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Améliorer la salubrité des aliments vendus sur la voie publique
En collaboration avec le Gouvernement d'Afrique du Sud, la FAO a créé une série de produits éducatifs pour aider les vendeurs, les inspecteurs alimentaires et les consommateurs à rendre la vente d'aliments sur la voie publique une entreprise plus sûre et plus rentable. Un manuel a été préparé à l'intention des experts de santé publique, fournissant des informations essentielles sur la préparation et la manipulation sûres des aliments. Une vidéo montre aux vendeurs comment une nourriture de qualité peut stimuler les ventes. La FAO a également aidé à réimprimer une série de brochures de formation que les inspecteurs de tout le pays utiliseront pour l'instruction des vendeurs de rue. "Le projet a connu une telle réussite que nous voudrions le reproduire dans d'autres pays d'Afrique", explique Enrico Casadei, spécialiste de nutrition au Service de la qualité des aliments et des normes alimentaires de la FAO. Il est prévu d'organiser une conférence régionale qui se fonde sur les expériences de l'Afrique du Sud comme point de départ pour d'autres programmes similaires dans les pays voisins. On estime que deux milliards et demi de personnes dans le monde consomment des aliments vendus sur la voie publique. Economiques et pratiques, ces aliments sont une part indispensable de l'alimentation urbaine et rurale dans le monde en développement. Mais elle présente également des risques. Les étals manquent souvent des installations de stockage, de réfrigération et de cuisson nécessaires pour prévenir la contamination par bactéries (par exemple, la salmonelle). Dans des conditions chaudes et humides, une seule bactérie peut se reproduire en 17 millions d'organismes porteurs de maladies en l'espace de huit heures. Et un accès limité à l'eau courante et à l'élimination des déchets accroît les risques de diffusion du problème à grande échelle. A quelques milliers de kilomètres, à Dakar, au Sénégal, le secteur des aliments vendus sur la voie publique est en plein essor. Et les problèmes se multiplient: les groupes d'étals causent des embouteillages, les ordures envahissent les rues et saturent les égouts, l'incidence des maladies transmises par la nourriture est en augmentation. Mais tout ceci est sur le point de changer. Avec l'aide de la FAO, à Dakar les responsables ont lancé un projet ambitieux visant à améliorer le secteur des aliments vendus sur la voie publique. Une nouvelle halle de marché est en construction où les marchands auront accès à l'eau fraîche, à l'élimination des déchets et aux toilettes. On enseigne aux vendeurs ambulants les règles fondamentales de l'hygiène des aliments; par exemple, ne pas mettre des aliments cuits au contact d'aliments crus afin d'éviter la contamination et éviter de préparer la nourriture lorsqu'ils ont un rhume ou une infection. Ils apprennent aussi des techniques de gestion, car s'ils ne font pas d'affaires, ils auraient du mal à consacrer du temps et de l'argent à l'amélioration de l'hygiène. Enfin, les vendeurs découvrent qu'ils ont des droits juridiques. Ils apprennent combien ils doivent payer d'impôts et ce qu'ils peuvent attendre en échange. "Dès le début, les marchands ambulants ont apprécié les conseils que nous leur avons donnés", explique Catherine Bessy, consultante au Service de la qualité des aliments et des normes alimentaires de la FAO. "Ils ont reconnu que si leurs clients ont davantage confiance dans les aliments qu'ils achètent, ils reviendront." Parallèlement, une composante d'éducation du public a aidé les consommateurs à reconnaître la nourriture saine et fraîche, et un nouveau modèle de chariot pour la vente d'aliments a montré qu'on peut y inclure une alimentation en eau et un espace de stockage des aliments et d'élimination des déchets à faible coût. Dakar forme également ses inspecteurs à contrôler les étals alimentaires à ciel ouvert. "L'idée est de faire en sorte que les vendeurs ne se contentent pas d'appliquer la loi, mais de donner aussi leur avis", ajoute Mme Bessy. 21 août 2001
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