Selon une étude de la FAO, les pays en développement sont sur la
voie rapide de l’autoroute de l’information
Internet a connu une croissance fulgurante, surtout depuis la création de
la Toile mondiale, il y a moins de dix ans, et cette croissance ne montre aucun signe
de ralentissement. De fait, le rythme de son implantation pourrait encore s’accroître,
à mesure que les gens seront plus nombreux à en découvrir les avantages.
Mais comment les populations rurales pourront-elles faire partie de ce village planétaire
au lieu d’être laissées pour compte ?
Dans une étude préparée pour la FAO, l’expert canadien Don Richardson
souligne l’importance d’Internet, outil polyvalent qui permet aux peuples de la planète
– dans les pays développés comme dans les pays en développement –
de s’enrichir mutuellement et de travailler ensemble, plus étroitement et plus
rapidement. Le rapport, intitulé « Internet et le développement rural
», décrit les grandes lignes d’une approche des communications au service
du développement axée autour d’Internet et du développement rural
et recommande des stratégies et des activités destinées à promouvoir
la mise en place d’infrastructures Internet dans les pays en développement.
S’appuyant sur les observations recueillies au cours d’une enquête
menée dans une douzaine de pays en 1996, le rapport met clairement en lumière
les progrès considérables réalisés par les pays en développement
dans l’emploi des moyens électroniques de communication. Ce constat peut surprendre
tous ceux qui, dans les milieux du développement international, considéraient
naguère Internet comme quelque chose de déplacé. La mission de Richardson,
coparrainée par la FAO et l’Université de Guelph, a produit une documentation
abondante sur une gamme étonnamment large d’initiatives Internet d’origine locale.
« Tout au long de la mission, j'ai pu constater de visu l'expansion rapide
des services Internet, a indiqué Richardson. Dans certains cas, de nouveaux
services étaient introduits le jour de mon arrivée dans une région».
Il était présent lors du premier salon des télécommunications
au Sénégal lorsque la compagnie nationale de téléphone a lancé
son service Internet. Et il est arrivé à Mexicali (Mexique) pour l’inauguration
du réseau de communication et du système d'information sur les marchés,
basés sur Internet, d'une organisation d'agriculteurs.
La collaboration de la FAO avec M. Richardson, spécialiste de l'application
des outils de communication au service du développement communautaire, a été
facilitée par le Programme de coopération avec les institutions universitaires
et de recherche, un des programmes de partenariat de l'Organisation:
Les ordinateurs sont-ils sur le point de faire partie intégrante de la foresterie?
La toute dernière édition de Unasylva, le journal trimestriel international
des forêts et des industries forestières, présente un autre examen
détaillé des effets des ordinateurs et des technologies connexes, notamment
de leur impact sur les procédés forestiers durables.
La plupart des gens liés à la forêt n'ayant pas accès à
un ordinateur, ceux-ci ne peuvent être perçus comme la réponse aux
problèmes auxquels la foresterie mondiale est aujourd'hui confrontée. Mais
ils peuvent certainement contribuer à fournir les moyens techniques pour relever
une bonne partie de ces défis.
Actuellement, les ordinateurs révolutionnent bon nombre des processus essentiels
pour la durabilité de nos forêts: les processus d'analyse pour la planification,
l'évaluation des ressources et la collecte des données, l'aménagement
sur le terrain des forêts en sont quelques exemples. Les possibilités accrues
d'amorcer un dialogue et un débat de politique générale au plan international,
grâce à l'avènement de l'autoroute électronique qui facilite
les échanges sur les grands dossiers forestiers de l'heure, constitue un autre
fait nouveau porteur de promesses.
La gestion des conflits est une question qui figure actuellement en tête des
priorités de la foresterie. «Régler les conflits concernant les ressources
naturelles par la foresterie communautaire », tel était le titre de la
conférence électronique organisée par la FAO qui, sur une période
de plus de six mois en 1996, a relié plus de 450 participants de 55 pays différents.
Un aperçu général de cette expérience est présenté
dans Unasylva. D’autres articles portent sur « Internet, le développement
rural et la foresterie », qui se penche sur le potentiel qu’Internet offre pour
la foresterie et le développement rural, et sur « Les systèmes d"information
en foresterie », qui examine les possibilités d’utiliser les nouvelles
technologies de l’information pour améliorer la planification, la gestion et
la maîtrise des opérations forestières.
20 juin 1997
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