Rapport de terrain des tropiques de Cochabamba


A mi-parcours du projet, Juan Izquierdo, Spécialiste de la production végétale au Bureau régional pour l'Amérique latine et les Caraïbes, a sillonné toute la zone d'intervention du projet pour évaluer les progrès réalisés et donner des conseils. Il a visité les villes de Chimoré, siège du bureau central du projet, Entre Ríos, Ivirgazama, ainsi que Villa Tunari, où se trouvent les bureaux de terrain du projet. (Cliquer ici pour les cartes de la zone du projet et le récit principal)

 

 

Le palmito a été une des cultures les plus réussies des systèmes agroforestiers adoptés sous les tropiques de Cochabamba

Photo FAO

M. Izquierdo racconte qu'une des cultures les plus prometteuses dans les systèmes d'agroforesterie du projet est le "palmito", une essence de palmier tropical qui donne le coeur de palmier comestible. "Ces petits palmiers peuvent créer des revenus assez rapidement (environ deux ans), et se sont bien adaptés à une vaste gamme de conditions pédologiques", affirme M. Izquierdo. La culture de coeurs de palmier peut rapporter aux agriculteurs près de 1 800 dollars E.-U. par hectare et par an. Les arbres de palmito sont intercalés avec des cultures annuelles, comme le manioc ou le riz, qui fournissent une source immédiate d'aliments et un certain revenu pour les familles rurales. Les hévéas, qui mettent dix ans avant de devenir productifs, sont également insérés dans le système pour améliorer le couvert forestier et jeter les bases d'une économie locale plus solide à longue échéance. Lorsqu'ils arrivent à maturité, les hévéas peuvent rapporter aux producteurs plus de 3 000 dollars E.-U. par an et par hectare.

M. Izquierdo fait remarquer que beaucoup d'essences végétales de l'Amazonie présentent également de formidables occasions de développer l'économie locale. Parmi les cultures ayant un potentiel commercial figurent le "camu camu" (Myrciaria dubia), un petit arbuste dont les fruits ont une teneur élevée en vitamine C; le "copoazú" (Theobroma grandiflorum), un arbre cultivé pour ses fruits comme pour ses graines; et le "cocona" (Solanum sessiliflorum), un arbuste dont les baies peuvent être pressées pour faire du jus. "Les ressources génétiques végétales des tropiques de Cochabamba sont immenses - elles offrent une kyrielle d'opportunités pour le développement durable", affirme-t-il.

La formation en gestion forestière et agroforestière à tous les membres de la communauté est un des objectifs du projet

Photo FAO

Le moment est également venu d'introduire des technologies agricoles améliorées, telles que les petites opérations de transformation des fruits. "Bien entendu, pour ce faire, il faudrait s'assurer que les producteurs aient reçu une formation en technique et gestion appropriée, souligne M. Izquierdo. La mise en place de ce type de petite industrie permettrait d'offrir aux agriculteurs une meilleure existence par rapport à leurs pratiques traditionnelles de subsistance, souvent non durables".

Une raison fondamentale du succès du projet de développement au Cochabamba a été la participation de communautés entières à la planification, à la mise en place et à l'évaluation des activités du projet. "Les agriculteurs locaux ont travaillé avec le personnel du projet pour concevoir les plans d'aménagement forestier et les parcelles de démonstration. Les familles ont collaboré pour créer leurs propres pépinières végétales et arboricoles. Les groupes communautaires ont travaillé ensemble sur les projets de conservation du sol. L'accent a été mis sur la participation et la formation à grande échelle - et jusqu'à présent, cette méthode a porté ses fruits."

30 mars 2000

 

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Deux systèmes d'agroforesterie à Cochabamba

 
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