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Même si l'on observe de signes de redressement depuis qu'un terme a été mis à plusieurs décennies de guerre, le Mozambique demeure l'un des pays les plus pauvres du monde. Cette pauvreté endémique se manifeste par des taux très élevés de sous-alimentation (63 pour cent de la population sont touchés) et par l'insuffisance de ressources alimentaires qui sont loin de satisfaire aux besoins de sa population, avec moins de 1 800 calories par personne et par jour.
Le Mozambique demeure majoritairement rural et agricole: les deux tiers de la population vivent à la campagne et les trois quarts dépendent de l'agriculture pour leur subsistance. Les mesures prises dans le but de faire diminuer la vulnérabilité se concentrent sur les zones rurales et sont couplées d'une assistance à court terme à destination des personnes déplacées et d'autres groupes vulnérables. Bien que les taux de TIA soient supérieurs à 30 pour cent dans huit des 10 provinces que compte le Mozambique, la carte révèle des différences notables entre le nord et le sud du pays. Curieusement, c'est dans la région septentrionale, où davantage de denrées alimentaires sont disponibles, que l'on observe les taux de TIA les plus élevés. C'est, du moins en partie, l'une des conséquences persistantes de la guerre qui a ravagé ces régions en particulier. Dans le sud semi-aride, où le degré d'autosuffisance en matière de production alimentaire est très faible, et ce de façon chronique, les mécanismes mis en place pour y remédier - diversification des sources de revenus, production animale, envoi de fonds - contribuent à faire diminuer les taux de TIA. |