La FAO nomme des femmes à des postes de représentants en Afrique


Les efforts déployés par la FAO pour intégrer les femmes à la fois à ses activités et à sa haute direction ont atteint un jalon important, juste à temps pour la Journée internationale des femmes. Après la nomination de deux femmes à des postes de représentants de la FAO (FAOR) en Namibie et au Malawi, plusieurs bureaux de la FAO en Afrique sont aujourd'hui dirigés par des femmes.

Il y a six ans seulement, aucun des 78 représentants de la FAO dans les pays n'étaient des femmes. Maria-Guilhermina Soares, actuellement représentante de la FAO en Colombie, a été la première femme à être nommée FAOR, en Guinée-Bissau, en 1992. Depuis la prise de fonctions de M. Jacques Diouf en tant que Directeur général de la FAO en janvier 94, cinq autres femmes ont été nommées à des postes de FAOR. Les deux dernières, Emelia Timpo et Susan Mills, ont pris leurs fonctions en février 1998. Mme Timpo est représentante en Namibie et Mme Mills au Malawi. Les autres femmes FAOR en Afrique comprennent Florence Chenoweth en Afrique du Sud, Marie-Noelle Koyara au Cap-Vert et Seiglinde Ring au Mozambique. En outre, Viktoria Sekitoleko, FAOR pour le Zimbabwe et le Botswana, est la représentante de la FAO dans le Bureau sous-régional pour l'Afrique australe et orientale, qui couvre 21 pays.

Grâce à leur solide formation technique dans les domaines de l'agriculture, des pêches ou des forêts, les représentants de la FAO dans les pays rendent les compétences techniques de l'Organisation plus facilement accessibles pour les gouvernements des pays membres. Ils sont en contact permanent avec leurs homologues nationaux pour coordonner la planification et l'exécution des activités de coopération technique et signalent également au Siège et aux bureaux régionaux et sous-régionaux les situations d'urgence qui affectent les secteurs de l'alimentation et de l'agriculture dans le pays.

Emelia Timpo, nouvelle représentante de la FAO en Namibie

Native du Ghana, Emelia Timpo - détentrice d'une licence avec mention en sciences agricoles, d'une maîtrise en agronomie, d'un doctorat en physiologie végétale et d'un "Fellowship" post-doctoral en sciences des sols et des cultures végétales - est entrée à la FAO en 1995 où elle a travaillé pendant trois ans à la promotion et à la coordination des Programmes de partenariat de l'Organisation.

Avant de partir prendre ses fonctions à Windhoek, Mme Timpo a bénéficié de séances d'information intensives sur le pays et son secteur agricole organisées par les divisions techniques de la FAO. Bien qu'étant déjà au courant de l'importance du secteur de l'élevage et de la présence de grandes fermes d'élevage dans la partie méridionale du pays ainsi que de la réalité des agriculteurs de subsistance dans le nord, elle affirme partir sans idées préconçues.

Convaincue de l'importance d'une approche participative, elle a déclaré: "Le plus grand défi pour moi est de m'assurer que tous les intervenants seront réunis autour de la table, que ce soit au stade de la planification ou à celui du suivi, car ce n'est que de cette façon que nos réalisations pourront revêtir un caractère durable pour la Namibie".

Invitée à faire part de ses réflexions sur le thème retenu pour la Journée mondiale de l'alimentation 1998 - "Les femmes nourrissent le monde" - elle a répondu: "Je pense qu'on n'aurait pas pu choisir un thème plus indiqué. C'est merveilleux. Il faut davantage tenir compte du rôle des femmes dans la conception de toute activité de sécurité alimentaire". Et d'ajouter: "Je pense qu'il est absolument essentiel de veiller à ce que les femmes fassent partie intégrante de toutes nos interventions. C'est bien connu: si les femmes participent et possèdent les connaissances nécessaires, il y aura immanquablement de quoi manger sur la table, il y aura des activités rémunératrices et, en fin de compte, elles garantiront la sécurité alimentaire."

Susan Mills, nouvelle représentante de la FAO au Malawi

Susan Mills, la nouvelle FAOR au Malawi, était tout aussi enthousiasmée de constater que la Journée mondiale de l'alimentation de cette année mettra l'accent sur les femmes: "Le thème retenu pour 1998 soulignera l'importante contribution des femmes à la fois à la sécurité alimentaire des ménages et au bien-être économique national. Par le passé, la planification du développement se concentrait essentiellement sur le rôle de reproduction des femmes. On reconnaît aujourd'hui leur apport économique fondamental et l'accent est davantage placé sur l'augmentation de leur productivité comme moyen d'accroître les revenus de la famille".

L'économie du Malawi étant principalement une économie agricole - ce secteur fournit environ 33 pour cent du produit intérieur brut et plus de 80 pour cent des emplois - le pays devrait bénéficier des états de service impressionnants de Mme Mills dans le domaine agricole. Citoyenne canadienne, Mme Mills possède une expérience considérable dans le secteur des sciences et technologies agricoles et a travaillé pendant de nombreuses années pour Agriculture et agro-alimentaire Canada. Elle a commencé à travailler avec la FAO en 1994 alors qu'elle était coordinatrice pour le Canada des manifestations entourant le cinquantième anniversaire de la fondation de l'Organisation à Québec pour être ensuite nommée secrétaire du Comité national canadien pour le Sommet mondial de l'alimentation et négociatrice en chef de son pays pour la préparation du Plan d'action. "Les débats intenses lors du Sommet avec des représentants des Etats membres et avec les gens dans mon propre pays durant les réunions préparatoires m'ont fait comprendre ce que la sécurité alimentaire représente ainsi que l'importance de l'action menée par la FAO pour sensibiliser les citoyens du monde entier au problème des 800 millions de personnes qui accusent un déficit alimentaire et nutritionnel", a déclaré Mme Mills. Elle s'est félicitée des efforts engagés par le Gouvernement du Malawi pour mettre au point une stratégie à long terme d'amélioration de la sécurité alimentaire du pays et a formulé l'espoir de pouvoir contribuer à ces efforts en rassemblant les différents intervenants - Gouvernement, organisations non gouvernementales et autres institutions spécialisées des Nations Unies - qui s'efforcent de trouver une solution aux mêmes problèmes. "Le risque existe de perdre son temps en palabres, mais si vous ne passez pas assez de temps à parler à des personnes provenant de régions différentes, qui peuvent chacune détenir un élément différent de la réponse à un problème donné, une seule région oubliée rendra le problème insoluble. Nous devons ensemble trouver des moyens concrets de progresser."

Mme Mills considère que sa nouvelle affectation au Malawi représente un défi formidable et se rejouit de cette première occasion qui lui est donnée de vivre et de travailler en Afrique. "J'espère me montrer à la hauteur des capacités de la FAO et de sa mission et être en mesure d'appuyer le Gouvernement du Malawi dans son objectif d'amélioration de la sécurité alimentaire au cours des deux prochaines années."

9 mars 1998

 

Autres liens :


Page d'accueil de la FAO

 Cherchez  

Suggestions?: Webmaster@fao.org

©FAO,1998