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De l'Angola, dans le sud-ouest de l'Afrique, au Kosovo, dans le sud-est de l'Europe, de nombreuses parties du monde ravagées par les guerres et les conflits se trouvent confrontées à des urgences complexes requérant plusieurs types d'aide humanitaire. Le conflit au Kosovo, qui couvait depuis de nombreuses années et s'est déclenché au printemps de 1999, a fait l'objet de l'attention la plus soutenue et a suscité la participation la plus importante de la part de la communauté internationale. Il a non seulement engendré de terribles souffrances humaines, mais aussi rendu inopérantes la plupart des infrastructures productives de cette province. Certes, l'afflux d'aide humanitaire a été plus que suffisant pour repousser la perspective de famine pendant au moins un an. Mais le degré de sous-alimentation des habitants de la province ne risque-t-il pas de s'accroître une fois que l'aide leur aura été retirée? Tout dépendra du succès des programmes de relèvement et de reconstruction actuellement en cours d'élaboration ou en phase d'application initiale. La situation en Angola demeure beaucoup plus préoccupante. En raison de la reprise des combats, près de 2 millions d'Angolais ont fui leur domicile. Certains ont déserté les campagnes pour gagner des villes assiégées, où ils dépendent des ponts aériens pour leur survie: or, à la mi-1999, les distributions de denrées alimentaires ne subvenaient qu'à 60 pour cent des besoins, et les experts de la FAO ont mis en garde contre l'éventualité d'une véritable catastrophe, à savoir une famine de masse parmi les personnes déplacées. Sans compter l'Europe du Sud-Est, 14 pays et une sous-région ont été confrontés à des urgences humanitaires complexes en 1999. Le total des sommes requises par le Bureau de coordination des affaires humanitaires pour faire face à de telles urgences a augmenté de 20 pour cent par rapport à 1998. Mais le total de l'aide humanitaire annoncée, arrêté en juillet 1999, accusait un léger déclin. En outre, un pourcentage beaucoup plus élevé de cette aide est destiné au sud-est de l'Europe. En conséquence, moins de ressources seront disponibles pour répondre aux besoins essentiels d'autres populations. L'Afghanistan, l'Angola, la Guinée-Bissau, l'Ouganda, la Sierra Leone, la Somalie et le Soudan sont autant de pays où le pourcentage des besoins qui ont été satisfaits cette année est nettement inférieur à celui de 1998. Dans ces pays, il est inévitable que la sous-alimentation gagne du terrain.
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