L'épizootie de peste bovine en Afrique de l'Est a été maîtrisée, mais la FAO invite les pays à poursuivre la lutte pour éradiquer ce fléau dans le monde entier d'ici 2010
Une épizootie de peste bovine - maladie mortelle du bétail, qui avait éclaté en Afrique de l'Est au début de 1997 et qui risquait d'être dévastatrice - a été maîtrisée grâce à une intervention d'urgence concertée menée au plan national comme au niveau international, indique le Système EMPRES de la FAO (Système de prévention et de réponse rapide contre les ravageurs et les maladies transfrontières des animaux et des plantes). "On peut aujourd'hui affirmer en confiance que le désastre a été évité", a déclaré Mark Rweyemamu, Fonctionnaire principal du Groupe des maladies infectieuses de la FAO. Progrès mondiaux vers l'éradication de la peste bovineSituation de la peste bovine selon le cheminement OIE
Le Programme mondial d'éradication de la peste bovine (PMEPB) coordonné par la FAO vise à éliminer totalement cette maladie d'ici l'an 2010, ce qui représenterait une percée importante dans la lutte en faveur de la sécurité alimentaire. D'après Peter Roeder, Responsable de la santé animale pour les maladies infectieuses, "l'éradication de la peste bovine est aussi importante que l'éradication de la variole". En février 1997, la FAO avait averti qu'une bonne partie de l'Afrique de l'Est était au bord du désastre en raison d'une flambée de peste bovine dans les régions pastorales du sud du Kenya et du nord de la République-Unie de Tanzanie. Cette maladie menaçait de décimer la faune sauvage dans le parc national de Serengeti et semblait sur le point de refaire son apparition dans des pays qui en étaient indemnes depuis de nombreuses années. L'intervention technique concertée du système EMPRES de la FAO et du Bureau interafricain pour les ressources animales de l'OUA (OUA/IBAR) a contribué à faire porter l'attention de toutes les parties concernées sur un seul et unique objectif de maîtrise et d'élimination rapide de la maladie dans la zone nouvellement infectée. Une campagne intense de vaccination et de surveillance épidémiologique a été montée pour faire face à cette situation d'urgence. Les ressources mobilisées par les autorités de la Tanzanie et du Kenya ont rapidement été complétées par celles de la FAO et de la Campagne panafricaine de lutte contre la peste bovine (PARC), financée par la Communauté européenne, qui constitue l'un des piliers du PMEPB. Les derniers cas de peste bovine en Tanzanie ont été signalés au mois de mai, ce qui permet d'affirmer avec une certaine confiance que la maladie a de nouveau été éliminée dans ce pays. Le sud du Kenya est également considéré libre de peste bovine et PARC-Kenya redouble d'efforts pour éliminer la maladie dans tout le pays. La consultation d'experts du PMEPB invite les pays à poursuivre la lutte Une consultation d'experts sur le programme PMEPB, qui s'est tenue à Rome en juillet de cette année, a souligné l'importance du calendrier contenu dans le plan directeur du PMEPB pour parvenir à l'éradication de la peste bovine dans le monde entier. Le plan directeur établit pour les pays un calendrier d'action et leur permet de suivre leurs progrès vers l'élimination de la maladie. D'après le plan, la première étape pour un pays consiste à se déclarer provisoirement indemne. Trois ans après cette déclaration - s'il n'y a pas eu entre-temps des cas signalés - l'OIE (Office international des épizooties) reconnaît au pays son statut de pays indemne de la maladie puis, deux ans plus tard, s'il n'y a toujours pas eu de nouveaux épisodes et que la surveillance épidémiologique donne des preuves objectives de l'absence d'activité virale, le pays atteint le stade où l'on considère qu'il a définitivement éliminé la maladie. Ce processus en trois phases correspond à ce que l'on appelle le cheminement OIE pour l'éradication de la peste bovine (voir carte). La réunion a souligné l'importance pour tous les pays de respecter ce calendrier si l'on veut atteindre l'objectif du PMEPB d'éliminer totalement cette maladie de la surface de la planète d'ici treize ans. Les pays qui accusent un certain retard sur l'échéancier ont été invités à reconfirmer leurs positions afin que les progrès graduels mais constants vers l'élimination de la maladie puissent se poursuivre. 3 octobre 1997 Autres liens:
|
|
Suggestions?: Webmaster@fao.org |