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La ratification laborieuse du Protocole de Kyoto
Le Protocole de Kyoto est le mécanisme d'application de la Convention des Nations Unies sur le changement climatique, qui préconisait une réduction de 5 pour cent des gaz à effet de serre en l'espace d'une décennie. Le Protocole ne pouvait entrer en vigueur que s'il était ratifié par 55 pays qui, ensemble, représentaient 55 pour cent des émissions de dioxyde de carbone des pays dits de l'Annexe 1 (pays industrialisés et les économies en transition) en 1990. La réunion de Kyoto n'avait guère résolu tous les problèmes. Les Conférences des parties devraient mettre au point d'autres détails. La septième Conférence (COP-7) s'est tenue à Marrakech, avec des incidences spécifiques pour l'agriculture et la foresterie. Les Conférences précédentes avaient traité une grande partie des points en suspens, et 40 pays avaient ratifié le Protocole jusque-là; mais un pays seulement, la Roumanie, appartenait à la catégorie de l'Annexe 1. De sorte que la cible des 55 pour cent demeurait lointaine, et le Protocole risquait bel et bien d'échouer. De surcroît, les Etats-Unis avaient déjà annoncé qu'ils n'avaient aucune intention de l'approuver. Pour atteindre l'objectif, quasiment tout le reste du monde industrialisé devrait parvenir à un consensus. La plupart étaient d'accord, mais le Japon et la Russie n'étaient pas encore convaincus.
L'autre concernait le «mécanisme de développement propre», au titre duquel les pays industrialisés seront en mesure d'annuler certaines de leurs émissions en finançant des projets respectant le climat dans les pays en développement. On peut citer notamment les projets de développement agricole et de foresterie durable qui favorisent la fixation du carbone, et l'utilisation de bio-combustibles et autres énergies renouvelables en remplacement des combustibles fossiles. La FAO est en train de mobiliser ses compétences interdisciplinaires afin d'exploiter les nouvelles opportunités offertes par le développement propre pour le développement agricole et forestier durable. Les pays pauvres, essentiellement ruraux, ne peuvent se permettre de rater le coche.
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