|
|
|||
La résistance génétique à la peste porcine africaine à l'étudeIl n'y a pas encore de données scientifiques permettant d'affirmer qu'il existe en Afrique des populations de porcins présentant une résistance génétique à la peste porcine africaine (PPA). Mais cette résistance pourrait être décisive dans la bataille coûteuse et meurtrière contre une maladie qui anéantit les élevages porcins dans tout le continent - causant la mort de milliers d'animaux, ou obligeant à les abattre dans la tentative de stopper sa diffusion. Elle s'est aussi répandue hors de l'Afrique dans le passé. Réunis au siège de la FAO à Rome, début janvier, des généticiens et vétérinaires de six pays ont établi un plan d'action, d'abord pour déterminer rapidement et définitivement s'il existe une base génétique pour la résistance à la peste porcine africaine, et si oui, comment l'utiliser au mieux pour aider les communautés d'éleveurs. Les outils génétiques moléculaires de plus en plus sophistiqués joueront un rôle essentiel dans ces travaux. La recherche souligne l'importance de comprendre la valeur de la diversité biologique chez les animaux domestiques et de la sauvegarder. Les porcins résistants à la PPA pourraient ne pas avoir la faveur de certains éleveurs aujourd'hui, mais être le remède contre une maladie mortelle et destructrice. Les participants ont élaboré un programme qui devrait permettre de répondre aux questions de fond en trois ans. Les travaux seront effectués à l'Institut des maladies exotiques de Onderstepoort, en Afrique du Sud, avec la coopération d'autres organisations. Cette phase initiale est appuyée par deux divisions de la FAO, la Division de la production et de la santé animales à Rome et la Division mixte FAO/AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) à Vienne. Mais un financement supplémentaire sera nécessaire pour établir de manière satisfaisante si la génétique représente, du moins partiellement, la solution.
29 janvier 1999
La lucilie bouchère au Royaume-UniUn cas de lucilie bouchère, parasite mortel capable de détruire l'industrie des productions animales - a été diagnostiqué à Londres juste avant Noël 1998. L'examen d'un échantillon de larves prélevé à l'Hôpital des maladies tropicales de Londres sur une femme revenue depuis peu de l'île de la Trinité a permis d'identifier le parasite. La lucilie bouchère est actuellement limitée aux régions tropicales et subtropicales des Amériques. Une épidémie dans la Jamahiriya arabe libyenne entre 1988 et 1992 a attiré l'attention de la communauté internationale sur le risque que ce parasite dangereux puisse s'établir hors de son aire naturelle. La lucilie bouchère a été éradiquée de la Lybie à l'aide de la technique de l'insecte stérile (Voir notre article sur la Technique de l'insecte stérile). On a utilisé la même méthode pour l'éradiquer aux Etats-Unis, à Porto Rico, dans les îles Vierges américaines, les îles Vierges britanniques, à Curaçao, au Mexique, au Guatemala, au Belize, en El Salvador, au Honduras et au Nicaragua. La menace d'une réinfestation transfrontalière dans des zones indemnes est permanente et sous-estimée, et ne s'affaiblira pas tant que la lucilie bouchère ne sera pas éliminée des Caraïbes et de l'Amérique du Sud.
27 janvier 1999
|
Parution du Bulletin n° 243 sur la situation acridienne |
|
En décembre, les opérations de lutte antiacridienne se sont accrues contre les bandes larvaires et les essaims à l'intérieur des terres dans le nord du Soudan, selon le bulletin qui vient de paraître. "Il n'est pas exclu que certains puissent se déplacer vers les plaines côtières de la mer Rouge et se reproduire", peut-on lire dans le bulletin, mais le temps anormalement sec pour la saison qui sévit des deux côtés de la mer devrait freiner ce déplacement. Ailleurs, la situation acridienne est restée calme. Le Desert Locust Bulletin 243 fait le point sur la situation acridienne et contient des prévisions jusqu'à la mi-février 1999.
8 janvier 1999
Au Soudan, une récolte record de 6,51 millions de tonnes de céréales est prévue pour 1998/99 - soit 46 pour cent de plus que l'année précédente - selon un Rapport spécial d'une mission conjointe FAO/Programme alimentaire mondial, paru le 23 décembre 1998. Toutefois, selon le rapport, bien que la production soit bonne et que les stocks soient satisfaisants dans le nord du pays, la guerre civile en cours dans le sud signifie que 2,36 millions de personnes environ dans le sud du Soudan auront besoin d'une aide alimentaire d'urgence en 1999. Par ailleurs, dans le nord, des groupes vulnérables auront besoin d'une aide alimentaire, en particulier durant la période de soudure de mars à septembre 1999. Le rapport recommande des achats locaux d'aide alimentaire afin d'aider à soutenir les marchés et de fournir des variétés de céréales bien acceptées par la population.
8 janvier 1999
En Ethiopie, la production de céréales et de légumineuses de la campagne principale a augmenté de 36 pour cent en 1998 par rapport à l'année précédente, selon le rapport d'une mission d'évaluation conjointe FAO/PAM (Programme alimentaire mondial) publié le 21 décembre 1998. La production prévue de 11,69 millions de tonnes signifiera des besoins d'importation réduits en 1999 et permettra de reconstituer les stocks céréaliers. Malgré l'excellente récolte, toutefois, 2 millions de personnes environ auront besoin de 180 000 tonnes d'aide alimentaire, précise le Rapport spécial.
8 janvier 1999
Suggestions?: Webmaster@fao.org |