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Le bourdonnement des ruches boliviennes
"Le miel nous maintient jeunes et en forme, ici, à Bella Vista," déclare M. Luis Coca, le premier agriculteur à pratiquer l'apiculture à Bella Vista, à proximité de la ville de Samaipata en Bolivie centrale. Il doit y avoir une pointe de vérité dans ce qu'avance M. Coca, car il a 53 ans et est père de 12 enfants mais on ne lui donnerait pas plus de 40 ans Même s'il a perdu 9 essaims d'abeilles à cause du dernier hiver rigoureux, il continue avec 11 ruches et défend avec ferveur les virtus du miel. "Notre miel de Bella Vista, marron clair, a la saveur de toutes les fleurs qui poussent ici. Il est délicieux", dit-il. L'apiculture a été introduite dans la région de Samaipata il y a sept ans par un projet de conservation et de développement participatif, administré par la FAO et financé par le gouvernement italien. Il s'est soldé par un succès total: il y a désormais 90 apiculteurs au sein de 18 communautés, organisés en une association, l'ASACAPI (Los apicultores de la Cuenca Alta del río Piraí). " Nous voulions introduire des activités rémunératrices qui puissent montrer aux gens comment utiliser la forêt de façon durable et empêcher l'abattage des arbres", explique Julian Torrico Salguero, 36 ans, le technicien du projet. Il est membre de l'ASACAPI et a lui-même sept ruches. "L'apiculture demande peu de travail, mais fournit de bons revenus", ajoute-t-il.
Une ruche donne entre 30 et 40 kilos de miel par an, qui était vendu au marché régional pour la modique somme de 2,50 dollars le kilo. Aujourd'hui, les membres de l'ASACAPI gagnent près du double pour leur miel grâce à El Sol, une boutique de miel ouverte avec l'aide du projet. Les clients apprennent les techniques d'apiculture et peuvent acheter le matériel et le miel local. Il semble que l'apiculture soit destinée à faire de plus en plus d'adeptes. "C'est facile et amusant à produire, et nous obtenons du miel pour le manger et le vendre sans devoir abattre les arbres pour arriver aux ruches sauvages, comme on faisait auparavant", dit M. Coca. Il ne prête même pas attention aux piqûres d'abeilles occasionnelles: "Elles font du bien à mes rhumatismes",soutient-il avec le sourire. Les 15 et 16 décembre, M. Coca et les autres apiculteurs de Bella Vista se sont rendus à Samaipata pour participer au deuxième festival annuel du miel organisé par l'ASACAPI, avec la participation des producteurs de miel de la région. La communauté de Bermejo a gagné le prix de la meilleure présentation de produits, les apiculteurs de Bella Vista ont remporté le prix du miel le plus savoureux. 20 décembre 2001
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