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Bien que le Sénégal soit l'un des pays les plus urbanisés d'Afrique, les trois quarts de la population dépendent encore de l'agriculture pour leur subsistance. À l'échelle nationale, le taux de sous-alimentation est modérément faible et les ressources alimentaires disponibles sont adéquates pour satisfaire aux besoins de la population. Toutefois, on observe encore des taux moyens à élevés d'insuffisance pondérale (PIA), de retard de croissance (TIA) et de dépérissement (PIT) parmi les enfants, et ce dans l'ensemble du pays.
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C'est dans plusieurs districts ruraux et isolés du pays que l'on observe la prévalence de TIA la plus élevée. Dans deux autres districts ruraux - Podor et Matam, dans le nord-est - ces taux sont bien moindres, alors qu'il s'agit pourtant de zones à risques en termes de sécheresse et de problèmes de santé. L'amélioration de la nutrition infantile s'explique en partie par l'utilisation de périmètres irrigués qui assurent une protection contre la sécheresse, en partie par l'envoi de fonds par les membres de la famille qui vivent à l'extérieur du district. De même, en dépit d'un taux de pauvreté élevé, les bergers semi-nomades du district de Linguère connaissent une relative sécurité alimentaire grâce à l'utilisation qu'ils font des produits issus de l'élevage et à la production de millet.