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Gestion de l'information agricole: comment atteindre les inaccessibles
Lors de la toute Première Consultation sur la gestion de l'information agricole (COAIM), plus de 160 représentants de 88 Etats membres, ainsi que des observateurs d'organisations non gouvernementales, instituts et autres organismes des Nations Unies, se sont réunis au siège de la FAO à Rome au mois de juin. La Consultation de trois jours a porté à l'attention des gouvernements et des décideurs les questions de politique liées à la gestion et à l'accès aux informations agricoles. Dans son discours d'ouverture, Dr. Louise Fresco, Sous-Directrice générale, Département de l'agriculture de la FAO, a décrit l'agriculture au 21ème siècle comme "un secteur de l'économie mondiale à fort coefficient d'information, qui passe d'une activité artisanale et traditionnelle à un secteur plus sophistiqué et informatisé où l'accès à l'information est une nécessité, et non plus un luxe." Grâce aux normes et réseaux d'information adoptés par le Centre mondial d'information agricole (WAICENT), la FAO est déjà au premier plan de la gestion des connaissances agricoles. Toutefois, les parties prenantes plus défavorisées n'ont pas encore eu l'occasion d'en constater les nombreux avantages. Selon les mots d'un participant à la consultation, nous devons désormais "atteindre les inaccessibles", en acheminant l'information jusqu'au niveau local. Pour améliorer la qualité des flux d'information du niveau local aux centres de décision nationaux, WAICENT a lancé un Programme de mobilisation. Des groupes à l'échelon national, régional et local seront en mesure d'adapter et d'intégrer les outils et méthodes de WAICENT à leurs propres besoins. Un projet est en cours en Ethiopie, où le Ministère de l'agriculture a décidé de mettre en place un Système national d'information agricole. Le savoir-faire et le matériel de WAICENT permet une mise en oeuvre efficace et rapide de ce système. Une banque de données sur les experts agronomes présents en Ethiopie a été créée en une semaine en adaptant un modèle WAICENT. Un site Intranet a également été mis au point au sein du Ministère de l'agriculture. Woldemeskel Gebremariam, le Coordonateur national du projet, a déclaré: "Nous sommes partis de rien pour arriver à un réseau opérationnel en moins de six mois"!
Le Programme de mobilisation a été considéré comme un outil fondamental pour permettre l'accès local aux systèmes mondiaux et combler le fossé numérique. Parmi les pays où d'autres activités de ce type ont été menées, citons le Liban et le Vénézuela. Les délégations ont également félicité la FAO pour son programme d'information et souligné l'importance de la couverture multilingue de l'information. Avec l'utilisation prolifique et hautement décentralisée d'Internet pour recueillir et diffuser l'information agricole, on a assisté à une pression croissante pour l'harmonisation du vocabulaire. A la fin de la consultation, les délégués ont largement soutenu une proposition visant à renforcer AGROVOC, le thésaurus multilingue agricole en ligne. Pour manifester son approbation, la délégation japonaise a communiqué qu'elle réaliserait une version japonaise d'AGROVOC. Pour la gestion des documents, les participants ont accueilli favorablement un plan d'adoption de la norme internationale "Extensible Mark-up Language" (XML), système unique de codification textuelle que peut aisément déchiffrer le logiciel d'Internet. L'information peut être réutilisée et conservée sur des supports multiples sans devoir transformer les codes, comme c'est généralement le cas. La Consultation a également approuvé le rôle de la FAO en tant que centre d'échange des normes concertées de gestion de l'information. Après avoir souligné l'importance de la normalisation et de l'accès décentralisé à l'information, les délégués COAIM ont voté pour l'organisation d'une autre consultation à Rome dans deux ans. 16 juin 2000
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