638 millions en 2015. Ce chiffre correspondrait au «cours normal» des choses, résultat jugé inacceptable lors du Sommet.
Durant la période plus longue allant de 1980 à 1996, seuls 40 pays ont fait reculer la faim de façon assez rapide et régulière pour essayer d'atteindre la cible fixée par le Sommet. Certes, dans plusieurs de ces pays, on observait dès le départ des taux extrêmement faibles de sous-alimentation chronique. Les résultats obtenus dans 56 autres pays ne sont pas suffisants.
Avec à leur tête cinq pays d'Afrique de l'Ouest, 13 pays ont vu la proportion d'individus sous-alimentés dans leurs populations respectives diminuer de plus d'un pour cent au cours de cette période de 16 ans. On peut tirer des enseignements précieux de leur expérience, mais aussi des épreuves auxquelles ont été confrontées les pays où cette proportion est montée en flèche durant cette même période.
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