Le Conseil de la FAO étudie le Programme de travail et budget de l'Organisation pour 1998-1999

 

Le Conseil de la FAO étudie le Programme de travail et budget de l'Organisation pour 1998-1999


Le budget 1998-1999 et les activités de la FAO après le Sommet mondial de l'alimentation ont constitué les principaux thèmes abordés lors de 112ème session du Conseil de la FAO, qui s'est terminée le samedi 7 juin.



Les questions financières ont dominé l'ordre du jour de la réunion du Conseil de la FAO qui s'est tenue au Siège, à Rome
En ouvrant le débat sur le budget du prochain biennium, M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a proposé un budget à croissance réelle zéro de 689 millions de dollars qui couvrirait les augmentations de coûts imputables à l'inflation, qui se chiffrent à 39 millions de dollars. Il a également présenté au Conseil deux solutions de rechange: un budget à croissance réelle de 700 millions de dollars et un budget à croissance nominale zéro de 650 millions de dollars qui obligerait la FAO à absorber les 39 millions de dollars qui correspondent au coût de l'inflation. M. Diouf a mis en garde contre les limites des économies qui peuvent être réalisées au nom de l'efficacité et a indiqué qu'un budget de 650 millions de dollars entraînerait d'importantes réductions des programmes: "L'option croissance nominale zéro n'entraînerait aucune augmentation des contributions, mais serait payée par une réduction importante des activités du programme et des produits concrets dont les Etats membres sont les bénéficiaires."

Une majorité de pays membres a défendu la proposition de croissance réelle zéro (689 millions de dollars), le minimum qu'ils seraient prêts à accepter, tout en indiquant clairement leur préférence pour le budget de 700 millions de dollars qui permettrait une augmentation modeste des ressources disponibles. D'autres pays membres ont appuyé l'option de croissance nominale zéro (650 millions de dollars), qu'ils considèrent la plus réaliste sur le plan financier, en indiquant que, si elle adoptait une approche novatrice dans l'établissement de ses priorités, la FAO pourrait réduire son budget tout en assumant ses fonctions principales, soit la réduction de l'insécurité alimentaire et son rôle de centre d'excellence internationale. Un seul pays a continué de réclamer des compressions qui rameneraient le budget à un chiffre se situant entre 610 et 615 millions de dollars.

Devant ces divergences de position, le Conseil a demandé la poursuite du dialogue intergouvernemental pour parvenir à un consensus. Il a finalement fait siennes les recommandations du Comité du programme et du Comité financier, instruisant la FAO de continuer à élaborer la proposition de croissance réelle zéro, tout en identifiant des solutions claires pour un budget à croissance nominale zéro ainsi que les activités qui seraient éliminées, si le budget devait faire l'objet de coupures encore plus importantes.

Le Programme spécial et l'opération TeleFood, faits saillants du suivi du Sommet mondial de l'alimentation

M. Diouf a déclaré que l'une des contributions les plus importantes attendues de la FAO pour la mise en oeuvre du Plan d'action se situe sur le plan du développement agricole. "A cet égard, le Programme spécial pour la sécurité alimentaire restera un des éléments majeurs de l'action de terrain de la FAO, a-t-il déclaré. L'objectif ultime est, bien sûr, d'améliorer les conditions de vie des populations rurales les plus démunies, en particulier les femmes".

Dans son rapport, le Conseil a réaffirmé son appui aux objectifs du Programme spécial, qui vise à faire reculer la faim de façon rapide et durable en augmentant la production et la disponibilité alimentaires dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier. Les membres représentant les pays participants ont fait état de leur action et des résultats enregistrés jusqu'à présent. Plusieurs pays ont réclamé que le Programme soit étendu à tous les PFRDV et à d'autres pays en développement où il existe des poches d'insécurité alimentaire. Un certain nombre d'autres membres ont remis en question l'approche suivie pour le Programme spécial et ont souligné la nécessité de préserver l'indépendance du Programme de coopération technique de la FAO, plutôt que de le noyer à l'intérieur du Programme spécial.

Le Directeur général a également révélé le prochain lancement d'un programme télévisé à l'échelle mondiale, appelé opération TeleFood, qui, a-t-il déclaré, a été "conçu, d'abord, pour maintenir une sensibilisation de l'opinion publique aux décisions du Sommet mondial de l'alimentation et, ensuite, pour faire appel à la solidarité de tous ceux qui se sentent concernés par le problème de la faim dans le monde". En réponse aux préoccupations exprimées par quelques membres quant aux coûts et à l'utilisation des fonds qui seraient ainsi produits, le Conseil a été informé que tous les fonds recueillis seraient utilisés pour promouvoir la sécurité alimentaire et seraient soumis à une vérification par des cabinets d'audit internationaux réputés.

Le Conseil est l'organe directeur de l'Organisation entre les sessions bisannuelles de la Conférence de la FAO, qui tiendra sa 29ème session en novembre. La 112ème session du Conseil a été ramenée de dix à six jours, dans le cadre des efforts engagés en permanence par l'Organisation pour réaliser des économies en diminuant les frais de fonctionnement et d'administration.

16 juin 1997

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