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La croissance dans les pays en développement handicapée par la faiblesse des investissements, déclare Jacques Diouf
Combattre la faim et la pauvreté avec des moyens appropriés
20 septembre 2004, New York/Rome -- A l'occasion de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement, aujourd'hui, au Palais de l'ONU, consacrée aux moyens de combattre la faim et la pauvreté dans le monde, M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a souligné la nécessité d'investir davantage dans le développement agricole et rural des pays en développement afin d'améliorer les conditions économiques de ces pays et la situation alimentaire de leurs habitants qui constituent l'écrasante majorité des pauvres de la planète.

Ce "Sommet" de New York, qui se tient en marge de la 59e session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies, doit déboucher sur une "Déclaration de New York pour la lutte contre la faim et la pauvreté".

M. Diouf a notamment déclaré qu'en dépit de l'abondance des preuves montrant clairement que la plupart des pauvres et des affamés tirent leur subsistance de l'agriculture, beaucoup de pays en développement continuent de ne consacrer à l'agriculture et au développement rural que la portion congrue de leurs budgets nationaux.

Dans les pays où la sous-alimentation est largement répandue, la part des allocations budgétaires au secteur agricole reste trop faible au regard de l'importance de l'agriculture pour la croissance économique, a ajouté M. Diouf.

Selon un rapport de la FAO, les pays qui ont marqué des points contre la sous-alimentation sont ceux-là mêmes qui avaient réussi à augmenter la productivité de leur secteur agricole grâce à des investissements conséquents dans l'agriculture.

Causes et conséquences

Invitant les chefs d'Etat et de gouvernement à investir davantage dans l'agriculture et le développement rural, M. Diouf a rappelé que 70 pour cent des pauvres vivent en milieu rural et que la faim et la sous-alimentation sont à la fois des causes et des conséquences de la pauvreté.

Il convient, a-t-il ajouté en substance, d'améliorer l'accès direct des pauvres à la nourriture en leur offrant des emplois rémunérés et la possibilité d'améliorer leurs revenus.

En ce qui concerne les pays les plus pauvres qui n'ont pas assez de ressources pour investir suffisamment dans l'agriculture, M. Diouf a fait observer que l'aide internationale, couplée à une solution durable du problème de la dette, seraient "le signe tangible" de la volonté de la communauté internationale d'atteindre les objectifs du Sommet mondial de l'alimentation (1996) et du Sommet du millénaire de l'ONU (2000).

Les responsables de 186 pays s'étaient engagés, lors du Sommet mondial de l'alimentation, de réduire de moitié, d'ici à 2015, le nombre de sous-alimentés dans le monde, soit 841 millions de personnes.

Le premier des huit engagements du Sommet du millénaire des Nations Unies appelle à une réduction de moitié de l'extrême pauvreté d'ici à 2015. Aujourd'hui, 1,2 milliard de personnes, selon les chiffres de l'ONU, vivent avec moins d'un dollar par jour.

Volonté politique

M. Diouf a exhorté les chefs d'Etat et de gouvernement à renforcer leur volonté politique et à tout mettre en oeuvre pour combattre la faim de manière durable tout en s'engageant fermement à réformer leurs politiques agricoles et rurales en vue d'atténuer la faim et la pauvreté dans le monde.

Selon la FAO, l'investissement en zones rurales est indispensable si l'on veut freiner l'exode rural. A ce propos, M. Diouf a indiqué que les préoccupations et les coûts imposés par l'urbanisation croissante avaient aggravé les handicaps des régions rurales en détournant encore davantage les investissements vers les zones urbaines.

Outre l'élargissement du fossé entre zones rurales et zones urbaines, la poursuite des politiques défavorables aux campagnes entraînerait aussi une aggravation de l'émigration clandestine.

Entrave à la croissance

Et M. Diouf d'avertir: "Aussi longtemps qu'une partie importante de leur population souffrira de la faim, les pays en développement ne seront pas capables d'atteindre des niveaux élevés de croissance qui leur permettraient d'atténuer la pauvreté."

Tout en reconnaissant que, pour les dirigeants de la planète, "la tâche est énorme" pour relever le défi de la faim et de la pauvreté, le Directeur général de la FAO a souligné que chaque dollar investi pour réduire la faim entraînerait des dividendes substantiels aux plans économique et social.

Contacts:
John Riddle
Relations médias, FAO (Rome)
john.riddle@fao.org
(+39) 06 570 53259

Michael Hage
Chargé d'information régional FAO pour l'Amérique du Nord
michael.hage@fao.org
(+1) 202 468 8800

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Michael Hage
Chargé d'information régional FAO pour l'Amérique du Nord
Michael.Hage@fao.org
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FAO/S. Casetta

Le Directeur général de la FAO estime que l'investissement dans l'agriculture est insuffisant dans beaucoup de pays en développement

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La croissance dans les pays en développement handicapée par la faiblesse des investissements, déclare Jacques Diouf
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