Une étude de la FAO réalisée à Calcutta a montré que les aliments vendus sur la voie publique sont probablement la façon la plus économique de se procurer un repas équilibré hors du foyer. Un repas acheté dans la rue, d'environ 500 grammes, contenait quelque 20-30 grammes de protéines, 12-15 grammes de lipides et 174-183 grammes de hydrates de carbones en fournissant à peu près 1.000 calories à un coût de seulement 0,25 dollars.

En Amérique latine et aux Caraïbes, l'achat de ces aliments représente 20 à 30 pour cent des dépenses des ménages urbains et assure une part importante des emplois.

A Bangkok, 20 000 vendeurs de rue offrent aux habitants 40 pour cent de leurs apports énergétiques totaux. Un an après une campagne soutenue par la FAO pour améliorer la qualité des aliments vendus sur la voie publique, les marchands d'une zone de Bangkok ont annoncé une augmentation des ventes allant jusqu'à 20 pour cent.

Les femmes souvent possèdent des étals alimentaires sur la voie publique ou travaillent comme vendeuses. Dans certaines régions elles représentent de 70 à 90 pour cent des vendeurs.

La Commission du Codex Alimentarius a créé deux documents d'orientation régionale sur les aliments vendus dans la voie publique - un pour l'Afrique et un pour l'Amérique latine et les Caraïbes. Ces documents constituent la base d'un code régional de conduite, qui sera ensuite adapté par chaque pays et mis en application par les autorités locales.

La Commission du Codex Alimentarius a été établie en 1962. Il s'agit d'un organisme subsidiaire de l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture des Nations Unies et de l'Organisation Mondiale pour la Santé qui compte 165 pays membres. Elle a été établie dans le but de formuler des normes de sécurité alimentaires acceptées à niveau international afin de protéger la santé des consommateurs et d'assurer des pratiques commerciales loyales.

La Commission du Codex Alimentarius est le seul forum international qui réunit des scientifiques, des experts techniques, des membres du gouvernement ainsi que les organisations des consommateurs et de l'industrie.

La Commission du Codex Alimentarius a réussi, entre autre, à:

  • Fixer des limites résiduelles maximums pur les aliments pour plus de 3.200 pesticides

  • Evaluer plus de 1.005 additifs alimentaires

  • Définir des principes généraux d'hygiène alimentaire, protéger la chaîne alimentaire depuis la production jusqu'au consommateur final

  • Fixer les règles pour un usage sûr des additifs alimentaires et établir des règles de conduites pour un étiquetage adéquat

  • Eclaircir la définition d'aliment organique afin de prévenir les réclamations fallacieuses sur la qualité des aliments ou sur les méthodes de production

  • Etablir des normes reconnues à niveau international et des orientations pour le commerce alimentaire mondial qui vaut 300 milliards de dollars par an

  • Créer jusqu'à 30 comités spécialisés - composés de professionnel de la santé au plus haut niveau du gouvernement, de scientifiques et de représentants des secteurs alimentaire et agricole- afin de donner une base scientifique aux normes du Codex

Les gouvernements incluent les textes du Codex à l'intérieur des qualités requises pour la sécurité alimentaire nationale. Ils sont aussi utilisés par les partenaires commerciaux pour spécifier le degré et la qualité des envois de denrées consignes dans le commerce international.