FAO
octobre 2007  -  Annonce de nouvelle publication


Congrès mondial sur la communication pour le développement

Les leçons, les enjeux et l’avenir












Le premier Congrès mondial sur la Communication pour le développement s’et tenu du 25 au 27 octobre 2006, au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à Rome, Italie. Il a été organisé par la Banque Mondiale, la FAO, la Communication initiative. Une série de réunions régionales, spécifiquement centrées sur le développement durable ont été organisées préalablement au congrès et lui ont apporté la matière nécessaire aux discussions et aux débats.

Au-delà des 200 journalistes et représentants de médias présents, le congrès a attiré plus de 900 participants provenant de toutes les parties du monde. Ils ont participé aux ateliers et aux évènements spéciaux relatifs aux trois grands thèmes du congrès: la communication pour la santé, la gouvernance et le développement durable, auxquels il faut ajouter un thème transversal appelé « laboratoires de communication ». Les participants ont pu partager leurs nombreuses connaissances et expériences, au cours d’une série de séances plénières et de deux débats télévisés dont la réalisation et la diffusion étaient assurées par la Radiotélévision italienne (RAI) et la British Broadcasting Corporation (BBC). Les recommandations proposées à l’issue du congrès ont fait l’objet d’un large débat entre les participants et un panel de décideurs politiques.

Ces débats ont mis en évidence un certain nombre de points de divergence mais également de consensus sur un certain nombre de questions. Les participants sont notamment convenus que la communication est un élément structurant du développement et un outil essentiel de réalisation des objectifs de développement du millénaire. C’est pourquoi, elle doit être intégrée à la planification du développement, aux stratégies de réduction de la pauvreté, à la planification de la santé et à la gouvernance.

Les participants se sont accordés pour affirmer que la communication pour le développement ne constitue pas une solution de fortune, mais, qu’elle suppose, à l’inverse, un engagement fort et à long terme. Par ailleurs, l’implication de la population dès les premières étapes des projets et programmes de développement constitue un facteur indispensable – même si elle est consommatrice de temps – car elle s’avère payante en termes de résultats et de durabilité. Tous les participants ont souligné la nécessité d’encourager la mise en place de partenariats de communication entre les agences gouvernementales, les donateurs, les universités, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales (ONG) et les populations concernées.

Les participants ont par ailleurs mis l’accent sur le fait que la communication pour le développement consiste autant à écouter qu’à parler. Il s’agit d’un dialogue interactif, horizontal plus que vertical; les débats doivent avoir un caractère exhaustif et global et les droits des personnes les plus affectées doivent être garantis. Cette approche a été soulignée au cours de séances associant des personnes handicapées et des populations indigènes.

Les participants ont également souligné que le fait d’apporter une information ne constitue pas en soi une démarche de communication, car elle ne s’attaque pas à la question structurelle de la pauvreté. Ils ont noté, à cet égard, le rôle essentiel et complémentaire que jouent les programmes et campagnes thématiques de communication qui abordent des questions cruciales comme la réduction des maladies et l’amélioration du contrôle que les femmes exercent sur leur propre santé.

Le congrès a apporté de nombreux exemples montrant les effets positifs de la communication sur le développement, mais il a également déploré le fait que ces exemples ne soient pas suffisamment documentés. De nombreux témoignages ont mis en évidence les progrès réalisés par la communication pour le développement depuis 40 ans, ainsi que la variété des acteurs qui interviennent dans ce champ, partout dans le monde. « Ce congrès nous a montré que nous ne sommes pas seuls à faire ce métier » a déclaré un des participants. Les mots des fondateurs de la communication pour le développement résonnent toujours avec la même justesse et la même force: «L’émancipation est au cœur de tout projet ou programme de développement et la clé de l’émancipation, c’est la communication ». Pour chacun de participants, la prochaine étape est désormais de transformer les idées glanées pendant ces trois jours en actions concrètes dans son propre univers de travail.

(disponible en anglais)


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