Un label pour promouvoir la consommation de thé noir


Une nouvelle campagne de relance de la consommation de thé dans le monde --appuyée par la FAO -- compte avoir des retombées bénéfiques pour les communautés et les pays producteurs et exportateurs. Le thé apporte une contribution importante aux revenus et à la sécurité alimentaire d'un certain nombre de pays d'Asie et d'Afrique. 
 
Le nouveau label destiné à relancer la consommation de thé 
Cette campagne de promotion repose essentiellement sur la "teamark", une nouvelle marque de commerce actuellement mise à l'essai au Zimbabwe, en Espagne et en République tchèque et qui le sera d'ici peu en Indonésie. Le logo et la campagne ont été mis au point par la firme Bates Dorland, une filiale du groupe publicitaire Saatchi and Saatchi de Londres, sous l'égide du Groupe intergouvernemental sur le thé de la FAO et grâce à l'appui financier de plusieurs pays producteurs et consommateurs et du Fonds commun pour les produits. Le Conseil du thé du Royaume-Uni a été nommé organisme d'exécution du projet par le Groupe.

Dans les quatre pays choisis pour les tests de commercialisation, les entreprises qui le désirent pourront apposer le logo sur leurs emballages de thé noir et des enquêtes auprès des consommateurs permettront par la suite d'évaluer la réaction des marchés. La campagne vante les mérites du thé comme boisson rafraîchissante et naturelle. Le slogan "Discover the goodness" vise les commerçants en thé, ceux qui influent sur l'opinion publique - comme les autorités médicales et les journalistes spécialisés dans les problèmes de consommation - ainsi que les consommateurs "influençables", notamment les mères de famille et les adultes de plus de 30 ans.

Les exportations de thé représentent une source importante de revenus pour de nombreux pays en développement. Le Sri Lanka est le plus gros exportateur de thé au monde, suivi de près par le Kenya, pays à faible revenu et à déficit vivrier. Les chiffres publiés par la FAO lors de la dernière réunion du Groupe intergouvernemental sur le thé en juillet 1997 faisaient état d'une production record pour 1996, soit 2,7 millions de tonnes. Par contre, la récolte 1997 au Sri Lanka et dans la plupart des pays africains producteurs a été durement touchée par la sécheresse. Au Kenya, la production du premier trimestre 97 a été d'environ 37 pour cent inférieure à celle du premier trimestre 96. La demande demeurant stable, la baisse de la récolte entraînera une hausse du prix à la consommation.

13 février 1998

 

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