On élève du poisson depuis des milliers d'années et un large éventail de végétaux et d'animaux sont actuellement cultivés en aquaculture. En 1997, l'aquaculture en eau douce (principalement de téléostéens) représentait plus de 45 pour cent de la production aquicole mondiale, avec respectivement 20 et 24 pour cent environ de plantes et de mollusques de mer. L'aquaculture en eau saumâtre assure actuellement moins de 5 pour cent du total mondial (en poids); toutefois, la production étant essentiellement constituée de crevettes, sa part en valeur est d'environ 15 pour cent. En 1997, les dix espèces aquacoles les plus importantes (en poids) étaient toutes à un bas niveau dans la chaîne alimentaire. Il s'agissait soit de producteurs primaires, de poissons filtreurs ou de téléostéens qui, au stade adulte, sont herbivores ou omnivores. L'espèce vedette était la laminaire japonaise (Laminaria japonica), qui dépassait les 4 millions de tonnes. Parmi les autres espèces figuraient plusieurs types de carpe, l'huître creuse du Pacifique, les clovisses, les pétoncles du Japon et les tilapias du Nil. L'Asie est le premier producteur aquicole mondial, la Chine produisant à elle seule environ deux tiers du total mondial. Plusieurs pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) sont de gros producteurs aquicoles. Dans ces pays, l'aquaculture contribue à atténuer la pauvreté et à accroître les disponibilités de produits de la pêche pour les pauvres des zones rurales et urbaines. Nombreux sont les pays en développement qui exportent leurs produits aquicoles, et l'aquaculture devient souvent une source principale de devises servant à investir dans le développement ou à payer le service de la dette extérieure.
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