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Dans cette entreprise marocaine, la mise en conserve du poisson est réglementée par le Code de conduite révisé dernièrement |
Compte tenu de l'expansion de la demande de consommation pour les produits "halal" (les aliments autorisés par la loi islamique) et de l'essor rapide que connaît le commerce international de ces produits, la Commission a approuvé de nouvelles lignes directrices sur l'emploi de ce terme. Ces lignes directrices sont de teneur générale afin de tenir compte des légères variations d'interprétation données par les différentes écoles de pensée islamique et il est entendu qu'elles sont sujettes à l'interprétation des autorités compétentes dans les pays importateurs. Toutefois, le certificat délivré par les autorités religieuses du pays exportateur devrait en principe être accepté par le pays importateur, sauf lorsque celui-ci peut justifier les conditions supplémentaires qu'il impose.
Les lignes directrices définissent les critères d'emploi du terme "halal", les sources licites et illicites de denrées alimentaires, les conditions générales pour l'abattage et la transformation, le conditionnement, l'entreposage et le transport des aliments présentés comme des aliments "halal". Par exemple, les lignes directrices précisent que l'expression "Bismillah" ("Au nom d'Allah") devrait être prononcée immédiatement avant l'abattage du chaque animal.
Aliments "à faible teneur en matière grasse": quelle est la limite?
Afin de faciliter les échanges d'aliments faisant l'objet d'allégations de "faible teneur en matière grasse", "sans sucre" ou "légers", la Commission a approuvé de nouvelles lignes directrices régissant ces allégations à titre de supplément aux lignes directrices générales sur les allégations. Par exemple, pour alléguer qu'un aliment est léger ou à teneur réduite en matière grasse, il doit contenir un minimum de 25 pour cent de moins d'énergie ou de teneur en éléments nutritifs que le produit standard. L'étiquetage doit également préciser la caractéristique (matière grasse ou calories) qui en fait un aliment léger. Les fabricants qui veulent exporter des produits "à faible teneur en matière grasse" doivent maintenant respecter une mesure absolue: trois grammes de matière grasse pour 100 grammes de produit alimentaire. Désormais, les exportateurs de fromage ne pourront plus alléguer que leurs produits ont une faible teneur en matière grasse puisqu'ils ne peuvent respecter ce critère. Ils devront se contenter d'alléguer que leur produit contient une quantité réduite de matière grasse, c'est-à-dire 25 pour cent de moins de matière grasse que le produit standard.
Les lignes directrices comportent un certain nombre de définitions pour les allégations prises en compte (teneur en éléments nutritifs, allégations comparatives, allégations en matière de valeur nutritive) et des conditions générales concernant l'information à fournir aux consommateurs sur ces allégations. En particulier, l'étiquetage de tout aliment faisant l'objet d'une allégation devrait en indiquer les éléments nutritifs, conformément aux directives du Codex pour l'étiquetage nutritionnel.
Révision du code d'hygiène des aliments
Dans le domaine de l'hygiène alimentaire, la Commission a approuvé une révision importante du code de conduite afin qu'il incorpore tous les aspects de la chaîne alimentaire, de la production à la ferme jusqu'à la préparation des aliments chez les consommateurs, en se concentrant sur la manutention, la transformation et la distribution des produits alimentaires, où la plupart des risques peuvent être maîtrisés.
A la différence des versions précédentes du code, cette nouvelle mouture ne prescrit pas des normes techniques qui doivent être respectées pour les usines ou les installations de transport et d'entreposage. Elle se concentre plutôt sur les mesures nécessaires à chaque étape pour prévenir ou réduire les risques de contamination et laisse une marge de manoeuvre importante aux fabricants ou aux opérateurs ainsi qu'aux organismes de réglementation quant à la façon d'atteindre ces objectifs. De la sorte, le code devrait être plus facile à utiliser dans les pays en développement que l'ancienne version, très prescriptive. Par exemple, au lieu d'imposer l'emploi de l'acier inoxydable dans les meuneries, tout matériau de construction qui ne contamine pas la farine est désormais acceptable.
Résidus de pesticides
Les résidus de pesticides sont une source de préoccupation justifiée pour les consommateurs et pour les négociants de produits alimentaires. La FAO et l'OMS évaluent l'innocuité des résidus de pesticides dans les produits alimentaires depuis 1962 et ont fixé des limites maximales de résidus (LMR) pour prévenir l'abus des pesticides et garantir leur innocuité pour la consommation humaine. Plus de 2 500 LMR ont ainsi été approuvées par la Commission du Codex Alimentarius. Au cours de la réunion du mois de juin, la Commission a supprimé 315 LMR (couvrant 39 pesticides) de la liste du Codex, en raison de leur obsolescence. Cela signifie que les produits alimentaires ne doivent pas contenir la moindre trace de ces résidus de pesticides.
17 juillet 1997
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