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Réformer la FAO pour le nouveau millénaire
Réformer signifie nouer de nouvelles alliancesDans le cadre de ses réformes, la FAO a renforcé l'accent sur son but principal qui consiste à oeuvrer pour "De la nourriture pour tous". En 1994, le Programme spécial pour la sécurité alimentaire a été créé pour aider les pays à faible revenu et à déficit vivrier à accroître rapidement leur production agricole et à améliorer l'accès aux produits alimentaires, grâce à une approche participative respectant l'environnement. En 1996, les Chefs d'Etat et de Gouvernment et les représentants de haut niveau de 186 pays, réunis à Rome pour le Sommet mondial de l'alimentation convoqué par la FAO, ont adopté un Plan d'action pour la sécurité alimentaire mondiale. Ils se sont fixé le but de réduire de moitié, d'ici 2015, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde. Toutefois, étant donné une aide officielle au développement en faveur de l'agriculture, en recul constant au cours des 15 dernières années, la FAO a été forcée de faire plus avec moins de ressources. Grâce à des économies et des gains d'efficacité considérables, une des stratégies de l'Organisation face à cette situation est de renforcer ses partenariats, y compris ses liens avec les organisations non gouvernementales (ONG) et avec le secteur privé. En 1994, le Service de coopération avec le secteur privé et les ONG a été créé au sein du Département de coopération technique. Ce Service sert de liaison pour les questions de politique et coordonne la coopération avec le secteur privé et les organisations de la société civile au niveau national et international. La FAO a également créé une série de programmes de partenariat. Les programmes de coopération technique entre pays en développement et la coopération technique entre pays en transition ont permis à l'Organisation de fournir ses services de façon plus efficace et de contribuer au renforcement des capacités nationales. D'autres programmes de partenariat exploitent le potentiel des experts à la retraite, des chercheurs invités, des jeunes cadres et des volontaires. x Les fonds
approuvés pour les opérations
d'urgence de la FAO ont augmenté
progressivement depuis 1995 Le processus de décentralisation se poursuitPour s'assurer que les opérations soient rentables et correspondent aux besoins régionaux et nationaux, la FAO a poursuivi sa politique de décentralisation. Les bureaux régionaux d'Accra, Bangkok, Le Caire et Santiago ont été renforcés et ont désormais assumé la pleine responsabilité de l'organisation des conférences régionales de la FAO. La plupart des opérations de terrain de la FAO ont été décentralisées vers les bureaux régionaux. En outre, cinq bureaux sous-régionaux ont été établis à Hararé (Zimbabwe), Apia (Samoa), Bridgetown (Barbade), Tunis (Tunisie) et Budapest (Hongrie). La nouvelle publication précise, toutefois, que le mouvement vers une plus grande décentralisation doit être équilibré avec "la nécessité de conserver une masse critique d'expertise au siège, de façon à ne pas compromettre le rôle de centre d'excellence dévolu à la FAO". Lors d'une conférence de presse tenue le 4 juillet, Dr. Diouf a exprimé la conviction que "la réforme entreprise par la FAO depuis 1994 a jeté les bases requises pour relever les défis du nouveau millénaire". Cependant, il a reconnu que si l'on veut que l'Organisation atteigne ses buts, la réforme doit être un processus continu. 4 juillet 2000
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