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Consultation sur la pêche au requin et la capture accidentelle d'oiseaux de mer
La réduction des populations de requins est inscrite à l'ordre du jour d'une consultation FAO qui se tiendra à Rome du 26 au 30 octobre. Les délégués de 80 pays, dont les principaux pays de pêche du monde, y participeront. Seront également examinées des mesures visant à réduire les captures accidentelles d'oiseaux de mer par les palangriers et la gestion de la capacité de pêche.
Partout dans le monde, l'exploitation commerciale des requins a enregistré une forte progression au cours des 20 dernières années. En 1950, environ 272 000 tonnes ont été débarquées. En 1996, les quantités débarquées ont atteint 760 000 tonnes. Il s'agissait le plus souvent de prises accidentelles. Riches et pauvres consomment du requin. Sa chair est une source bon marché de protéines pour des millions de petits pêcheurs. Les ailerons de requins - principal ingrédient d'un potage oriental fort prisé - sont l'un des produits halieutiques les plus chers du monde. Souvent, on coupe les ailerons et on rejette les carcasses dans l'eau. La peau, les dents, les cartilages et l'huile du foie sont également utilisés et vendus. De nombreuses espèces de requins ont un cycle de croissance lent et un taux de fécondité faible. Cela signifie que les requins sont très sensibles à la surexploitation car il faut de nombreuses années pour reconstituer les stocks. Sur les 100 espèces de requins exploitées, on craint aujourd'hui qu'une vingtaine ne soient vulnérables, menacées ou en voie de disparition. Parmi les plus gravement menacées, il faut citer: le requin soyeux, le requin-pèlerin, le requin taupe commun, l'émissole de Pentagonie, l'aiguillat commun, le requin de sable, le requin-hâ et le requin taupe bleu. Au sommet de la liste des espèces d'oiseaux de mer en danger capturés accidentellement par des palangriers figure l'albatros de l'Océan austral. Selon la FAO, pour certaines espèces, le taux de mortalité accidentelle est considéré non soutenable et leurs populations se réduisent. On estime que des oiseaux de mer de 61 espèces différentes ont été tués durant des opérations de pêche à la palangre. Les oiseaux essaient de saisir les hameçons, sont tirés sous l'eau par le poids des lignes et se noient. La réunion devrait approuver un Plan d'action international à caractère facultatif pour la réduction de la capture accessoire d'oiseaux de mer dans les pêches à la palangre qui propose plusieurs mesures pour réduire le taux de mortalité des oiseaux: poser les lignes sous l'eau de manière à ce que les oiseaux ne puissent attraper les hameçons, utiliser des lignes d'effarouchement et poser les lignes la nuit sont des méthodes dont l'efficacité n'est plus à démontrer. On suppose que ces mesures pourraient réduire sensiblement les prises d'oiseaux de mer, probablement jusqu'à 90 pour cent, à un coût relativement bas pour l'industrie. Cette consultation devrait également élaborer et proposer des éléments pour un Instrument international sur la gestion des capacités de pêche. La capacité de pêche excessive est un grave problème pour les pêcheries du monde entier, car elle contribue à réduire de nombreux stocks de poissons importants et par suite les quantités débarquées. Cela cause également des pertes économiques importantes. 22 octobre 1998
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