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Pas de preuve du virus H5N1 chez les porcs au Viet Nam
La FAO suit la situation de près
Bangkok/Rome, 6 février 2004 - Selon la FAO, il n'y a pas de preuve, à ce stade, de l'implication des porcs dans la transmission du virus de l'influenza H5N1 et la propagation de l'épizootie de grippe aviaire.

"Jusqu'ici, rien n'indique que les porcs soient responsables de la propagation de la souche H5N1 du virus de l'influenza", a déclaré Peter Roeder, vétérinaire au Service de santé animale de la FAO.

"La FAO conseille la prudence dans l'interprétation des résultats des diagnostics effectués suivant des tests non conformes aux normes de l'Office International des Épizooties (OIE)," a-t-il ajouté.

La FAO a reçu deux études réalisées au Viet Nam cette année. L'une est du Professeur Robert Webster, Directeur du laboratoire de Hong Kong collaborant avec l'OMS sur l'influenza animale. Elle ne fournit aucune preuve de la présence du virus H5N1 virus chez les porcs.

"En ce moment, rien ne permet de parler d'infection par le virus H5N1 chez les porcs au Viet Nam," souligne le Professeur Webster.

"A ce stade rien n'a été prouvé. La question de la transmission reste à prouver aussi longtemps qu'un virus n'aura pas été isolé chez un animal ou que des anticorps n'auront pas montré qu'il y a une infection," affirme-t-il.

Les recherches effectuées par Webster sur des porcs vivant en contact étroit avec des volailles contaminées n'ont pas permis de détecter une quelconque transmission entre les deux espèces, bien que les experts en virologie n'ignorent pas, depuis des années, que les virus de l'influenza puissent passer d'une espèce à l'autre, y compris les porcs et les poulets.

Il ne serait pas surprenant que des échantillons prélevés dans les cavités nasales de porcs dans n'importe quel pays montrent la présence de virus de l'influenza chez une faible proportion d'animaux, selon des experts de la FAO.

Au regard de l'épizootie actuelle d'influenza aviaire, on ne saurait exclure la possibilité de détecter la présence du virus H5N1 chez des porcs vivant en promiscuité avec des poulets.

La FAO suit de près la situation et informera les pays immédiatement au cas où la situation devait se modifier.

La FAO recommande que tout symptôme incitant à penser qu'il s'agit de contamination de porcs par le virus de l'influenza soit immédiatement rapporté aux autorités nationales et qu'une enquête approfondie soit menée à cet égard.

De récentes directives élaborées lors d'une consultation d'experts de la FAO, de l'OMS et de l'OIE sont disponibles sur le site internet de la FAO :
http://www.fao.org/newsroom/common/ecg/36647_en_experts.pdf


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Relations médias, FAO
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6 février 2004 - Selon la FAO, il n'y a pas de preuve, à ce stade, de l'implication des porcs dans la transmission du virus de l'influenza H5N1 et la propagation de l'épizootie de grippe aviaire.
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