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FAO et ONUSIDA luttent ensemble contre le SIDA
La FAO a signé un protocole d'accord avec le Programme commun des Nations Unies sur VIH/SIDA (ONUSIDA) qui renforcera la coopération entre les deux organisations dans la lutte contre l'épidémie. "L'accord constitue une reconnaissance importante du travail de la FAO pour la sensibilisation de l'opinion publique au problème du SIDA en tant que problème de développement", a déclaré Jacques du Guerny, chef du Service du programme de population du Département du développement durable de la FAO et point de contact sur le SIDA.
Le meilleur moyen de conjurer la propagation du virus dans le monde entier est de considérer les liens entre les aspects médicaux de la maladie, ses conséquences pour le développement et les facteurs socio-culturels contribuant à sa transmission, selon M. du Guerny. La FAO et ONUSIDA lanceront une série d'activités conjointes, notamment des programmes de prévention intégrée qui aideront à diffuser l'information, en particulier auprès des jeunes gens et des jeunes femmes, sur la vulnérabilité au virus, la réduction des risques et le développement rural durable. Agriculture et communautés rurales atrophiées par le SIDA La FAO s'est concentrée sur les effets invalidants du SIDA sur l'agriculture et les communautés rurales, en particulier en Afrique subsaharienne, où près de 21 millions de personnes (environ 63 pour cent du total mondial) sont porteurs du virus VIH. Les systèmes d'exploitation agricole à forte intensité de main-d'oeuvre peu mécanisés sont particulièrement vulnérables au VIH/SIDA, en raison du taux élevé de mortalité parmi les personnes actives. En outre, les personnes atteintes du SIDA deviennent de moins en moins opérationnelles à mesure que la maladie progresse. En Afrique, le virus VIH se transmet habituellement par rapports hétérosexuels; il est donc courant que les deux parents s'infectent mutuellement. Les femmes, qui s'occupent généralement des malades, ont par conséquent moins de temps à consacrer aux cultures. Elles doivent retirer leurs enfants (filles et garçons) de l'école pour les aider, ce qui les empêche de recevoir des informations sur le SIDA et hypothèque leur avenir. D'importantes tâches agricoles comme le désherbage et la lutte contre les ravageurs sont négligées, et les champs perdent leur productivité. Les revenus des familles agricoles s'amenuisent quand ils seraient particulièrement nécessaires. La baisse des revenus force les membres des familles rurales à partir chercher du travail dans les villes, et cet exode contribue à propager la maladie. La pauvreté peut pousser les gens à adopter des comportements qui augmentent les risques d'infection, ce qui crée un cercle vicieux, le VIH/SIDA accroissant la pauvreté rurale qui contribue à son tour à la transmission du virus. "Ce qui commence à émerger est le rôle indirect primordial que les politiques et programmes agricoles peuvent jouer dans l'atténuation des effets du virus au sein des communautés rurales, en réduisant la pauvreté, en donnant aux femmes rurales les moyens d'agir et en encourageant une modification des mouvements migratoires", souligne M. du Guerny. "Voici un secteur où la FAO pourrait contribuer grandement à la lutte contre le SIDA tout en renforçant la sécurité alimentaire." Un rapport publié récemment par la FAO - HIV/AIDS and the commercial agriculture sector of Kenya: Impact, vulnerability, susceptibility and coping strategies (VIH/SIDA et agriculture commerciale au Kenya: impact, vulnérabilité, prédisposition et stratégies d'adaptation) - montre que la maladie ne touche pas seulement les petites exploitations familiales mais aussi les grands domaines agricoles. Le secteur de l'agriculture commerciale au Kenya perd un nombre considérable de travailleurs qualifiés, et les sociétés doivent consacrer des sommes de plus en plus importantes aux dépenses médicales et au recyclage des employés. "Les jeunes contre la faim", thème de la Journée mondiale de l'alimentation La moitié des nouveaux cas de VIH concernent les jeunes de moins de 25 ans, ce qui a de graves répercussions sur la sécurité alimentaire, car les jeunes jouent un rôle important dans la production vivrière. Le thème de la Journée mondiale de l'alimentation de cette année "Les jeunes contre la faim" fait davantage prendre conscience de la menace que constitue le SIDA pour les jeunes et pour les efforts mondiaux de réduction de la faim. M. William Seiders, Spécialiste des jeunes ruraux au sein du Service de la vulgarisation, de l'éducation et de la communication du Département du développement durable de la FAO, déclare: "Moyennant une formation et un soutien, les jeunes peuvent contribuer activement à réduire l'incidence du VIH/SIDA dans leurs villes et leurs villages. Ils peuvent devenir les chefs des communautés du futur dans la lutte pour le développement rural et contre la faim." 27 octobre 1999 Autres liens:
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