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Deux systèmes d'agroforesterie à Cochabamba
Le nouveau projet de développement que la FAO est en train de mettre en oeuvre à Cochabamba a introduit divers systèmes d'agroforesterie pour répondre aux différents besoins en tenant compte des ressources communautaires. Le plus coûteux de ces systèmes associe les cultures annuelles, comme le maïs, le manioc, ou le riz, à l'ananas, aux agrumes et aux arbres forestiers. Comme la plupart des investissements à long terme, les frais, au départ, dépassent les recettes. Le project évalue les intrants nécessaires pour la création de ce type particulier d'agroforesterie à un peu moins de 3 000 dollars E.U. par hectare. Il prévoit la plantation de 30 000 ananas, 278 agrumes et 100 arbres de haute futaie par hectare. La première année, les cultures rapportent environ 400 dollars E.-U. par an et par hectare. La deuxième et la troisième années, les coûts des intrants diminuent de plus de la moitié et d'autres cultures commencent à être rentables. Les ananas peuvent rapporter environ 2 200 dollars par an et par hectare. Au bout de quatre ans, la gestion du système coûte moins de 500 dollars E.-U. et requiert beaucoup moins de main-d'oeuvre. Les agrumes sont alors arrivés à maturité et peuvent rapporter près de 2 500 dollars E.-U. par an. En 10 à 20 ans, les bois de résineux et de feuillus peuvent être récoltés de façon durable, et les feuillus rapportent plus de 3 000 dollars E.-U. par an et par hectare. A l'autre extrême, on trouve un système dont la mise en place coûte moins de 500 dollars E.-U. et qui demande un entretien bien moindre, qui consiste à semer des herbages et des légumineuses pour améliorer les pâturages du cheptel laitier. Les revenus tirés de la production de lait, rien que la première année, atteignent souvent plus de 600 dollars. Dans ce système, les arbres sont plantés pour servir de poteaux pour les clôtures, ce qui permet aux agriculteurs d'économiser sur les matériaux. Les arbres de résineux et de feuillus sont cultivés en rangées dans les pâturages et peuvent être récoltés commercialement au bout de 10 à 20 ans. 30 mars 2000
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