Tirer des leçons de l'expérience des femmes
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En Ouganda, dans son jardin, une femme transporte sur sa tête un sac de céréales
FAO/19321
/R. Faidutti
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Les planificateurs en matière de conservation des sols ont commencé à reconnaître la valeur des connaissances locales, en particulier celles des femmes, et les projets prévoient désormais des techniques peu coûteuses adaptées aux conditions locales. Par exemple, dans le cadre d'un projet agro-forestier à Yatenga (Burkina Faso), on recueille les maigres pluies pour maintenir les champs et les cultures humides pendant toute la saison de pousse. Le projet est parvenu à associer avec succès une technique traditionnelle de collecte de l'eau dans de petits puits disséminés sur les champs avec la construction de berges en pierres qui suivent les courbes du terrain en pente douce - et la plupart de ces constructions sont faites par les femmes. Les cultures sur ces champs peuvent maintenant survivre jusqu'à deux semaines de sécheresse, et produire des rendements plus importants et plus fiables.
Les jardins cultivés par les femmes sont des modèles d'utilisation durables de la terre. Ils sont habituellement caractérisés par une végétation pérenne plutôt qu'annuelle et fertilisés avec de la paille, des engrais et des résidus de culture. Les jardins qu'elles cultivent à la maison fournissent des rendements durables et pourtant ne causent que des dégradations écologiques minimales dans des conditions d'utilisation continues. Une étude au Nigéria a montré que les femmes qui cultivent intensément leurs jardins particuliers peuvent cultiver entre 18 et 57 différentes espèces de plantes, y compris des tubercules, des légumineuses, des céréales et des arbres fruitiers en plus d'élever des petites chèvres et de la volaille. Comme le disait un expert : "Les femmes peuvent pratiquer plusieurs cultures, planter de façon plus judicieuse et avoir plus de connaissances des variétés que leur mari".
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