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Stratégie de la FAO pour renforcer la sécurité alimentaire en Afrique
Besoin de volonté politique et de ressources supplémentaires
2 avril 2004, Rome/Kampala - La FAO a exposé une stratégie pour combattre la faim et la sous-alimentation en Afrique où plus de 200 millions de personnes vont se coucher le ventre vide. La statégie a été présentée aujourd'hui au cours d'une conférence internationale à Kampala (Ouganda), organisée par l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI).

«Accroître l'engagement politique et les ressources, augmenter la productivité agricole et prendre en compte la totalité du cycle alimentaire et nutritionnel pour atténuer la faim et la sous-alimentation» sont au cœur de toute stratégie visant à garantir le développement agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique, a souligné Mme Victoria Sekitoleko, Représentante de la FAO pour l'Afrique australe et de l'Est.

Prenant la parole au nom de M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, Mme Sekitoleko a indiqué que «les solutions à long terme susceptibles de renverser la tendance en Afrique - où 45 pour cent de la population vivent avec moins d'un dollar par jour - devraient être centrées sur le rôle de l'agriculture dans l'amélioration de la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la promotion de la croissance économique».

La Représentante de la FAO a rappelé quelques-uns des défis majeurs auxquels est confrontée la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique:

  • l'aide extérieure à l'agriculture a régressé;
  • l'aide extérieure à l'agriculture ne couvre pas les pays les plus défavorisés sur le plan alimentaire;
  • la production céréalière et agricole en général est en stagnation;
  • la sous-alimentation en Afrique sub-saharienne dépasse les 26 pour cent;
  • les situations d'urgence alimentaire sont en augmentation, la plupart étant causées par l'homme.

Des investissements considérables sont nécessaires

Mme Sekitoleko a lancé un appel pour une volonté politique renouvelée et des ressources supplémentaires en faveur de politiques et d'actions visant à renforcer le développement agricole et la sécurité alimentaire.

Dans cette optique, elle a souligné l'importance du Programme détaillé de développement de l'agriculture en Afrique mis au point par le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) avec l'aide de la FAO.

Ce Programme constitue un cadre au sein duquel les pays africains peuvent inverser la situation de crise de l'agriculture, libérer leurs peuples de la faim et relancer le développement socio-économique sur une grande échelle.

Des investissements publics et privés considérables sont nécessaires pour accroître la productivité agricole. La FAO estime que 7 pour cent seulement des terres arables en Afrique sont irriguées, contre 40 pour cent en Asie. Et ce chiffre tombe à 3 pour cent si l'on exclut le Maroc, l'Egypte, le Soudan, Madagascar et l'Afrique du Sud.

L'Afrique n'utilise pas toutes ses ressources en eau; elle utilise 4 pour cent seulement des réserves en eau disponibles pour l'irrigation, contre 17 pour cent en Asie.

En l'absence de mesures énergiques pour accélérer le progrès, les terres irriguées en Afrique devraient s'accroître de moins de 1 pour cent au cours de la période 1996-2030. A cette dernière date, les terres irriguées représenteraient à peine 20 pour cent du potentiel, selon la FAO.

La FAO estime qu'environ 75 pour cent de la croissance de la production agricole projetée pour la période 1996-2030 proviendra de l'intensification des cultures dont 62 pour cent en rendements accrus, 13 pour cent en emblavages intensifs et 25 pour cent du fait de l'expansion des terres arables.

Les rendements des cultures irriguées sont trois fois supérieurs aux rendements des cultures pluviales. En outre, les activités agricoles sur 93 pour cent des terres arables de l'Afrique sont dépendantes d'une pluviosité irrégulière et capricieuse.

L'investissement dans la maîtrise de l'eau est capital

Mme Sekitoleko a souligné que l'investissement dans la maîtrise de l'eau est capital. Il permet, en effet, de combler le fossé entre la production alimentaire et la demande. La maîtrise de l'eau est un élément clé du Programme spécial de la FAO pour la sécurité alimentaire (PSSA).

La composante eau de ce Programme est le point de départ à l'intensification de la production agricole et à la diversification des revenus de la ferme.

Des augmentations substantielles de production ne peuvent être obtenues que si les conditions d'approvisionnement optimal en eau sont assurées grâce à l'introduction de technologies appropriées d'irrigation, de conservation de l'eau, d'écoulement des eaux et de contrôle des inondations.

En consultation avec les paysans, les techniques de maîtrise de l'eau et les contraintes sont identifiées, puis des solutions et des technologies peu coûteuses sont mises en œuvre pour l'intensification de la production agricole, a indiqué Mme Sekitoleko.

Contact:
Paul Fouda-Onambele
Chargé d'information, FAO
paul.foudaonambele@unon.org
Tél: (+254) 2 624594
Tél portable: 073 361 6884


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2 avril 2004 - La FAO a exposé, à Kampala, une stratégie pour combattre la faim et la sous-alimentation en Afrique où plus de 200 millions de personnes vont se coucher le ventre vide.
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