Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale assurera le suivi des mesures prises pour réaliser les objectifs du Sommet mondial de l'alimentation


La 23ème session du Comité de la sécurité alimentaire mondiale de la FAO (CSA) s'est terminée le 18 avril, après quatre jours de délibérations centrées sur les premières mesures à prendre pour atteindre l'objectif primordial du Sommet mondial de l'alimentation, qui est de réduire au moins de moitié le nombre de personnes mal nourries dans le monde d'ici l'an 2015.

La cartographie de la faim dans le monde est une des premières mesures à prendre pour venir en aide à ceux qui sont dans le besoin

Le Comité, qui a joué un rôle fondamental dans les préparatifs du Sommet du mois de novembre dernier, est aujourd'hui chargé de définir les modalités de suivi et d'établissement de rapports sur les progrès réalisés dans l'exécution du Plan d'action du SMA. 109 pays membres et 44 pays observateurs, organisations internationales et ONG ont assisté à la réunion, présidée par Pedro Medrano Rojas, Représentant permanent du Chili auprès de la FAO.

Un des principaux volets de la stratégie post-Sommet est de mettre en place un système d'information et de cartographie de l'insécurité et de la vulnérabilité alimentaires, qui permettra de situer géographiquement les populations mal nourries. La cartographie de la faim est un élément clef du suivi du Sommet, car elle permet de diriger l'aide alimentaire et l'appui technique vers ceux qui en ont le plus besoin. Le CSA s'est penché sur un plan de travail élaboré par une consultation technique de la FAO sur l'élaboration du système, qui s'est tenue au mois de mars. Le Comité a souligné que le processus de cartographie devait être animé par les pays eux-mêmes, avec une étroite participation des gouvernements et des populations. Il a réaffirmé le rôle essentiel des gouvernements dans la mise en oeuvre du Plan d'action du Sommet.

Le Comité a également confirmé son appui aux objectifs du Programme spécial pour la sécurité alimentaire de la FAO (PSSA) et s'est rejoui de son approche graduelle. La phase pilote se concentre sur la petite hydraulique, l'intensification des systèmes de production végétale, la diversification de l'agriculture et l'identification, l'analyse et la levée des obstacles à l'augmentation de la production alimentaire; elle devrait déboucher sur des résultats concrets qui pourront être utilisés au cours de la phase d'expansion.

Tout en reconnaissant que le Programme spécial s'attaque à des aspects essentiels de la sécurité alimentaire, certains délégués ont exprimé des réserves devant le projet d'en faire soit le fer de lance des activités post-Sommet de la FAO, soit un programme qui coordonnerait toutes les activités de terrain de l'Organisation. Toutefois, conscients de l'importance du PSSA pour la réalisation des objectifs du Sommet, de nombreux délégués ont demandé à ce que l'on procède rapidement à l'élargissement des programmes à de nombreux pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) et ont lancé un appel aux pays et institutions donateurs pour qu'ils accroissent leur appui financier au Programme. Le PSSA est actuellement opérationnel dans 18 pays.

Au point de l'ordre du jour traditionnellement consacré à la nutrition, le Comité a discuté de la contribution des aliments vendus sur la voie publique à la sécurité alimentaire, à la fois en tant que source de nourriture et de revenus. Les repas et les casse-croûte prêts à être consommés sont devenus un élément important des régimes alimentaires et des économies en milieu urbain. Le Comité a reconnu la nécessité d'adopter des règlements en matière de qualité et d'hygiène pour que les aliments vendus sur la voie publique soient perçus comme une source alimentaire saine et il a appuyé le travail réalisé par la FAO pour fournir aide technique, formation et services d'éducation aux vendeurs d'aliments ambulants et aux autorités locales.

12 mai 1997

Autres liens:

 


 FAO Home page 

 Cherchez 

Suggestions?: Webmaster@fao.org

©FAO,1997