Cinq ans de travail pour un monde plus vert : les Nations Unies font le point sur les progrès accomplis depuis le Sommet de la Terre


Une Session spéciale de l'Assemblée générale des Nations Unies s'est ouverte le 23 juin pour faire le point sur les progrès réalisés au cours des cinq années qui se sont écoulées depuis la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement - plus connue sous le nom de Sommet de la Terre - tenue à Rio de Janeiro en 1992.

Des chefs d'Etat et de Gouvernement, des représentants d'organisations internationales et non-gouvernementales et des participants du secteur privé se sont réunis à New York pour cette session d'une semaine. Dans son discours prononcé le jeudi 26 juin, M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a souligné que durabilité et sécurité alimentaire étaient inséparables et que les mesures urgentes pour éradiquer la faim et la pauvreté énoncées dans la Déclaration de Rome et le Plan d'action adoptés par le Sommet mondial de l'alimentation en novembre 96 se situaient dans le prolongement naturel du Sommet de Rio.

"La FAO est convaincue qu'il est possible de subvenir aux besoins alimentaires de l'ensemble de la population mondiale pour les décennies à venir dans le cadre de systèmes de développement durable", a déclaré M. Diouf, tout en soulignant que cela ne sera possible que si la communauté internationale prendra les mesures appropriées pour "permettre aux populations rurales les plus démunies d'assurer la maîtrise de l'eau et d'avoir accès aux technologies efficaces ainsi qu'aux intrants modernes, au crédit et aux marchés".

Les progrès réalisés dans la mise en oeuvre des recommandations d'Action 21, qui constitue le plan directeur auquel les 179 Etats représentés à la CNUED sont parvenus de façon consensuelle pour atteindre les objectifs de développement durable d'ici le début du prochain siècle, ont fait l'objet d'un examen serré.

L'Assemblée générale a clairement indiqué qu'il ne devrait y avoir aucune tentative de renégocier Action 21, ni aucun des accords intergouvernementaux, y compris la Convention sur les changements climatiques, la Convention sur la diversité biologique, la Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement et les Principes forestiers, signés à Rio.

Les objectifs fixés pour la session de New York, baptisée Sommet + 5, étaient les suivants:

  • revitaliser et donner un deuxième souffle aux engagements pris envers le développement durable;
  • admettre franchement les échecs et en identifier les raisons;
  • reconnaître les réalisations et identifier les mesures qui leur donneront une nouvelle impulsion;
  • définir les priorités pour la période post-1997;
  • relancer les dossiers insuffisamment mis en relief à Rio.


Participation de la FAO

Lors du Sommet de la Terre de 1992, la FAO a été chargée d'assurer le suivi de quatre chapitres fondamentaux d'Action 21: la planification et la gestion des ressources en terre, la lutte contre la déforestation, l'aménagement durable des zones montagneuses et le développement agricole et rural durable. L'Organisation est également active dans plusieurs autres domaines importants, comme la lutte contre la désertification et la sécheresse et la conservation de la diversité biologique ainsi que dans des secteurs plus vastes abordés dans Action 21, notamment les changements climatiques et l'énergie.

La FAO a préparé une série de rapports d'activité sur Action 21 pour la session spéciale aux Nations Unies, où elle décrit les défis lancés par le document de Rio, les progrès réalisés depuis le Sommet de la Terre, les grands problèmes à régler, les orientations pour l'avenir, le rôle de la FAO et les points de contacts.

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24 juin 1997


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