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Les perspectives de l'alimentation étant sombres pour 1998, la République populaire démocratique de Corée et la FAO travaillent de concert pour déclencher le redressement du secteur agricole L'avenir paraît sombre pour les disponibilités alimentaires en République populaire démocratique de Corée, qu'il y ait ou non des crises, à moins que les investissements et le développement industriel nécessaires n'arrivent rapidement, selon une mission des Nations Unies de retour des principales régions agricoles du pays pour y évaluer les perspectives des disponibilités alimentaires à court et à long terme. Une deuxième mission a proposé un certain nombre de projets pour stimuler la production vivrière et le développement rural comme partie intégrante du Programme spécial de la FAO pour la sécurité alimentaire
La sécheresse la plus grave depuis des décennies - les précipitations estivales ont été inférieures au tiers de la moyenne sur le long terme - a fortement réduit la production de maïs prévue pour 1997 qui est tombée à 1,14 million de tonnes, chiffre le plus bas jamais enregistré. Les rendements de riz, culture en grande partie irriguée, ont été moins touchés. Typhons et raz de marée ont aussi perturbé les régions agricoles. La production vivrière affiche une baisse pour la troisième année consécutive. En 1996 comme en 1995, les principales zones agricoles du Sud ont été victimes d'inondations dévastatrices. Selon un Rapport spécial fondé sur les conclusions d'une mission FAO/PAM, envoyée dans le pays en octobre-novembre 1997, la production vivrière ne couvrira les besoins essentiels que pendant sept mois. Des importations céréalières importantes, aide alimentaire comprise, seront encore nécessaires en 1997/98 pour répondre aux besoins nutritionnels minimaux de la population qui compte un peu plus de 23 millions d'habitants. Le rapport fixe à 1,95 million de tonnes ces besoins d'importation. Le rapport souligne que les catastrophes naturelles récentes n'ont fait qu'accélérer un déclin économique déjà rapide, particulièrement après la rupture des liens commerciaux et économiques préférentiels avec l'ex-Union soviétique. Les difficultés économiques rencontrées dans les années 90 ont miné la capacité du pays à acheter denrées alimentaires et matières premières, comme le combustible et les engrais, indispensables au maintien de la production agricole et de la distribution des produits. Les transports pourraient se trouver complètement bloqués, faute de carburant. A court terme, l'aide alimentaire aux groupes vulnérables est essentielle, affirme le rapport, mais il est vital que le gouvernement se penche sur les moyens de réorganiser le secteur industriel, afin de dégager les devises dont il a tant besoin et soutenir la production vivrière intérieure. Dans une perspective à plus long terme, le Centre d'investissement de la FAO - qui aide les pays en développement à mobiliser des ressources supplémentaires pour le développement agricole et rural - a également envoyé en République populaire démocratique de Corée une mission chargée de préparer la phase pilote du Programme spécial de la FAO pour la sécurité alimentaire. Le programme vise à améliorer rapidement la production vivrière et la sécurité alimentaire nationales dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier, à l'aide de technologies nouvelles et améliorées. L'équipe du Centre d'investissement, qui comprenait plusieurs spécialistes chinois, s'est rendue dans six exploitations agricoles coopératives dans des zones à fort potentiel du nord et du sud de la province de Hwangae et du sud de la province de Pyongan, ainsi que dans une grande écloserie pour les poissons d'eau douce. Les projets proposés pour ces sites comprennent un appui aux cultures associées, à la gestion intégrée de la fertilité des sols, à la nutrition animale, à la gestion des eaux et à l'aquaculture. Dans le cadre de l'initiative relative à la coopération Sud-Sud du Programme spécial, des fonctionnaires et des cadres supérieurs de la République populaire démocratique de Corée devraient se rendre en Chine, dans la province de Sichuan, pour profiter de l'expérience acquise dans les zones pilotes de ce pays. Ils visiteraient également quelques zones agricoles et des sites d'activités de recherche dans la province de Liaoning, à la frontière avec la Corée du Nord, et une usine de recyclage des déchets urbains organiques à Beijing. Le voyage d'études est prévu pour fin février 1998. 10 décembre 1997 Autres liens:
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