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Coopération bilatérale et multilatérale: la clé du développement durable
Faire plus avec moins - voilà le défi qui s'impose aux organismes internationaux de développement à mesure que l'aide officielle au développement (ODA) s'amenuise. Pour affronter ce problème, les organismes de développement ont reconnu l'importance de travailler de concert pour tirer parti de leurs points forts et éviter un chevauchement coûteux des efforts.
Lors d'un atelier à Yokohama (Japon) du 25 au 28 janvier, l'Association Japon- FAO et le Ministère japonais de l'agriculture, des forêts et des pêches, en coopération avec la FAO, ont rassemblé un vaste éventail de partenaires du développement, donateurs et bénéficiaires, afin d'examiner les moyens les plus appropriés d'exploiter leurs ressources au mieux. L'atelier était le dernier d'une série quinquennale d'ateliers annuels de coopération multilatérale pour le développement durable de l'agriculture, des forêts et des pêches. "Cet atelier a été une des rares occasions de rassembler des organisations multilatérales, des donateurs bilatéraux et des pays bénéficiaires pour examiner des moyens de coordonner les initiatives de développement dans un climat ouvert et spontané", a déclaré Mme Mieko Ikegame, Chef du Service de la FAO pour la coopération technique et économique entre pays en développement (CTPD/ECDC), dans le Bureau de coordination pour les activités normatives, opérationnelles et décentralisées, qui a prononcé une des allocutions principales de l'atelier. L'atelier a servi à mettre en lumière le rôle prépondérant que la FAO jouait dans la coopération interorganismes et la coordination des donateurs, en particulier dans le domaine du développement rural et de la sécurité alimentaire. L'ensemble des participants a convenu que les efforts de collaboration de la communauté du développement devraient se concentrer sur l'atténuation de la pauvreté grâce à une approche plus générale du développement rural. Le développement durable implique toute une série de disciplines étroitement liées, y compris l'agriculture, l'éducation, la santé, la réforme agraire, les droits civils, la gestion des ressources et le commerce. Ce qui veut dire que les compétences techniques des organismes spécialisés doivent être coordonnées, non seulement pour être rentables mais pour avoir un véritable impact. L'atelier a recommandé que les organisations multilatérales et bilatérales travaillant dans un pays donné oeuvrent de concert pour établir une série commune d'objectifs: un cadre national de développement. Les participants ont fait remarquer l'importance du Plan cadre des Nations Unies pour l'aide au développement (UNDAF) en tant que base de coopération au niveau national entre les organismes du système des Nations Unies avec les gouvernements bénéficiaires. UNDAF a été lancé en 1996 et est actuellement opérationnel dans 20 pays. La Banque mondiale a adopté une méthode semblable avec son nouveau Cadre global de développement, qu'elle a lancé à titre expérimental dans 12 pays. Les cadres de développement sont importants, mais tous les participants ont convenu que ce sont les pays bénéficiaires qui doivent être chargés de la direction, du contrôle et de la responsabilité de la mise au point de stratégies de réduction de la pauvreté. L'atelier a également examiné des moyens d'encourager et d'améliorer la coopération entre pays en développement. Par exemple, le Vietnam a fait d'énormes pas en avant dans la production vivrière et l'atténuation de la pauvreté et a un grand savoir-faire à offrir à d'autres pays en développement. Cependant, comme l'a souligné M. Nguyen Qoc Dat, Fonctionnaire principal au département vietnamien de la coopération internationale, le manque de ressources financières rend la coopération bilatérale entre le Vietnam et tout autre pays en développement très difficile. La collaboration avec des organismes multilatéraux et bilatéraux est essentielle. A cet égard, deux programmes de la FAO, le Programme spécial sur la sécurité alimentaire et les Programmes de partenariat pour les experts de CTPD ont contribué à promouvoir la coopération Sud-Sud. Le thème de l'atelier était 'Coordination et collaboration possibles et souhaitables entre les organismes multilatéraux et bilatéraux de coopération pour un développement durable'. Toutefois, dans sa présentation, M. Janos Lehel, Administrateur principal de programme au Département de Coopération technique de la FAO a noté que "cette coordination - et collaboration - est non seulement possible et souhaitable, mais indispensable." A son avis, si les institutions multilatérales et bilatérales ne montrent pas à l'opinion publique qu'elles peuvent collaborer de manière efficace, on risque de voir l'aide au développement international disparaître et l'ODA continuer à reculer. 18 février 2000 Autres liens
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