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Anniversaire du tsunami: situation critique dans plusieurs zones d'Aceh
Transition de la phase des secours à celle de la reconstruction
15 décembre 2005, Rome – Alors qu’approche le premier anniversaire du tsunami qui avait dévasté le 26 décembre dernier plusieurs pays baignés par l’Océan indien, la FAO a indiqué aujourd’hui que de nombreuses zones d’Aceh sont encore dans une situation critique

“Un demi-million de personnes en Indonésie vivent encore dans des abris temporaires. Des communautés entières ont été anéanties”, explique M. Alex Jones, coordonnateur des opérations post-tsunami de la FAO. On a craint que l’attention de la communauté internationale et le soutien des donateurs ne s’épuisent avant la fin de la phase de relèvement. Le redressement durable nécessite un effort de cinq à dix ans.”

Le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, a déclaré notamment: “La réponse des donateurs au tsunami a été très importante, mais il y a eu des retards pour acheminer l’aide aux communautés qui en avaient le plus besoin. Le monde devrait avoir un fonds de réserve mondial en cas de catastrophe qui permettrait une intervention immédiate.”

La FAO est active dans tous les pays frappés par le tsunami depuis la catastrophe du 26 décembre 2004, jouant un rôle pilote de conseiller des gouvernements sur la remise en état des secteurs halieutique et agricole. Elle les aide, en outre, à réparer et à remplacer les bateaux et le matériel perdus ou endommagés et à restaurer les terres agricoles ayant subi des dégâts.

La FAO a créé des partenariats avec des organisations de la société civile et elle participe à la coordination des activités de reconstruction.

Assistance directe

En Indonésie, à ce jour, plus de 2 000 membres des communautés de pêche et de transformation du poisson et plus de 12 000 agriculteurs ont repris le travail grâce à l’aide de la FAO, et 30 000 agriculteurs reçoivent actuellement un soutien qui leur permettra de redémarrer leurs activités en toute autonomie.

Début 2006, il est prévu d’aider un millier de pisciculteurs à rétablir les opérations aquicoles, et de distribuer plusieurs centaines de têtes de bétail aux éleveurs.

L’assistance de la FAO a revêtu diverses formes: réparation de bateaux, formation en construction de bateaux, fourniture de moteurs, filets de pêche, matériel de transformation du poisson, semences, engrais et outils agricoles, cultivateurs à moteur, espèces-contre-travail pour nettoyer les débris des terres agricoles, conseils sur comment affronter les dégâts causés par l’eau salée, recommandations en matière de politiques d’utilisation durable du bois et de planification de l’aménagement côtier

La situation n’a guère été différente au Sri Lanka où quelque 14 300 personnes ont bénéficié des activités de la FAO dans le secteur halieutique, et 13 000 autres dans l’agriculture.

Aux Maldives, une aide a été fournie à la construction et à la réparation de bateaux et au remplacement des engins de pêche perdus. Quelque 22 680 personnes en ont bénéficié.

Message positif dans l'ensemble

“La reconstruction prend beaucoup de temps, et pas seulement de l’argent. Elle ne peut aller qu’au rythme décidé par les communautés locales”, affirme M. Jones. “Notre rôle consiste à fournir un appui. Nous ne sommes pas là pour reconstruire le pays et le livrer à ses habitants. La reconstruction doit être menée par les communautés locales, surtout si on veut le faire comme il faut.”

Résumant les efforts de secours un an après, M. Jones a déclaré: “Le message est positif dans son ensemble. Une attention, des ressources humaines adéquates et des fonds massifs pour répondre aux besoins de ces pays ont donné des résultats exceptionnels jusqu’à présent.”

Il a souligné que selon une évaluation conjointe FAO/PAM, “les marchés fonctionnent relativement bien, en dépit des dégâts causés aux infrastructures. Dans de nombreuses zones, les rendements en riz sont revenus à leurs niveaux d’avant le tsunami, et même si toutes les terres n’ont pas encore été remises en culture, Aceh produit un excédent de riz dont bénéficient d’autres régions du pays”.

Mais il a averti: “Certaines zones, comme la côte ouest d’Aceh, resteront sinistrées pendant des années encore.”

Contact:
Bureau des relations avec les médias
FAO-Newsroom@fao.org
(+39) 06 570 52232/53276

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FAO/P. Singh

Au Sri Lanka, on repeint les bateaux de pêche à peine réparés

FAO

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15 décembre 2005 - Selon la FAO, de nombreuses zones d’Aceh sont encore dans une situation critique un an après le passage du tsunami
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