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Coopération panaméricaine accrue contre les feux de forêt
Réseaux d'échange de savoir-faire et de technologies
22 octobre 2004, Rome -- La coopération bilatérale et multilatérale est décisive pour combattre les feux de forêt dont la fréquence a atteint un niveau alarmant dans l'hémisphère occidental, selon la FAO.

Pour la première fois, les dirigeants de toutes les agences forestières nationales d'Amérique du Nord, du Centre et du Sud ainsi que des Caraïbes se réunissent le 23 octobre à San José, au Costa Rica, pour faire le point sur les feux de forêt qui se produisent sur le continent américain.

Cette Conférence panaméricaine doit déboucher sur la création de quatre réseaux régionaux de lutte contre les feux de forêt, respectivement pour l'Amérique du Sud, l'Amérique centrale, l'Amérique du Nord et les Caraïbes. Ces réseaux seront placés sous les auspices de la Stratégie Internationale des Nations Unies pour la réduction des désastres (SIRD).

"La collaboration ad hoc en matière de formation, de partage des informations et de soutien dans les situations d'urgence n'est plus suffisante", selon Mike Jurvelius, expert forestier de la FAO. "Pour affronter convenablement le problème des feux de forêt, nous devons établir des réseaux, développer des stratégies et faciliter les échanges de personnel et d'équipement dans la région."

Dégâts considérables et coûts élevés

Sur le continent américain et dans les Caraïbes, les feux de forêt provoquent des dégâts considérables et les coûts pour les éteindre sont très élevés.

En 2000, aux Etats-Unis, les superficies de forêt incendiées ont atteint 3,4 millions d'hectares, un chiffre inégalé depuis 1960. Le coût pour le contribuable s'est élevé à 1,4 milliard de dollars rien que pour éteindre les incendies, sans parler des pertes en vie humaine et des dégâts occasionnés aux biens. En 2004, un énorme incendie a éclaté en Alaska provoquant, là aussi, des dégâts ocnsidérables.

Dans les années 1990, environ 1 million d'hectares de forêts sont partis en fumée en moyenne chaque année aussi bien en Argentine qu'en Bolivie. Au Brésil, ce chiffre a atteint 1,5 million d'hectares.

En 2003, l'état d'urgence a été proclamé au Guatemala et au Nicaragua. En 2004, des incendies gigantesques ont ravagé le Mato Grosso, au Brésil.

Au Canada, en moyenne 2,5 millions d'hectares de forêts sont détruits par le feu chaque année et le coût pour éteindre les incendies se situe entre 300 et 500 millions de dollars par an.

Changement climatique et pauvreté

Les changements climatiques peuvent entraîner une augmentation des feux de forêt. Le phénomène El Niño et les ouragans provoquent des incendies énormes aggravés par les cyclones tout comme cela s'était passé le mois dernier dans les Caraïbes.

Les modèles scientifiques prédisent un acroissement des feux de forêt dans plusieurs régions du fait des changements climatiques attribués aux émissions de gaz à effet de serre.

"Quatre-vingt-quinze pour cent des feux de forêt incontrôlés sont provoqués par l'homme. Le reste est provoqué par la foudre", selon l'expert de la FAO Mike Jurvelius. "Les sinistres causés par l'homme incluent les incendies d'origine criminelle qui échappent à tout contrôle et ceux qui sont provoqués accidentellement ou par des pyromanes", a-t-il ajouté.

L'habileté à contrôler un feu de forêt dépend à la fois du niveau de développement économique, du degré de préparation psychologique et de la mise en application de technologies appropriées au sein d'un pays ou d'une communauté locale.

En Amérique latine, la plupart des incendies de forêt se produisent dans des régions rurales pauvres où les petits propriétaires terriens ne possèdent pas la technologie nécessaire pour lutter contre un feu de forêt.

Pour les petits agriculteurs, mettre le feu à la forêt est la méthode la plus simple et la moins chère pour pouvoir travailler la terre ou pour mettre de nouvelles terres en exploitation, soit pour les cultiver, soit pour nourrir le bétail ou se livrer à la chasse.

Dans les Caraïbes, la pression démographique est un facteur facilitant la survenance d'incendies dans les forêts sèches.

Réseaux régionaux pour une collaboration accrue

Pour affronter le problème des feux de forêt sur le continent américain, la FAO a encouragé la mise en place des quatre réseaux régionaux sus-mentionnés.

A cet égard, la FAO estime qu'il convient d'impliquer non seulement les ministères de l'environnement et des forêts mais aussi celui de l'agriculture.

Les réseaux régionaux renforceront la collaboration dans la région et faciliteront les accords en matière de lutte contre les feux de forêt notamment en ce qui concerne les échanges en ressources humaines et en matériel.

"Ces réseaux sont nécessaires en vue de promouvoir la formation du personnel, établir des bases de données sur les feux de forêt et échanger informations et savoir-faire en matière de prévention et de lutte. Tout cela devrait faciliter la gestion effective des feux de forêt sur le double plan national et régional", a ajouté M. Jurvelius.

Contact:
Maria Kruse
Relations médias, FAO
(+39) 06 570 56524
maria.kruse@fao.org

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maria.kruse@fao.org
(+39) 06 570 56524

Photo FAO

Dans certaines régions pauvres d'Amérique latine, les petits paysans provoquent parfois involontairement des incendies dévastateurs dans leur tentative de gagner des terres sur la forêt

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