La fièvre de la vallée du Rift, maladie propagée par le vent


La fièvre de la vallée du Rift (FVR), une des maladies jugées prioritaires par le système EMPRES de la FAO, est une maladie virale transmise par les moustiques qui affecte les ruminants et les humains. Elle peut entraîner des pertes économiques importantes chez les animaux d'élevage, notamment les ovins. Chèvres, bovins, camélidés, buffles domestiques d'Asie et peut-être certaines antilopes sauvages sont également susceptibles de la contracter.

Cette maladie a été décrite pour la première fois dans la vallée du Rift au Kenya, au début des années 30, mais elle est aujourd'hui endémique dans des régions limitées un peu partout en Afrique subsaharienne. Les épidémies de la maladie se produisent habituellement selon des cycles de cinq à vingt ans. Les dernières grandes épidémies ont frappé l'Egypte à la fin des années 70 et le Sénégal et la Mauritanie en 1987.

Les moustiques étant facilement transportés par le vent sur de longues distances, la FVR peut se propager rapidement à d'autres pays, voire à d'autres continents.

Le premier signe d'une épidémie de FVR se manifeste habituellement sous forme de nombreux cas d'avortement des brebis gravides. Un taux de mortalité exceptionnellement élevé chez les ovins et les caprins est caractéristique de cette maladie, 90 pour cent des agneaux et des chevreaux mourant après avoir présenté des symptômes se limitant à de la fièvre, au manque d'appétit et à une faiblesse générale. Chez les animaux plus vieux, la maladie peut également provoquer des vomissements, des écoulements sanguins des naseaux, la diarrhée et la jaunisse. Les animaux plus vieux et les bovins se remettent en général de cette maladie.

Outre le risque d'infection par les morsures de moustique, les humains peuvent également contracter le virus par le contact avec le sang ou les fluides des animaux infectés, contact qui peut se produire au cours de l'abattage ou lors de la manutention de foetus ou de tissus animaux. La consommation de lait, un aliment de base pour de nombreuses populations de pastoralistes, pourrait également être une cause d'infection. Le virus provoque normalement chez les êtres humains une maladie non mortelle semblable à la grippe, bien que des complications comme l'encéphalite et des hémorragies, qui peuvent être fatales, puissent survenir. Les premiers rapports provenant du Kenya et de Somalie semblent indiquer que cette épidémie a un effet particulièrement grave sur les humains. Retour à l'article

22 janvier 1998

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