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La chute des cours des céréales entraîne une baisse des recettes à l'exportation des produits agricoles
Le commerce mondial des principaux produits agricoles a accusé un recul en 1997, essentiellement en raison de la chute des cours des céréales, estime le "Rapport annuel sur les marchés des produits 1997-98" publié par la FAO. La valeur des exportations des principales denrées agricoles, produits halieutiques et forestiers exclus, a accusé un recul de plus de 2 pour cent en 1997 qui contraste avec une hausse de 3 pour cent en 1996 et avec les gains importants enregistrés au cours des deux années précédentes. Cette baisse se poursuivra vraisemblablement en 1998, en partie en raison de la faiblesse des cours et de la diminution de la demande en Asie, un continent aux prises avec des difficultés économiques.
"Les pays en développement ont enregistré de meilleures recettes à l'exportation que les pays développés", a déclaré Jim Greenfield, Directeur de la Division des produits et du commerce international, qui publie le rapport. Dans les pays développés, la baisse des recettes à l'exportation est estimée à près de 10 pour cent en 1997, ce qui contraste nettement avec le taux de croissance de 4 pour cent enregistré en 1996, les cours des céréales étant revenus à leur niveau normal après la pointe de 1996. Les recettes à l'exportation des céréales ont accusé une chute d'environ 30 pour cent. Par contre, les pays en développement ont vu leurs recettes à l'exportation augmenter de 3 pour cent en 1997, grâce aux cours record d'une des boissons les plus populaires au monde, le café. Les gains importants des boissons tropicales (cacao, café et thé) ont semble-t-il compensé les pertes enregistrées par d'autres produits dans les pays en développement. "Les recettes à l'exportation des boissons tropicales ont augmenté de 26 pour cent, plus de 80 pour cent de cette augmentation étant à mettre au crédit du café", indique le rapport. A la fin du mois de mai 1997, les cours mondiaux du café ont atteint leur niveau le plus élevé depuis plus de dix ans. Cette hausse des prix a été provoquée par la demande soutenue et par le resserrement des approvisionnements de café Arabica, qui représente environ 70 pour cent de la production mondiale et plus de 60 pour cent du commerce mondial de café. En 1996-97, les exportations mondiales ont connu une hausse de 15 pour cent et ont atteint 4,5 millions de tonnes, les producteurs ayant augmenté leurs exportations pour profiter des cours élevés. C'est en Indonésie et en Ouganda que les plus fortes hausses ont été enregistrées (63 et 51 pour cent, respectivement). En revanche, d'autres produits exportés par les pays en développement n'ont pas connu d'aussi bons résultats, indique le rapport. Les recettes à l'exportation des matières premières agricoles, deuxième groupe de produits en importance pour les pays en développement, ont diminué de 9 pour cent en 1997 et les recettes des trois principaux groupes de céréales -- blé, riz et céréales secondaires -- ont accusé une chute de 20 pour cent. La première partie du rapport est consacrée aux retombées éventuelles de la crise financière asiatique sur les marchés mondiaux des produits agricoles. Le rapport prévoit que la forte contraction des revenus en Asie depuis juillet 1997 et l'importante dépréciation des monnaies (la roupie indonésienne, qui a chuté de 78 pour cent entre juillet 1997 et la deuxième quinzaine de janvier 1998, a été la monnaie la plus durement touchée) entraîneront un fléchissement de la demande d'importation dans toute la région. Dans le même temps, la dépréciation des monnaies pourrait accroître la compétitivité de la région pour les exportations. Toutefois, la baisse de la production de certains pays -- essentiellement imputable aux ravages provoqués par El Niño et la grave pénurie de capitaux de roulement -- risquent d'empêcher ces pays de tirer pleinement bénéfice de cette compétitivité accrue. Le rapport ne prévoit toutefois pas que cette crise aura un impact marqué sur les produits agricoles au niveau mondial. "Les effets de la crise devraient être modérés, sauf pour un petit nombre de produits", a déclaré Jim Greenfield. Selon lui, le maïs, la viande bovine, les tourteaux de soja, les fruits des régions tempérées, le coton, les cuirs et les peaux compteront parmi les produits d'importation les plus touchés. Côté exportation, les fruits tropicaux et le caoutchouc seraient les produits les plus affectés. Cette édition du Rapport annuel consacre également un chapitre aux perspectives de commerce agricole pour les 70 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (pays ACP) signataires de la Convention de Lomé, un accord préférentiel entre l'Union européenne et ces pays qui arrive à échéance en l'an 2000. Les négociations pour le renouvellement de la Convention devraient commencer plus tard cette année. La première partie du rapport constitue une synthèse des principaux faits nouveaux dans l'économie mondiale, les prix des denrées de base et les recettes à l'exportation et d'autres événements qui affectent le commerce international des produits agricoles. La deuxième partie fait le point sur la situation actuelle des marchés mondiaux et sur les perspectives à court terme pour 21 produits ou groupes de produits. Abondamment illustré par plus de trente tableaux, le Rapport annuel sur les marchés et les produits 1997-98, de 91 pages, est disponible en anglais, arabe, espagnol et français et sera publié plus tard cette année en japonais. Il est également disponible électroniquement dans le site Web de la Division des produits et du commerce international. 2 juillet 1998
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